[Gymnastique]

Objectif Monde pour Brandenburger

CHAMPIONNATS D’EUROPE À ZAGREBAprès les féminines la semaine dernière, ce sont les hommes qui entrent en lice. Avec Quentin Brandenburger et Ronan Foley.

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Quentin Brandenburger est prêt à donner le maximum pour tenter d'aller chercher sa qualification pour Rotterdam.
Quentin Brandenburger est prêt à donner le maximum pour tenter d'aller chercher sa qualification pour Rotterdam.

Quelques jours après la très belle prestation de Céleste Mordenti, c’est au tour de ses compatriotes masculins d’entrer en action, ce mercredi en Croatie. Comme pour les féminines, le rendez-vous continental est l’unique moyen de valider son billet pour les championnats du monde, qui se tiendront fin octobre à Rotterdam. Les Pays-Bas, c’est l’objectif avoué de Quentin Brandenburger. Même si ce sera tout, sauf facile : «C’est l’énorme enjeu des championnats d’Europe, cette année. Normalement ce n’est pas comme cela, on peut se qualifier grâce à des coupes du monde ou des compétitions avec la sélection. Mais là, c’est la seule chance d’y aller», confie-t-il.

Pour pouvoir se qualifier, le mécanisme est un peu complexe mais en gros, une fois les 12 meilleures équipes qualifiées, on retiendra encore 26 gymnastes individuels ou faisant partie d’équipes qui ne se seront pas classées dans le top 12 : «Avec la préparation que j’ai eue, je pense que c’est possible si je ne commets pas de grosses erreurs. Après, ça reste une compétition, tout peut arriver. Le but, c’est de se qualifier. Je sais que je peux le faire. Que je peux faire les points. Mais il faut le faire.»

Après avoir, un temps, envisagé de s’entraîner au Canada, Quentin Brandenburger, sportif d’élite de l’armée luxembourgeoise, avait préféré s’entraîner tout près de la maison. C’est ainsi que, depuis le mois de janvier, il s’entraîne au sein de l’équipe de Sarrebruck : «On a une très bonne équipe et un super coach.» Cette proximité avec le Luxembourg lui permet de répondre aux sollicitations de l’armée s’il y en a et également de rentrer à la maison quand il le souhaite.

S’il a fallu un temps d’adaptation avec son nouveau club, ça se passe a priori plutôt bien : «Chaque entraîneur a ses propres techniques. Au début, ce n’était pas facile, ça demandait beaucoup. On a fait pas mal travailler sur la base pour être le meilleur possible.»

«M’amuser au max et me qualifier!»

S’il souffre de quelques petits bobos, rien de trop grave. Il sera donc à 100 % pour présenter le meilleur exercice possible sur chacun des six agrès. Avec une dose de risque. Mais également en tête que l’objectif était la qualification : «On n’a pas trop mis l’accent sur le risque et la difficulté. Il ne faut pas faire trop simple non plus mais assurer. Et faire de la grosse gym!» Pour arriver dans les meilleures conditions possibles, il a multiplié les compétitions : «À droite, à gauche. On a fait le LuxOpen, le Top 12 en France, les championnats d’Allemagne. Et des tests contre des pays comme la Belgique.»

Apparemment ça s’est plutôt bien passé : «C’est pas mal. Ça progresse de sortie en sortie.» Et depuis son arrivée en Croatie, les voyants sont au vert : «On a pu s’entraîner quelques jours sur le plateau. On a pu tester nos séries et ça a bien fonctionné.»

Il sera en action lors de la première Subdivision, ce mercredi matin. Avec une idée en tête : «Montrer la gym que je fais à l’entraînement en Allemagne. Monter sur le plateau avec confiance, m’amuser au max et me qualifier!»

Côté luxembourgeois, on retrouvera également Ronan Foley. Pour le gymnaste basé à Leeds, comme la plupart des membres de l’équipe nationale d’Angleterre, il s’agira de prendre de l’expérience. De se donner à fond pour tenter, lui aussi, d’aller chercher un billet pour Rotterdam.

On l’aura compris, il y aura de l’enjeu, ce mercredi matin sur le praticable de Zagreb.

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