[Football]

Thomas Gilgemann : «Je veux éviter cette décision»

[BGL LIGUE] Le président de Niederkorn maintient son staff en place par conviction profonde de ses compétences et par choix de la stabilité. Mais il n’écarte pas l’idée d’un changement si ça ne regagne pas vite.

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Il espère ne pas avoir à prendre de décision.
Il espère ne pas avoir à prendre de décision.

Même si vous y avez déjà répondu assez clairement dans l’édition du Quotidien de lundi, cela vous surprendrait-il que l’on vous pose une question liée à l’avenir de votre staff?

Thomas Gilgemann : Non, ce serait tout à fait légitime. On se la pose nous aussi en interne, y compris avec le staff, avec lequel nous avons une excellente communication. Quand on en est à huit matches sans victoire, qu’on n’a plus gagné depuis octobre, et quand on se place au niveau comptable, c’est légitime.

Mais ce n’est pas l’option retenue. La confiance au coach, cela reste une exception dans le football moderne.

C’est effectivement comme ça qu’on fait, généralement, dans le football moderne : on se sépare. Mais moi, je veux une autre dynamique.

Qu’en dit Vivian Reydel, de son côté?

Dans notre staff, il y a beaucoup de compétences et de qualité. Nous et eux, on avance « step by step », sachant qu’on travaille aussi énormément le financier à l’heure actuelle et qu’on veut le faire dans la sérénité. Alors ça passe par des moments plus compliqués qu’on ne pensait, mais je vois un coach et un staff qui restent compétiteurs et optimistes. Et qui ont aussi des circonstances atténuantes.

Des circonstances atténuantes que vous souhaitez donc retenir pour le moment, à leur crédit?

On est l’équipe de DN qui joue avec le plus de premières licences, on a beaucoup de jeunes, on a beaucoup de nouveaux et… de blessures. À Mondorf (NDLR : 16e journée, le 8 février, défaite 1-0), rendez-vous compte qu’on avait sept défenseurs blessés ou suspendus! Qui peut se le permettre? On a un perpétuel problème d’absents, donc, mais aussi de manque de réussite. Des poteaux, des penalties pas sifflés, des faits de jeu contre nous… J’estime avoir rarement été fataliste, mais là… Ouah! Il n’y a vraiment rien qui tourne pour nous. Rien. Mais je pars aussi du principe qu’on peut retourner la situation.

Je n’attendrai pas que l’on se retrouve barragistes pour réagir

Mais pour faire quoi, désormais?

Avec Vivian, on essaye de positiver. On se dit que tous ces jeunes qui doivent s’engouffrer dans la brèche à cause de toutes les absences, n’étaient pas programmés pour jouer autant cette saison et que cela leur fait gagner du temps pour la saison prochaine. Et leurs erreurs font aussi partie de l’apprentissage. Même si là, on en fait beaucoup. On n’est pas en crise! On veut encore finir le plus haut possible. On reste le Progrès et on veut se maintenir le plus vite possible – je pourrais me satisfaire d’une place entre 5e et 8e –, puis tout jouer sur la Coupe car je reste persuadé qu’on peut battre tout le monde sur un match.

Est-ce que vous vous sentez en danger, pour le maintien?

On n’est qu’à six points des places de barragistes. Je dis « attention », mais je ne nous considère pas en danger parce que je vois bien que les joueurs ne lâchent pas et restes combatifs. Mais il faut vraiment qu’on gagne et qu’on se libère la tête.

Si ce n’est pas encore fait d’ici deux semaines?

Ah je dois aussi veiller au bien de mon club et je ne veux pas me retrouver en PH. Et je n’attendrai pas que l’on se retrouve barragistes pour réagir. Les deux prochaines rencontres (NDLR : la réception de Pétange en championnat puis un déplacement à Wiltz en Coupe) sont importantes. Si on ne gagne pas, il faudra se repencher sur la question, même si les compétences de Vivian et de son staff, tout autant que leur enthousiasme et leur communication, ne seront pas en cause. Je ne peux pas garantir qu’il n’y aura pas de changement et puisque je ne veux pas non plus mettre le club en danger… Mais je veux éviter d’avoir à prendre cette décision.

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