[Cyclisme]
Noé Ury, jeune homme à tout faire
Le coureur de 22 ans s’est retrouvé dans l’échappée de six coureurs de la première étape du Tour de Luxembourg, confirmant ses excellentes dispositions actuelles.
Chaque jour, une mission. Mercredi, Noé Ury faisait partie des coureurs désignés par Jempy Drucker pour figurer dans l’échappée de la première étape. Il n’a pas raté sa cible.
Aux côtés de l’Américain Cole Kessler (Modern Adventure), du Portugais Fabio Costa (Boavista), du Néerlandais Ruud Nagengast (Metec), du Norvégien Malte Hellerup (ColoQuick) et de l’Allemand Jonathan Rottmann (Lotto Kern-Haus), le jeune homme de 22 ans a parfaitement tenu son rang.
Si le duo Costa-Hellerup s’est détaché dans la côte de Bourscheid, Noé Ury et les autres coureurs ont été repris un peu plus tôt, à un peu moins de 70 kilomètres de l’arrivée, par un peloton emmené par les coureurs de Lidl-Trek, EF Education et surtout Alpecin-Premier Tech.
«Il fait une bonne saison. On l’a pris dans l’équipe pour travailler, on peut lui faire confiance. Je sais comment il fonctionne, j’ai besoin de ses capacités», indique l’entraîneur national.
En 2026, Noé Ury enchaîne les courses professionnelles et surtout les termine avec une très grande régularité, ce qui est quand même assez remarquable. «Cette année, c’était incroyable, ma dernière course au niveau continental, c’était en avril sur le Circuit des Ardennes. J’ai enchaîné avec la Flèche du Sud, le Tour de Wallonie, le Tour d’Autriche, le Tour d’Allemagne et le Tour de Grande-Bretagne, que des grandes courses professionnelles. Je termine à chaque fois dans le peloton», rapporte-t-il.
Il avait hâte d’oublier une saison 2025 polluée par une blessure. «Je me suis fait opérer du genou l’an passé en avril. Après huit semaines sans vélo, c’était dur de revenir. La saison a été compliquée. Mais j’ai passé tout l’hiver en Espagne à rouler et je pense que j’ai progressé. Cette année, notre programme de courses avec l’équipe Storck est motivant», poursuit l’intéressé.
D’où sa progression constante. «Avec les pros, le tempo moyen est incroyable. Quand tu roules avec des coureurs comme (Isaac) Del Toro (comme sur le Tour d’Allemagne), c’est impressionnant», apprécie Noé Ury, qui ne sait pas encore avec précision dans quelle équipe il roulera en 2027. «Je discute avec plusieurs équipes de niveau continental», confesse-t-il.
Puisque le cyclisme reste avant tout une passion pour lui, et non un moyen de gagner sa vie, il a ouvert une entreprise de coaching, du côté de Mersch.
Avec son amie Julia Kopecky, professionnelle tchèque de 22 ans qui va quitter en 2027 son équipe SD Worx-Protime pour rejoindre Lidl-Trek, Noé Ury va aussi partir vivre à Gérone où les conditions d’entraînement sont optimales. «C’est la vie parfaite», rigole-t-il.
Il serait étonnant qu’il remette le nez dehors ce jeudi dans la deuxième étape arrivant à Junglinster, puisque Noé Ury sera normalement chargé, avec Loïc Bettendorff, de faire le lead out pour emmener Mathieu Kockelmann au sprint face à l’ogre Mathieu Van der Poel. Même pas peur!