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Le Tornado se complique la tâche

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Nathan Faure-Brac et le Tornado concèdent un deuxième revers de suite.
Nathan Faure-Brac et le Tornado concèdent un deuxième revers de suite.

3e JOURNÉE EN D2 FRANÇAISE Le Tornado a parfois trop voulu en faire et s’est cassé les dents sur une équipe d’Orléans qui repart de Kockelscheuer avec une victoire aux tirs à but.

Après une entame de saison enthousiasmante avec une très belle victoire pleine d’autorité contre La Roche-sur-Yon puis un déplacement prometteur malgré une défaite sur la glace des Français Volants, le Tornado espérait renouer avec le succès à l’occasion de la réception d’Orléans, qui n’avait pas encore ouvert son compteur de victoires, samedi à Kockelscheuer.

Prémonition? Toujours est-il que le coach Christer Eriksson le sentait moyen : «J’ai vu qu’on n’avait pas la même énergie que d’habitude», constate-t-il.

Samedi, les choses étaient mal engagées avec deux buts dans le premier tiers pour Orléans : «C’est un problème depuis le début de saison à domicile, y compris lors des matches amicaux, on a du mal à se mettre en route.» Le Tornado doit donc courir après le score. Et va vite réagir avec deux réalisations presque coup sur coup signées Félix Sigouin et Nolan Eriksson qui rétablissaient l’égalité après 22 minutes de jeu.

Le Tornado allait-il pouvoir passer devant? Non! Au contraire, Orléans en remet une couche, Julien Vogt réplique, remet les deux formations à égalité. Mais les visiteurs inscrivent un quatrième but pour virer en tête à 20 minutes de la fin (3-4). Les Luxembourgeois reviennent une fois encore au score, cette fois par l’intermédiaire d’une des jeunes pépites du Tornado : David Church, pour le 4-4, durant le quatrième tiers.

Malgré des tentatives de chaque côté, plus rien ne sera marqué, on doit donc passer par les tirs au but. Et dans l’exercice, c’est Orléans qui fait preuve de plus de réalisme avec deux buts inscrits contre un seul pour le Tornado, via Dmytro Danylenko.

À l’issue de la rencontre, l’entraîneur suédois se montrait mitigé : «Je suis un peu déçu, car on n’a pas réussi à montrer notre meilleur standard individuel. J’avais le sentiment que chaque but qu’on encaissait était à cause d’une faute individuelle. Ou d’un mauvais choix. D’une mauvaise décision.»

Christer Eriksson trouve notamment que ses joueurs ont parfois voulu trop privilégier le spectacle à l’efficacité : «Depuis le début de la saison, on s’est montrés rigoureux. Mais là, j’ai trouvé qu’on a parfois voulu la jouer trop facile. En cherchant à être le plus flashy possible au lieu d’être efficace.»

Trop de cadeaux en défense

S’il regrette l’issue de la rencontre, le coach du Tornado retient, tout de même, plusieurs motifs de satisfaction : «On est à chaque fois revenus au score. On n’a rien lâché. On a continué à utiliser nos quatre lignes, à jouer avec la totalité de notre effectif. On est restés sur notre philosophie. On doit simplement continuer à travailler dur pour augmenter le niveau de notre routine level. Offensivement, on arrive à se créer des occasions mais défensivement, on a tendance à faire trop de cadeaux.»

Ce n’est pas vraiment une surprise. On le sait, cette année, le Tornado a recruté en attaque pour être plus dangereux que par le passé. Mais dans ce processus, l’aspect défensif est en grande partie confié à des gamins qui vont avoir besoin de temps et d’expérience pour permettre à la formation grand-ducale d’afficher le même niveau des deux côtés de la patinoire : «Il n’y a rien d’alarmant. On sait que le championnat va être serré, tout le monde a gagné, tout le monde a perdu. Un match se gagne avec de la rigueur et de la répétition. Faire des choix simples, aller droit au but, ça peut faire la différence dans des matches serrés.»

Il tient tout de même à souligner également un fait : samedi, il y a eu quatre scoreurs différents. Dont plusieurs ont ouvert leur compteur personnel à l’occasion de cette troisième journée. C’est le cas, par exemple, de Nolan Eriksson ou encore du jeune David Church : «C’est une bonne chose de ne pas être trop dépendant de notre première ligne. C’est une bonne chose pour l’avenir.»

Tout n’est pas à jeter dans une soirée où le Tornado, dont plusieurs joueurs ont raté quelques entraînements pour cause de maladie, ont fait preuve d’un peu de suffisance, d’un manque d’attention aux petits détails et d’un défaut de concentration… des erreurs qui se paient cash à un tel niveau de compétition.

Colm Cannon et ses coéquipiers tenteront de réagir en fin de semaine. Mais le déplacement sur la glace d’Évry-Viry s’annonce encore une fois compliqué.

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