[Tennis]
L’équipe nationale logiquement menée au score
COUPE DAVISMalgré un Louis Van Herck héroïque et un Alex Knaff qui a fait de son mieux, l’équipe nationale est menée 0-2 par le favori hongrois.
Avec son atout numéro un, la mission s’annonçait déjà périlleuse face à la montagne hongroise débarquée au Grand-Duché avec deux membres du top 150. Mais alors sans Chris Rodesch, 150e à l’ATP, la tâche de l’équipe nationale dans cette rencontre du Groupe I mondial devenait une ascension quasi impossible. Et la première journée de compétition, vendredi, a confirmé ce que l’on craignait : bien qu’ils n’aient pas démérité, les hommes de Gilles Muller sont menés 0-2.
Pour sa grande première à domicile, Louis Van Herck avait le redoutable honneur de lancer les hostilités face à Fabian Marozsan dans un duel digne de David contre Goliath. Il n’y a qu’à jeter un rapide coup d’œil au classement mondial pour s’en apercevoir : si le Luxembourgeois occupe la 1 705e position, le Hongrois est solidement installé dans le top 100, au 60e rang. Un écart de 1 645 places (!), ça fait beaucoup. C’est même colossal. Abyssal.
«Avant le match, tu te poses mille questions, dira le n° 2 grand-ducal après la partie. Est-ce que je vais voir la balle passer? Est-ce que je vais réussir à lui livrer un combat.» Et lorsque les trois premiers jeux tournent largement en faveur de l’ex-36e joueur planétaire, bourreau d’un certain Carlos Alcaraz au troisième tour du Masters 1000 de Rome en 2023, on se dit que le sociétaire du TC Arquebusiers risque effectivement de vivre un match compliqué.
Mais le jeune homme remporte un premier rallye, s’encourage, puis conserve son service. Ce qui semble le libérer. Confirmation sera faite par le principal intéressé : «Le bras s’est relâché et le match était alors lancé, précise-t-il. Je suis content de ma réaction par rapport à mon stress du début, qui s’est assez rapidement dissipé. Je me suis battu et j’ai essayé de le mettre le plus possible dans l’inconfort avec mes armes.»
Avec les honneurs
Plus entreprenant, Louis Van Herck parvient alors à préserver ses mises en jeu. Mieux encore : après avoir sauvé une balle de set sur son service, il débreake devant une assemblée qui s’égosille. Et si l’exploit était en marche? L’euphorie sera de courte durée, car sentant le vent tourner, Marozsan commet soudainement moins de fautes.
Le Luxembourgeois craque le premier, cédant la première manche avec les honneurs (4-6). Et que dire de la deuxième, perdue sur le même score? Dans une Coque en ébullition, le droitier a longtemps rivalisé. Il a même fait mieux en breakant en milieu de set, avant de lâcher du lest sous la pression adverse.
C’était ensuite au tour d’Alex Knaff (761e) de s’élancer devant son bruyant fan club. S’il espérait une meilleure issue, le futur licencié du TC Bonnevoie, qui participe pour la dernière fois de sa carrière à une rencontre de Coupe Davis, a bien résisté à Zsombor Piros (116e) lors du premier set, avant de perdre le fil dans le suivant (4-6, 0-6).
«Je trouve que j’ai bien utilisé l’énergie du public dans le premier set. Dès le début, j’étais bien dans le match et bien concentré. Mais dans le deuxième, je me frustre un peu – je pense que j’étais trop concentré sur mes sensations – et je sors de mon match. Et à l’inverse, lui se lâche plus tandis que moi je ne tiens plus l’échange et je coule», analyse-t-il. Il reste donc peu de marge avant la deuxième journée, samedi, qui débutera par le double.