[Football]

«Si pour aller à l’Euro, il faut une première place dans cette Nations League…»

[SÉLECTION NATIONALE] La question des ambitions se pose, à la veille de l’entrée dans un groupe L très homogène. Mais le chemin est très tortueux pour ceux qui veulent rêver.

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Strasser et ses gars, partis pour faire quoi?
Strasser et ses gars, partis pour faire quoi?

Onze jours, quatre matches, 66 % d’un groupe de qualification. Ce sprint phénoménal décidera en grande partie de l’avenir des uns et des autres jusqu’à l’été… 2028! Vite, des explications…

Après avoir prouvé contre Malte (5-0 sur les deux matches), en mars, qu’ils tenaient la distance sur des rencontres rapprochées contre des adversaires gravitant à peu près dans les mêmes sphères qu’eux, on attend quelque chose des Rout Léiwen. Mais on ne sait pas encore très bien quoi parce que pour se rapprocher des espoirs fous nés des éliminatoires de l’Euro-2024, lors desquels ils ont échoué en demi-finale des barrages contre la Géorgie (2-0), il faut se creuser les méninges. Pas facile de retrouver son chemin dans les méandres qualificatifs de l’UEFA.

L’Islande est le favori, selon Jeff Strasser

Cela n’empêche pas les déclarations de principe. «Il faut être ambitieux», a assuré Jeff Strasser, avant d’avouer qu’après avoir observé scrupuleusement toutes les autres nations du groupe L, il place l’Islande comme favorite «par rapport aux qualités individuelles et à l’animation de jeu». Par «ambitieux», le sélectionneur estime surtout que c’est de cette mentalité qu’il faut faire preuve pour rester dans la continuité des performances du début d’année. Avant de voir la suite.

Mais son patron de l’entrejeu, Leandro Barreiro, ne l’entend pas très exactement comme ça. Strasser raisonne? «Leo», lui, veut résonner. «Moi, je n’ai rien à cacher. Je pense qu’on peut faire de grands choses. Quand j’ai choisi de jouer pour le Grand-Duché, à 13 ans, c’était pour rendre quelque chose au pays mais aussi parce que je pensais qu’on avait ce qu’il fallait pour jouer un grand tournoi. Alors si pour y arriver, si pour aller à l’Euro par exemple, il faut une première place dans ce groupe de Nations League…»

Disons que oui, mais… c’est un peu plus complexe que ça.

Après avoir déjà fini trois fois deuxième de ses différents groupes de NL (en 2020, 2022 et 2024), le Luxembourg, 99e mondial va devoir se frotter au 74e (l’Islande), au 85e (la Bulgarie) et au 127e (l’Estonie) et les laisser derrière. Sachant que le premier accédera à la Ligue B mais ne jouera pas (encore en tout cas) de barrages pour une place à l’Euro, un privilège réservé aux sélections de la Ligue A.

Il faut terminer 1er (ou 2e)!

Mais le classement final de ce groupe aurait des répercussions intéressantes sur la composition des chapeaux des éliminatoires de l’Euro-2028 à deux mois et demi du tirage au sort. Car un vainqueur de groupe en Ligue C sera automatiquement reversé dans le troisième chapeau du tirage au sort du 6 décembre, qui en compte cinq et qui se tiendra à Belfast. Ce vainqueur de groupe de Ligue C de Nations League serait un peu plus protégé dans le cadre de cette nouvelle campagne, qui compterait des groupes de 4 ou 5 nations.

Avec l’assurance pour les deuxièmes, en septembre 2027, d’être encore dans la course. Les huit meilleurs seraient qualifiés directement pour l’Euro, les quatre moins bons se retrouveraient embarqués dans des barrages, et l’espoir demeurerait. Mais comme en 2024, le Luxembourg pourrait aussi hériter du sésame en terminant 2e en Nations League si son vainqueur de groupe se qualifiait directement pour l’Euro via les éliminatoires «classiques».

Tortueux, on vous dit. Mais pas infaisable et c’est bien tout ce qui compte.

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