[Basket]

Premier test pour Etzella

3e JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUEAprès deux premiers matches faciles, le champion va devoir relever un tout autre défi en se déplaçant sur le parquet du Sparta, finaliste malheureux la saison dernière.

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«Sticky» Gutenkauf et Philippe Arendt se retrouvent déjà, quelques mois après la victoire ettelbruckoise en finale du championnat.
«Sticky» Gutenkauf et Philippe Arendt se retrouvent déjà, quelques mois après la victoire ettelbruckoise en finale du championnat.

Deux matches, deux victoires, plus de 100 pts marqués, on peut parler d’un début de saison réussi pour Etzella : «Je suis content des deux victoires, même si je ne suis pas entièrement satisfait du dernier match contre le Racing (104-60). Après ce que j’apprécie, c’est l’impact de l’équipe toute entière. On a cinq ou six joueurs à plus de dix points, c’est très bien. Et ce n’était pas évident, car l’équipe a énormément changé par rapport à l’année dernière. On a trois joueurs du cinq majeur qui ont changé», rappelle Gavin Love, le coach.

Etzella, champion en titre, est forcément candidat à sa succession même si l’entraîneur ne veut jamais trop mettre ses joueurs en avant. Et de rappeler que, selon lui, des équipes comme le Sparta, le T71 ou la Résidence s’étaient renforcées, à la différence d’Ettelbruck. Un moyen d’enlever toute forme de pression à son armada, qui a marché sur Kordall puis sur le Racing.

Effectivement, ça n’a pas bougé chez le champion, qui a simplement accueilli deux nouveaux pros. Et avec la nouvelle règle concernant les étrangers, la donne a forcément changé pour le coach, qui n’hésitait pas à mettre régulièrement ses trois Américains en même temps sur le parquet la saison dernière, sans oublier l’apport d’un Thomas Henkel toujours présent pour aller planter quelques banderilles assassines au bon moment. Comme il l’a fait en finale la saison passée contre le… Sparta!

Seulement, la nouvelle règle est passée. Avec ses victimes comme Scott Morton, de l’Amicale, qui a joué… cinq minutes de moyenne en deux matches. On peut évoquer également, à un degré moindre, un Corentin Cornu au Basket Esch. Et côté Etzella, c’est bien l’Allemand qui a fait les frais des choix du coach : «Ce n’est pas une bonne règle. À cause d’elle, on est obligés de se priver d’un des meilleurs joueurs de l’équipe. Il faut comprendre qu’on doit répartir 80 minutes sur quatre joueurs, dont deux sont pros et sont payés pour ça, c’est simplement impossible.»

Il parvient malgré tout à donner un temps de jeu correct à son arme fatale Billy McDaniel, qui joue aux alentours de 20 minutes par match : «Même s’il a 41 ans, il reste l’un des joueurs offensifs les plus forts du pays. Il peut apporter beaucoup tout de suite. Maintenant, quand je le fais entrer, je dois faire sortir un autre joueur américain et m’adapter. C’est un vrai défi à chaque fois pour un coach», souligne encore Gavin Love.

En revanche, les minutes de Thomas Henkel se comptent pratiquement sur les doigts d’une main. Une situation à laquelle la gâchette germanique s’est préparée : «Je trouve que cette règle fait baisser le niveau général de la ligue. Elle exclut des joueurs présents dans le championnat depuis des années. (Clancy) Rugg, qui est international luxembourgeois, est considéré comme un étranger dans la ligue…»

Henkel, resté malgré tout

Malgré tout, il a décidé de rester en connaissance de cause : «J’aurais pu aller ailleurs au Luxembourg ou retourner en Allemagne, mais je me sens bien à Etzella. On avait discuté avant le début de la saison avec Gavin, les choses ont été dites clairement. J’essaie d’aider au mieux, au moins à l’entraînement et depuis le banc.»

Gavin Love aura-t-il besoin de son tireur d’élite face au Sparta? On sera fixé ce samedi.

En tout cas, les Nordistes seront attendus de pied ferme par le vice-champion qui, aux dires de Gavin Love, «aura la pression». Il est vrai qu’alors qu’ils avaient débuté le précédent exercice par un parfait 11-0, Victor Stein et ses coéquipiers ont déjà perdu, dès la deuxième journée, la semaine dernière du côté du Alain-Marchetti de Steinsel.

Au-delà de la défaite, c’est l’attitude de certains joueurs que Karl Abou Khalil n’a pas apprécié : «Steinsel voulait la victoire plus que nous. Pendant quelques minutes on n’a pas été disciplinés, on n’a pas suivi le gameplan et on n’avait pas la bonne énergie. On a fait un come-back, on aurait pu gagner si Yannick (Verbeelen) mettait son tir mais il l’a raté. On aurait pu gagner, on perd ce match, ce n’est pas la fin du monde. C’était à l’extérieur contre une équipe qui peut viser le top 4. Je ne suis pas inquiet. Mais préoccupé par l’attitude de certains. Avec une telle attitude, on ne peut pas aller loin», prévient le coach bertrangeois. Qui ne donne pas de nom en pâture : «Tout a été réglé en interne. On s’est parlés.»

Et quoi de mieux qu’une victoire face au champion pour se relancer? En tout cas, les Bertrangeois seront remontés comme des coucous : «Dans une interview de présentation de la saison, « Sticky » n’a pas cité le Sparta comme candidat pour le Final Four.» Vous avez dit motivation…

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