[Basket]
Premiers (petits) enseignements
APRÈS LA 1RE JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUE Cette journée inaugurale n’a pas permis de voir une tendance se détacher clairement.
Bien sûr, il est impossible de tirer des conclusions alors qu’il n’y a qu’un seul match disputé. On peut donc simplement dresser quelques constats.
Le premier concerne les top équipes de l’année dernière. Les trois formations qui avaient affiché le même bilan à l’issue de la saison régulière, Etzella, le Sparta et l’Arantia, ont tous les trois parfaitement débuté leur championnat.
À tout seigneur tout honneur avec le champion ettelbruckois. Sur le parquet de Steelers largement handicapés par la nouvelle règle concernant les étrangers, les hommes de Gavin Love n’ont pas forcé leur talent pour s’imposer en plantant déjà plus de 100 pts. On se demandait comment allaient être gérés les quatre étrangers dans le camp nordiste. Bien sûr, l’adversaire l’a permis mais tout le monde a eu son temps de jeu, avec entre 26 et 28 minutes pour les deux pros, 18 pour Billy McDaniel et seulement 7 pour un Thomas Henkel qui n’était pas dans un grand jour.
La saison dernière, Bertrange avait débuté par 11 succès de rang. Les hommes de Karl Abou Khalil ont passé leur premier test en déroulant contre le promu Soleuvre. Là encore, le temps de jeu des étrangers a été bien géré avec 24 et 31 minutes pour les deux pros et 12 pour Lennart Holsten dans une victoire tranquille, pratiquement de bout en bout pour le finaliste de la saison dernière.
Sur le papier, l’Arantia avait le défi le plus compliqué à relever. Face au T71, les hommes désormais dirigés par Daniel Brandao n’ont finalement pas eu besoin de trop s’employer. La faute à la poisse qui poursuit le roster d’Yves Defraigne en ce début de saison. Non seulement il a fallu faire sans les deux recrues phares de l’été, le revenant international Dino Ceman et le puissant joueur US Dom Sleva, mais en plus, l’autre joueur de l’équipe nationale Ivan Delgado s’est blessé après moins de cinq minutes. Dans ces conditions, la victoire de l’Arantia est logique. Mais impossible de tirer quelque conclusion que ce soit concernant un T71, très solide sur le papier… s’il est au complet.
Des points déjà précieux pour le maintien?
L’absence de joueurs majeurs est aussi à mettre dans une autre équation. Dans un match très serré, le Basket Esch a réussi à sortir vainqueur de son duel contre la Résidence. Franck Mériguet a jonglé avec ses quatre étrangers et, comme prévu, c’est Corentin Cornu qui en a fait les frais, puisqu’il n’est pas entré en jeu. Jordan Hicks (29 minutes et 20 pts), Clancy Rugg (24 minutes et 23 pts) et Quin Nelson (26 minutes et 14 pts) se sont donc relayés pour assurer l’essentiel de la marque. Ils prennent le dessus sur une Résidence privée de son maître à jouer, «Oli» Vujakovic. En son absence, seuls les deux Américains et le vétéran Dean Gindt ont dépassé les 10 points.
Les deux derniers rescapés de la saison dernière ont connu des destins différents. Au Tramsschapp, un Racing new-look s’est appuyé sur ses deux joueurs US, dont l’ancien Fraisier Malcom Richardson, pour remporter facilement son match contre l’Amicale. Steinsel, où Scott Morton n’a joué qu’un peu plus de six minutes. Quant aux Musel Pikes, ils se sont inclinés dans les dernières secondes face à Gréngewald, qui s’impose grâce à un tir à trois points signé du jeune Luca Pividor à 17″ de la fin.
À l’issue de cette première journée, en restant simplement sur les faits : Etzella et le Sparta ont fait le job, l’Arantia a dominé un T71 ultradiminué, l’Amicale a raté son entame face à un Racing séduisant et Gréngewald a déjà pris des points précieux en vue d’une possible lutte pour le maintien.