PAIEMENT NUMÉRIQUE

Payconiq-Wero : le vrai coût du changement

Avec la migration de Payconiq à Wero, les évolutions des commissions inquiètent les associations. Mais selon le montant des transactions et le prestataire choisi, la facture pourrait augmenter… ou diminuer. Investigation dans les méandres comptables du paiement numérique.

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De nombreuses associations ont choisi d’abandonner Payconiq et de ne pas opérer la bascule sur l’application Wero.

Au commencement était un géant américain, né en 2000 de la fusion de «Confinity» et de la société X.com fondée par Elon Musk : PayPal, immatriculé au Grand-Duché depuis 2007.

Pour contrer sa croissance rapide en parallèle de Visa, plusieurs pays ont entrepris de bâtir une prestation nationale de paiement développée selon leur propre marché. Digicash au Luxembourg, iDEAL aux Pays-Bas, Paylib en France, Payconiq en Belgique ou Giropay en Allemagne.

Des solutions souveraines alléchantes qui se sont vite confrontées aux réalités des flux, tant en termes de travailleurs frontaliers que du volume des transactions. Chacun fonctionnait ainsi en vase clos jusqu’à ce que l’European Payments Initiative (EPI) développe Wero, contraction de «We» et «Euro».

Le changement, c’est maintenant

Portefeuille numérique et moyen de paiement de compte à compte (les transactions s'effectuent directement entre comptes bancaires sans réseau de cartes ni intermédiaire étranger) soutenus par 18 grandes institutions bancaires, dont cinq luxembourgeoises, Wero était déjà disponible en Allemagne, France et Belgique.

Le Grand-Duché a donc rejoint le 1er septembre un réseau qui devrait s’étendre au marché néerlandais d’ici 2028. Pour l’Association des banques et banquiers Luxembourg (ABBL), «ces cinq pays représentent 65 % du volume des paiements européens», avant même l’interopérabilité avec l’European Payments Alliance dans le sud de l’Europe prévue dans les deux ans à venir, tout comme l’implantation de Wero en Autriche, encore à l’étude.

Son grand atout : proposer un paiement sans frontières. Avec la même application jaune, un Berlinois peut payer un hôtel à Luxembourg, un train à Bruxelles et un restaurant à Paris par virements instantanés européens (SEPA).

Au Grand-Duché, l’application Payconiq a donc laissé définitivement sa place à Wero. Certes avec trois mois de retard, ce qui aurait permis pour l’EPI de ne pas opérer la bascule pendant les congés estivaux. Qu’à cela ne tienne, la machine est en marche. Wero est intégré à des solutions comme Revolut, Worldline, ou Buckaroo.

Le casse-tête des ASBL

Or, tout changement engendre des adaptations. Et des inquiétudes. Pour les associations et notamment nos ASBL sportives, il s’agit d’abord de changer l’intégralité des QR codes Payconiq affichés à la buvette, au guichet ou au fan shop.

Dans le cas d’un club de football, c’est une bonne partie du stade à rhabiller. Pas d’autocollants fournis par Buckaroo, le prestataire de services de paiement partenaire d’EPI au Luxembourg, selon les clubs interrogés.

La société néerlandaise gère pourtant depuis le début de l’année les contrats des entreprises et associations et traite désormais les transactions avec Wero. En fixant dans le même temps ses propres conditions générales.

Le site de Buckaroo le précise noir sur blanc : «Les tarifs ou les contrats vont-ils changer? Oui : des conditions actualisées peuvent s'appliquer. Les marchands en seront informés à l'avance.» Peut-être pour ne pas trop concurrencer ses propres services?

James King, à la tête de Buckaroo Luxembourg (et ancien directeur de Payconiq Luxembourg de 2021 à 2025) se refuse à tout commentaire sur ces frais qu’il qualifie de «confidentiels entre les clients et nous».

Comparatif

Les solutions de paiement mobile pour les associations et les commerçants fonctionnent grâce à une commission sur chaque transaction ou d’un forfait par transaction.

Payconiq appliquait ainsi un forfait de 0,07 euro pour un paiement inférieur à 5 euros et un taux de commission de 1,55 % pour les sommes supérieures, des chiffres portés avec la transition sur Wero à respectivement 0,105 euro pour les virements jusqu’à 20 euros et une commission de 2,325 % au-delà.

Une augmentation de 50 % trompeuse : Payconiq était bien la meilleure solution, mais uniquement pour les transactions inférieures à 6 euros et supérieures à 20 euros. Pour la tranche située entre 7 et 19 euros, Wero bénéficie de tarifs fixes inférieurs à la commission initiale.

Pour une buvette où les paiements moyens sont situés autour de 10-15 euros, Wero devient donc moins coûteux. Mais avec une seule consommation ou une commande groupée, la tendance s’inverse.

Toujours est-il que dans le courrier émis par Buckaroo et reçu par des dizaines d’ASBL en juillet, les frais et commissions évoluent. Des petites lignes que bien souvent personne ne lit, jusqu’à recevoir la facture.

La saison passée, le club de football FC Differdange 03 était prélevé de sept centimes d’euro par transaction inférieure à 5 euros, et d’une commission de 1,55 % pour tout montant supérieur.

Désormais, ce seraient des frais de 0,105 euro pour une transaction inférieure à 20 euros et une commission de 2,325 % au-delà. Une augmentation substantielle (de 50 %) qui risquerait de creuser les caisses du club, comme le suggéraient nos confrères du Luxemburger Wort le mois dernier? Pas tant que ça.

Choisir, c'est renoncer

Déjà parce que… le FCD03 a choisi de ne plus poursuivre cette saison avec Payconiq/Wero. Afin de privilégier sa relation avec son sponsor Servipay certes, mais pas seulement.

Andrea Colombo, responsable du marketing du club de la Cité du fer, le confie : «Payconiq n'était pas pratique pour tous. En revanche, tout le monde possède une carte bancaire; cela nous permet donc de réduire l'usage des espèces, d'augmenter les ventes et d'améliorer la gestion financière du club.»

Une façon pour lui de rejeter «le système de QR codes imprimés», qui limiterait une utilisation universelle, notamment par une clientèle plus âgée peu au fait des nouvelles technologies.

Mais aussi de «garder la maîtrise des recettes, sachant que 80 % des paiements se font désormais par carte». Il faut dire que le sponsor local lui fournit les terminaux de paiement.

Dans d’autres clubs, comme au CS Fola Esch, on utilise des cartes prépayées, comme lors des tombolas. Et pour ceux qui ont choisi de poursuivre avec un QR code, tout dépend du montant de la transaction moyenne.

Si la majeure partie des consommateurs dépense une somme entre 7 et 19 euros, Wero est devenu plus avantageux. Buckaroo confirme une «augmentation» mais la justifie par le fait qu'il s'agit d'un «nouveau produit, risqué ou susceptible de l'être» et qu'«une prime de risque est donc appliquée». Mais les Nééerlandais assurent étudier une offre dédiée aux ASBL.

Alternatives

Outre Wero, certains concurrents sont crédibles. Panorama non exhaustif d’une offre conséquente.

Avec PayPal (USA/LUX), les transactions par QR code sont soumises à une commission de 1,40 % et des frais de 0,05 euro jusqu’à 10 euros inclus (0,90 % et 0,10 euro au-delà).

Le Suisse Wallee n’applique quant à lui en théorie aucune commission mais des frais d’acquéreur de 1,5 % selon la carte bancaire utilisée, et facture des frais fixes de 0,03 euro par transaction, avec toutefois l’obligation de louer un terminal.

Le boîtier SumUp (UK) applique une commission de 1,29 % au Luxembourg (contre 0,89 % en France et 0,99 % en Belgique à date), avec un abonnement mensuel à 29 euros (lui aussi plus cher que chez nos voisins) et l’achat du terminal, mais une offre dédiée aux associations.

C’est le choix par exemple du BBC Kordall Steelers et du club de football du SC Bettembourg, dont la trésorière nous explique que la solution londonienne «est plus simple et, contrairement à Payconiq/Wero, permet une visibilité sur le stock et le budget».

Leader européen et 4e mondial, la fintech française Worldline, connue au pays pour la solution Saferpay, propose un paiement par QR code via Visa, Mastercard, Apple Pay, Google Pay, PayPal, iDEAL, Bancontact… et désormais Wero : malgré des frais de gestion annuels de 60 euros, la commission unique à 1,39 % est alléchante.

Worldline nous l’a explicitement confirmé le 8 octobre : «si un client paie avec Wero via le code QR, le tarif du pack s’applique. Il ne bascule pas vers le tarif propre à Wero.»

L’Italien Satispay n’applique quant à lui depuis le mois dernier aucun frais en dessous de 10 euros (0,95 % au-delà). Le système fonctionne toutefois en circuit fermé de monnaie électronique, ce qui implique que le client doit recharger son compte, comme une carte prépayée.

Pour donner un exemple concret, pour un total de 2 000 euros enregistrés à la buvette le jour d’un événement (simulation avec 150 transactions, 200 transactions, 300 transactions et 400 transactions), le coût réel pour l'ASBL peut varier du simple au double.

De toutes les solutions envisagées, Payconiq semblait idéale pour nos clubs et associations : locale, peu onéreuse, et surtout largement implantée depuis Digicash dans nos habitudes de paiement.

Depuis la migration, la firme française Worldline, malgré ses frais de gestion annuels, devient une solution intéressante, au même titre que SumUp, avec des frais annexes plus élevés (abonnement mensuel et achat du boîtier).

Mais elles ne font pas le poids face à Satispay. Depuis le mois de septembre, la société italienne ne facture en effet aucun frais en dessous de 10 euros, devançant tous ses concurrents.

Pour le «local» en revanche, la réalité est plus complexe. Wero est géré par l’EPI en Belgique, un contrat sous-traité aux Néerlandais de Buckaroo, et après les révélations en avril dernier du média allemand netzpolitik.org, l’EPI a reconnu recourir à des «services d'infrastructure managée et de logiciels fournis par AWS», la filiale cloud d'Amazon, remettant en cause l’objectif premier de souveraineté européenne de la solution.

Même chose du côté de Satispay, qui ne bénéficie pas de l’infrastructure financière de l’EPI et son virement de compte à compte européen SEPA. En revanche, Worldline fait figure de bon élève, malgré la migration d’une partie de ses bases de données de paiement vers Google Cloud Platform : pour ses besoins de disponibilité et de résilience, l'entreprise s'appuie en effet sur deux centres de données physiques hautement sécurisés et entièrement redondés aux Pays-Bas.

Une souveraineté remise en question et un lancement avec ses premiers heurts. Des utilisateurs rapportaient des blocages fin septembre, et le député Michel Wolter (CSV) se faisait leur porte-voix sur les réseaux sociaux.Tout au long du mois d'octobre, les autorités ont de leur côté multiplié les alertes sur les cas de phishing et de tentatives d’escroquerie liés à l’introduction du système de paiement Wero : les escrocs prétextent la transition pour obtenir des données personnelles ou des identifiants de connexion LuxTrust et d’autres applications bancaires...

Autant d’obstacles à la confiance des consommateurs et des associations, qui pourraient les pousser à se passer du nouveau système, malgré les campagnes de prévention et appels à la vigilance mis en place par les cinq banques luxembourgeoises offrant l’accès à Wero.

Plusieurs ASBL nous ont d’ailleurs confié abandonner les paiements par QR code.

Chronologie

05/2007 : PayPal (USA), filiale d’eBay à l'époque, annonce l’installation de son siège européen au Luxembourg et l’obtention d’une licence bancaire luxembourgeoise, lui permettant d’opérer ses services de paiement en Europe depuis le Grand-Duché.

2008-2014 : SIX Payment Services (SUI) prend progressivement le contrôle de l'opérateur historique Cetrel (LUX); Saferpay (SUI), solution de paiement en ligne lancée en 2000, entre dans son portefeuille.

11/2012 : Digicash (LUX) lance une solution de paiement mobile bancaire avec la Spuerkeess (BCEE).

09/2016 : La filiale luxembourgeoise de SnapSwap (USA) démarre ses opérations européennes.

08/2017 : Payconiq, fintech issue de l’écosystème ING (NED), acquiert Digicash et installe son siège au Luxembourg.

10/2017 : SumUp (UK) lance ses services au Grand-Duché.

11/2018 : Worldline (FRA, issu d’Atos) finalise le rachat de SIX Payment Services, reprenant l’infrastructure de l'ex-Cetrel et le développement de la plateforme Saferpay.

05/2019 : Apple Pay (USA) est disponible pour les clients de BGL BNP Paribas.

04/2020 : Satispay (ITA), immatriculée au Luxembourg depuis 2018, propose un paiement mobile adossé au compte bancaire.

07/2020 : L’European Payments Initiative (EPI), consortium soutenu par 16 grandes banques européennes, est créée avec l’ambition de construire une alternative européenne aux solutions internationales de paiement.

09/2022 : Wallee (SUI) rachète SnapSwap International et renforce sa présence au Grand-Duché.

05/2023 : Google Pay (USA) est disponible pour les clients de la BIL.

10/2023 : L’établissement de paiement belge EPI Company acquiert Currence iDEAL (NED) et Payconiq International (LUX).

07/2024 : La solution EPI de portefeuille numérique «Wero» prend progressivement le relais de Giropay en Allemagne, Paylib en France (octobre) et Payconiq en Belgique (novembre).

06/2025 : Spuerkeess, BGL BNP Paribas, BIL, POST Luxembourg et Banque Raiffeisen rejoignent l’EPI et préparent le lancement de Wero au Luxembourg.

01/2026 : Payconiq transfère les relations contractuelles des commerçants à Buckaroo (NED), qui assure la continuité de service pendant la transition avec Wero.

09/2026 : Début de la migration de Payconiq vers Wero.

Commentaire

Les ASBL semblent (encore) les oubliées des nouveaux usages, alors même que l’intégralité du tissu local culturel et sportif repose sur leurs épaules.

Et sur cette question, le ministre des Finances Gilles Roth ne se mouille pas. Interpellé par Yves Cruchten (LSAP) sur l’augmentation des coûts pesant sur leur budget, il précisait le 30 septembre, jour de la «mort» de l’application Payconiq, qu’il ne lui incombait pas «de se prononcer sur les politiques tarifaires appliquées par les prestataires de services de paiement, qui relèvent de leurs décisions commerciales individuelles».

Déjà interrogé par Marc Hansen (DP) début août sur la question du report du lancement de Wero, il indiquait dans sa réponse que «s’agissant d’une initiative privée, il n’appartient pas au ministre des Finances de s’immiscer dans la stratégie commerciale de banques individuelles, ni dans les plans et calendrier de déploiement», fidèle à sa ligne depuis 2024.

Du côté des banques, même silence sur toute la ligne. Elles ont «pour politique de ne pas communiquer publiquement les investissements ou dépenses associés à (leurs) projets internes et infrastructures».

La BIL précise toutefois qu’elle a investi notamment sur «les frais d'adhésion au schéma, les développements technologiques et les adaptations d'infrastructure nécessaires, ainsi que les actions de communication» afférents à la migration.

L’ABBL insistait en août sur le fait que la solution Wero n’était en aucun cas un concurrent des services internationaux, mais un moyen «d’élargir le choix sur le marché»… Justement, l'offre pléthorique permet à nos clubs de faire leur marché parmi la concurrence.

Quitte à proposer à leurs abonnés et visiteurs réguliers un rabais pour les commandes groupées et voir leurs frais réduits? Il n'y a pas de petites économies.

Buckaroo : «Avec Wero, nous ajoutons une prime de risque»

Selon Maurits Dekker, directeur commercial chez Buckaroo, la migration vers Wero est un test à petite échelle avant son développement aux Pays-Bas. Entretien.

Maurits Dekker est CCO chez Buckaroo, et l’un des cinq membres du conseil d’administration de l’entreprise néerlandaise pour laquelle il travaille depuis 16 ans.

Notamment responsable des activités de la marque au Luxembourg, il a accepté de répondre à nos questions sur la migration vers Wero, déjà adopté par «environ 1 800 clients», un test à petite échelle avant son développement aux Pays-Bas.

Pourquoi le Luxembourg a-t-il opéré la migration avant les Pays-Bas?

Maurits Dekker : Wero a d’abord lancé ses services en Allemagne, qui constituait une sorte de projet pilote, sans remplacement des moyens de paiement nationaux comme Giropay, qui avaient déjà été abandonnés avant : Wero est venu combler ce vide.

Au Luxembourg, Payconiq était jusqu’au 30 septembre le moyen de paiement national. Pour Wero, c’était un excellent test pour évaluer l’impact d’une migration en un seul mois d’un système de paiement national vers une nouvelle plateforme.

En guise de préparation à la grande migration qui débutera au premier trimestre 2027 aux Pays-Bas pour remplacer iDEAL avec un volume de près de 5 milliards de transactions. Notre équipe de projet dédiée, chargée de la migration, traite toutes les questions soulevées par nos clients au cours du processus depuis les Pays-Bas, et notre équipe d’assistance à Luxembourg s’occupe des questions quotidiennes concernant, entre autres, les frais.


Pour certains commerçants, les prix sembleront un peu plus élevés

Maurits Dekker

À cause de leur augmentation?

(Il sourit) Je peux confirmer que nous ajustons les prix, mais je ne peux pas entrer dans les détails. La raison pour laquelle nous avons annoncé la nouvelle tarification de Wero tient également au fait que le produit est différent : autrefois, Payconiq était un moyen de paiement garanti, qui ne présentait aucun risque pour le commerçant.

Et la structure tarifaire dépend du profil de risque propre à chaque moyen de paiement. Wero, en revanche, dispose d’une fonctionnalité de contestation (NDLR : dont le lancement a été reporté de six mois).

La manière dont un acquéreur prestataire de services de paiement (PSP) traite les transactions Wero en fait un produit risqué : nous ajoutons donc une prime de risque. Donc oui, pour certains commerçants, les prix sembleront un peu plus élevés qu’ils ne l’étaient avec Payconiq.

Et il semble que l’inscription à Wero pose des difficultés techniques…

Le CCO de Buckaroo, Maurits Dekker, voit le Grand-Duché comme une opportunité d’élargir son marché en proposant ses propres alternatives.

Avec la migration d'un tel volume, il y a toujours des questions d'intégration technique. Mais dans l’ensemble, nous constatons une augmentation hebdomadaire de l’utilisation de l’application.

Et nous continuons à prendre en charge la rétrocompatibilité. Ainsi, vous pouvez soit utiliser l’application Wero pour scanner le QR code, soit continuer à scanner celui de Payconiq.

Et nous traiterons ces paiements jusqu’au 31 décembre. Cela garantit que les clients du Luxembourg puissent régler leurs factures et bénéficier de la notoriété de Payconiq jusqu’à la fin de l’année.

Avec ces obstacles, certains veulent abandonner cette solution. Comment souhaiteriez-vous les convaincre de rester?

Notre rôle va bien au-delà de celui d’un simple acquéreur Wero. Buckaroo est un PSP à part entière. Ainsi, tout ce que Satispay ou Worldline peut proposer, nous le proposons également.

Nous avons la responsabilité d’informer les clients des opportunités, mais aussi des risques, et nous pouvons également leur proposer des alternatives.

C’est l’avantage de notre plateforme de paiement et l'une des principales raisons pour lesquelles Buckaroo s'est implanté sur le marché luxembourgeois. Nous y voyons une opportunité de croissance et de création de valeur ajoutée pour les clients que nous avons acquis en début d'année.

En élargissant notre portefeuille de solutions de paiement notamment, avec les cartes de crédit, les transactions PayPal, Google Pay, Apple Pay, et 60 autres moyens pour veiller à ce que nos clients puissent améliorer leur stratégie de paiement au fil des années.

Malgré les tentatives de phishing et de fraude liées au passage de Payconiq à Wero?

La responsabilité incombe à EPI et aux banques car cette fraude se produit avant que le paiement n’ait lieu. Elles doivent veiller à fournir une solution sécurisée et à informer leurs clients des tentatives potentielles d’hameçonnage.

Nous sommes l'acquéreur PSP. Si l’on considère l’ensemble de la chaîne de valeur, nous nous situons au dernier maillon. Il faut bien faire la distinction entre les responsabilités d’EPI, de Wero et de Buckaroo. Nous sommes le prestataire de traitement. Wero est l’application de paiement.

Recueilli par M. N.

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