Le FC Metz enclenche la deuxième contre Rodez
Auteur d’une belle prestation, en dépit d’un temps faible d’une vingtaine de minutes en première période, le FC Metz a remporté son deuxième succès de la saison, ce samedi contre Rodez (4-1). Et il s’est rassuré dans le jeu, une semaine après sa cacophonie proposée à Annecy.
Parfois timoré dans le jeu jusqu’ici, inquiétant même, une semaine auparavant à Annecy (1-1), le FC Metz a livré ce qui s’apparente à un match référence, ce samedi contre Rodez (4-1). Une victoire éclatante, des buts et quelques phases de jeu pas désagréables : les Messins ont donné quelques raisons de sourire à leurs supporters, après trois nuls consécutifs.
Cette victoire, bien qu’acquise grâce à une belle maîtrise collective, porte un peu la signature d’un homme, celle de Pape Moussa Fall. L’attaquant sénégalais de 22 ans a eu la bonne idée d’attendre la fin du mercato pour inscrire son premier triplé en France et repartir avec le ballon du match.
Il a d’abord eu le bonheur de voir son coup de tête légèrement dévié dans la cage (8e), avant de faire parler sa puissance et son sens du but pour pousser deux ballons au fond (42e, 58e). Le voilà, avec cinq réalisations, le co-meilleur scoreur de ce championnat.
Deux buts coup sur coup
En dépit d’un énorme raté de leur avant-centre dès les premiers instants (2e), les Messins ont su afficher l’efficacité qui leur avait manqué lors de leur précédente sortie à domicile, face à Laval (1-1). Et c’est paradoxalement lors d’un temps fort de Rodez qu’ils ont plié cette rencontre.
Les Ruthénois venaient pourtant d’égaliser, grâce à Corentin Issanchou (35e), mais Jessy Deminguet, omniprésent ce samedi, a immédiatement redonné l’avantage aux Grenats d’un coup de casque (39e), avant que Fall ne vienne enfoncer le clou.
Ce qui a valu cette formidable formule trouvée par l’entraîneur du RAF, Didier Santini, en conférence de presse : «Tu leur donnes des miettes, ils t’en font une galette des rois.»
Le double changement de Luc Holtz à la pause
Metz n’a pas tout bien fait, à l’image de ces vingt minutes de flottement dans le premier acte, matérialisées par l’égalisation aveyronnaise mais aussi par plusieurs frissons sur des coups de pied arrêtés défensifs.
Mais le collectif mosellan a eu le mérite de «ne pas fléchir», s’est satisfait Luc Holtz, auteur de choix forts à la pause avec un double changement destiné à stabiliser son arrière-garde. Avec réussite, puisque Jonathan Fischer n’aura véritablement été sollicité qu’à une reprise en seconde période : la main du danois, heureux papa depuis quelques jours, a été parfaitement ferme sur une frappe de Kenny Nagera (55e).
Ce succès, le deuxième de la saison, fera un bien fou aux Lorrains, désormais installés à la quatrième place du classement. Outre les considérations purement mathématiques, le candidat à la remontée s’est certainement rassuré dans le jeu, sous l’impulsion notamment de Téji Savanier, toujours juste dans ses choix et précieux sur ses coups de patte, ou encore des feux follets offensifs que sont Jahyann Pandore et Giorgi Abuashvili. En attendant une confirmation, pourquoi pas dès le 14 septembre sur le terrain du Red Star, il est permis de croire que la saison du FC Metz – toujours invaincu – est lancée.
Angelo Salemi
(Le Républicain lorrain)