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Pour Kiki Martins et Mathias Olesen? «On verra jeudi»

[SÉLECTION NATIONALE] À une semaine de la liste pour les quatre matches de Nations league lors de la prochaine fenêtre internationale, Jeff Strasser fait un point complet. Y compris sur les blessés.

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Christopher Martins, de retour dans l'entrejeu pour les matches internationaux?
Christopher Martins, de retour dans l'entrejeu pour les matches internationaux?

On est début septembre, le mercato extrêmement agité pour les Rout Léiwen est bouclé, tout le monde a repris. Il était donc temps de passer un petit coup de fil au sélectionneur pour savoir dans quel état d’esprit il se trouve, alors que lui et ses gars doivent affronter la Bulgarie (26/09 et 06/10), l’Islande (29/09) et l’Estonie (03/10).

QUELLE ÉTAIT LA « QUALITÉ » DE CE MERCATO?

Jeff Strasser : C’est la période où le plus important, c’est que les joueurs trouvent rapidement pour faire toute la préparation, pour le physique, l’intégration… Les enseignements pour nous? Certains ont résilié leurs contrats et n’ont pas retrouvé de club.

Donc par rapport au groupe de juin, on a perdu quelques joueurs (NDLR : Muratovic et Pinto n’ont pas plus trouvé de points de chute jusqu’à présent, que Curci). D’autres sont aussi arrivés en BGL Ligue.

Ceux-là (les frères Thill, Veiga), on les suit de la même façon que les autres, en observant le niveau du championnat dans lequel chacun évolue, le rythme qui y est pratiqué, et on regarde les postes sur lesquels on est plus ou moins fourni. À nous de faire des choix en fonction de l’expérience, de l’état de forme…

QUELLES NOUVELLES DES GRANDS BLESSÉS DU MILIEU?

Pour Christopher Martins (NDLR : qui vient de rater six rencontres de suite avec le Spartak Moscou), c’est un problème au niveau du pubis, de l’adducteur. Lui et moi devons faire le point avant ce week-end. Mais s’il est apte, il n’y a pas de raison qu’il ne nous rejoigne pas.

Quant à Mathias Olesen, on doit s’appeler aujourd’hui (jeudi) pour voir l’évolution de son problème à la cheville, sur laquelle des ligaments étaient touchés. C’est le genre de problème qui nécessite un certain temps. Vélo, course, changement d’appuis… Tout ça prend du temps. Donc le concernant, c’est à voir. Jeudi, pour la liste, on saura.

PEREIRA À LA LOUVIÈRE, LA FAUSSE BONNE IDÉE?

Il faudrait lui poser la question à lui, directement. Mon ressenti : la situation au départ, c’était de se faire prêter pour avoir un temps de jeu à un niveau plus élevé que celui de la réserve de Mönchengladbach, en Regionalliga. La situation aujourd’hui est différente de celle qu’on avait imaginée.

Parce qu’il y a ce règlement en Belgique sur le nombre de joueurs formés au pays et que le n° 3 étant belge, il passe devant le n° 2, Tiago, à cause des quotas. Parce que son coach privilégie le fait d’avoir un joueur de champ. Mais le club compte sur Tiago, qui est un compétiteur. Je l’ai eu, il est bien dans sa tête. Cette histoire n’empêche pas sa sélection.

DEVANT, COMMENT VONT SINANI ET DARDARI APRÈS LEURS TRANSFERTS?

En termes de temps de jeu, Danel est dans la continuité de sa saison précédente bien qu’ayant changé de pays. Il a déjà joué dans deux systèmes différents à deux postes différents. Il a été capable de s’adapter malgré une certaine pression autour de la Sampdoria. Voilà, il joue, il se sent bien.

Quant à Aiman, en ce moment, son coach privilégie d’autres types de joueurs, pour un style plus direct, avec de longs ballons. mais Aiman est devenu plus mature, s’accroche. Il a fait une belle rentrée à Sarrebruck (NDLR : début août) où il donne deux passes décisives mais où ses attaquants se heurtent à de grosses parades du gardien.

Il a gardé cette capacité d’élimination, il ne l’a pas perdue. Il a discuté avec son coach et lui a demandé sur quoi il devait travailler pour augmenter son temps de jeu. Alors il travaille et attend sa chance.

Rupil, ça redevient intéressant?

Le milieu de terrain offensif n’a plus remis les pieds dans le groupe depuis 2024. Mais son temps de jeu avec Helsingborg, en D2 suédoise, depuis son retour de blessure (une fracture au pied), paraît le rendre de nouveau assez sexy pour envisager un retour, si le staff estime que son profil peut apporter quelque chose de concret.

Cela n’a, bien évidemment, pas échappé au sélectionneur, qui égrène une liste de points positifs qui semblent dire son intérêt : «Il est régulièrement titulaire, ou il a du temps de jeu. Même s’il n’est pas rentré hier (mercredi) après être sorti à la pause lors du dernier match – est-ce un pépin physique ou un choix tactique? –, on a pu voir sur les vidéos qu’il reste un joueur polyvalent capable de jouer dans l’axe ou sur un côté, doté d’une bonne technique et d’une bonne vision à un bon niveau de compétition». L’heure du grand retour pour Rupil?

Qevani, à temps pour une première nomination?

Il a 18 ans, il mesure 1,91 m et ses derniers coaches au RFCU ont décrit un futur crack, avec un profil comme il en existe peu au pays. Depuis, Arnold Qevani s’est embarqué dans l’aventure pro au RFC Liège et le garçon a fait ses premières minutes avec son nouveau club, en D2, le 29 août contre Dender, avant de fêter sa première titularisation, contre le Lierse, le week-end dernier.

Et les 61 minutes n’ont pas échappé à Jeff Strasser. «C’est une bonne chose. Depuis l’année dernière, il fait partie d’une liste de 45 joueurs qu’on a dressée. Et ce qui se passe pour lui m’intéresse. Il fait partie, comme Jayson Videira, de ces garçons qui savent jouer dos au but, en pivot, mais qui ont aussi de la vitesse». Est-il trop tôt pour lui? Ou déjà l’heure?

Le fait que les purs avant-centres continuent de manquer en sélection (d’autant plus qu’Alessio Curci a résilié au Neftchi Bakou et qu’Edvin Muratovic a fait de même à Panevezys, sans qu’aucun ne trouve une porte de sortie) pourrait bien convaincre le staff d’aller tenter sa chance avec des espoirs. Même si Leon Elshan, à la Jeunesse, fait aussi des choses intéressantes en BGL Ligue, depuis deux semaines.

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