[Tennis]

Rodesch titré, cap vers l’Amérique

Favori, tête de série numéro 1, Chris Rodesch a confirmé son retour en forme, en remportant son troisième Challenger de l’année.

Publié Modifié
Rodesch lors de sa route vers le titre.
Rodesch lors de sa route vers le titre.

Il revient plus fort, le meilleur tennisman luxembourgeois. Après une saison sur terre et sur gazon où il n’a «pas beaucoup brillé» selon ses dires, ce premier tournoi sur dur, à Pozoblanco, en Espagne, était le bon. «C’est une surface sur laquelle je me sens bien, qui fonctionne bien pour mon jeu. (…) Je me suis bien senti sur le court.» En effet, car ses deux derniers titres de l’année (deux Challengers à Oeiras, au Portugal) ont été remportés sur cette surface. Il est le second Luxembourgeois à remporter ce tournoi après Gilles Muller, nommé directeur technique de la Fédération luxembourgeoise de tennis le 10 juin dernier.

C’est donc une saison de dur qui commence bien, avec un titre acquis sous le soleil d’Espagne, mais surtout lors d’une soirée spéciale : «C’était la finale de la Coupe du monde! D’habitude, le stade est plein pour la finale (NDLR : du Challenger), mais il y avait une fan zone juste à côté du stade, alors il n’y avait pas beaucoup de public. Il y avait beaucoup de bruit, ce qui n’est pas habituel pour un match de tennis.» Qu’à cela ne tienne, Chris s’est déjoué de son adversaire, Ilya Ivashka, 406e à l’ATP, en trois sets (6-4/2-6/7-6(7-5)).

Un second set où la figure de proue du tennis national a eu un coup de moins bien, face à un adversaire compétent. «C’est un ancien 40e mondial! Donc il est fort, et solide. Mais après ce deuxième set, j’ai retrouvé de l’agressivité, et ça marchait beaucoup mieux.» Le Biélorusse n’est pas parvenu à déjouer les plans d’un Rodesch motivé après être revenu d’une blessure au dos qui l’a fait souffrir, il est désormais en pleine forme, et ça se ressent.

Un rêve américain en tête

La semaine a été longue et éprouvante pour le tennisman de 25 ans. Lui qui avait prévu un autre tournoi en Espagne dans la foulée, à Ségovie, il s’est ravisé. «J’ai besoin de me reposer, alors on a décidé que je me reposerai cette semaine. J’ai de grosses échéances qui arrivent, je veux être en forme.» Ces grosses échéances, c’est une belle tournée américaine. Si le numéro un luxembourgeois n’a pas précisé s’il serait là pour l’ATP 500 de Washington, il a confirmé qu’il tenterait sa chance au Masters 1000 de Cincinnati, en passant par les qualifications.

«Je dois me préparer, pour espérer passer dans le tableau principal. Si ce n’est pas le cas, je ferai un Challenger également aux États-Unis». Évidemment, même s’il ne l’avoue qu’à demi-mot, le Luxembourgeois a certainement en tête l’US Open, qui débutera le 30 août. Lui qui n’a participé qu’une seule fois à un Grand Chelem, Wimbledon 2025, il semble que ce soit l’occasion rêvée de s’inviter une nouvelle fois dans une phase finale d’un des quatre plus grands tournois de la petite balle jaune. Actuellement classé 153e mondial, Chris a toutes ses chances d’atteindre cet objectif : 128 joueurs feront partie de la fête.

Powered by Labrador CMS