[Cyclisme]
Jempy Drucker : «Cette année, on sera plus attendu»
Jempy Drucker a évoqué forcément le Tour de Luxembourg mais aussi les prochains championnats. La fin de saison s’annonce chargée!
Pas simple de parler du Tour de Luxembourg puis des Mondiaux et enfin des championnats d’Europe qui suivront.
Jempy Drucker, l’entraîneur national, a eu cette tâche mardi à la veille du départ au Parc Hôtel Alvisse, centre névralgique de la course à la veille du départ.
LE TOUR DE LUXEMBOURG
«Ces trois semaines seront intenses avec l’enchaînement Tour de Luxembourg-championnats du monde-championnats d’Europe. Il faudra être bien organisé. En ce qui concerne le Tour de Luxembourg, on a une autre équipe que l’an passé. Certains se connaissent depuis des années.
L’an passé, l’équipe était composée d’espoirs et sortait du Tour de l’Avenir. On surfait sur la vague. Cette année, nous avons les mêmes ambitions. Mathieu (Kockelmann) visera encore une étape et on va voir comment Luc (Wirtgen) a récupéré des classiques canadiennes (Québec et Montréal).
Il aura carte libre, ce qui n’est pas le cas chez Tudor le reste de l’année. Et puis nos jeunes coureurs vont se montrer dans les échappées et travailler pour Mathieu et Luc.
On espère bien que Mathieu pourra tenter sa chance dans la deuxième étape à Junglinster qui devrait se finir au sprint. C’est clair que depuis des semaines on parle de cette arrivée comme on l’avait fait l’an passé pour l’étape de Mamer (remportée par Mathieu Kockelmann). Dès que j’ai vu le parcours, j’ai incité Mathieu à faire des reconnaissances. Cela avait bien marché l’an passé. Cette année, on sera plus attendu.
Mathieu Van der Poel est au départ, il a les Mondiaux en tête et c’est clair qu’il va courir à fond tous les jours. Mais Junglinster lui convient également avec le léger faux plat montant. Je pense que sur le chrono, il ne sera pas loin de la gagne non plus.
Et enfin, la dernière étape est dans ses cordes. Il n’est pas ici pour rouler au gruppetto. Et son équipe est forte avec Emiel Verstrynge qui a fait de bonnes classiques ardennaises et Senna Remijn qui est un jeune coureur. Silvan Dillier est un moteur. L’équipe est là pour défendre quelque chose.»
LES CHAMPIONNATS DU MONDE
«Chez les hommes, pour les Mondiaux, on a retenu Arthur (Kluckers) pour le chrono. Il reste une incertitude sur la longueur (39,2 km). Sa dixième place dans le premier chrono de la Vuelta (10e) était impressionnante. On va voir ce que ça donne.
Il fut contraint d’abandonner ce qui n’est pas bien pour son développement, mais il peut être bien pour les Mondiaux. Il a pu faire des entraînements spécifiques, ce qui n’est pas forcément le cas de tout le monde. Il est chaud et motivé, c’est bien.
J’ai pris Arno (Wallenborn) dans la course en ligne. C’est bien pour lui. Il a prouvé sa force et va découvrir les Mondiaux élites. En hiver, lorsqu’on a su qu’on avait une place, on s’est dit qu’on n’allait pas la prendre. Et l’UCI a changé les règles.
Si tu ne mets pas de coureurs élites sur les Mondiaux, tu reçois la moitié des points sur les championnats nationaux, ce qui était le cas cette année. Du coup, on s’est décidé d’honorer cette place. On prépare Arno sérieusement. Il lui donne la chance de se montrer, il est motivé, jeune et en forme.
Il va disputer le Tour de Luxembourg avec son équipe (Lotto Kern-Haus). Il aura la même préparation que Mathieu Van der Poel (il rit).
Chez les femmes, Nina (Berton) sera toute seule également. Elle a prouvé qu’il pouvait y avoir des surprises. On l’a vu l’an passé avec Magdeleine Vallières qui s’est imposée.
Une semaine après, on aura les championnats d’Europe. On n’a pas le luxe de changer d’équipe comme les Belges. On a vu l’an passé avec Mats (Wenzel) qu’on pouvait bien faire. On y reviendra…»