[Mondial-2026]
Jeff Strasser : «La France est favorite, ça n’a pas changé»
Chaque jour, suivez la compétition avec un coach de DN (ou un arbitre). Aujourd’hui : Jeff Strasser, sélectionneur de l’équipe nationale du Luxembourg.
«Je regarde les aspects tactiques, ce que fait l’une ou l’autre nation. Plus on avance dans la compétition, plus les équipes à fort potentiel offensif se qualifient. On voit qu’en quarts de finale, sur les huits équipes présentes, il y en a six européennes. Cela prouve la valeur de ces équipes. En phase finale, on a des matches assez fermés. Jusqu’à ce qu’à un moment donné, il y ait ce but, cette situation qui ouvre et que cela donne lieu à plus de spectacle.
Je pense que les quarts de finale ont été intéressants. Même à partir des huitièmes, on avait des équipes que l’on n’attendait pas forcément là, comme le Paraguay ou la Colombie, et la Suisse, qui a fait son meilleur résultat en Coupe du monde depuis 1954. Ce qui m’a fait plaisir aussi, c’est de voir nos voisins belges qui ont mal débuté leur compétition, et qui, au final, ont réussi à remobiliser leurs forces avec un parcours qui n’a pas été inintéressant. Un début de Coupe du monde, comme toujours, ça prend du temps.
Le match entre la Norvège et l’Angleterre a été très serré.Les deux équipes auraient mérité d’aller en demi-finale. Pour les trois autres, elles méritent leur place en demi-finale, pour moi en tout cas. J’avais dit dès le départ que la France était favorite et ça n’a pas changé. Il reste un match pour accéder à cette finale, on va voir, ça va être assez serré.
En tant que fan de foot, je vais regarder les deux. Mais le match France – Espagne, je vais être curieux de le regarder, car demain soir je serai en Espagne, et je regarderai le match dans un restaurant ou sur une place, pour voir à quoi ça peut ressembler l’ambiance là-bas. Pour mon fils, ça va être sympa, il n’a jamais vécu cela.
Les polémiques, ça, il y en a! Ça ne gâche pas le plaisir, mais je n’aime pas trop quand la politique s’immisce dans le sport, et quand le sport devient politique. Je ne suis pas le seul à m’exprimer là-dessus. Il y a trop de décisions qui ne sont pas dans la même mesure, c’est dérangeant, ça enlève de la crédibilité aux instances de la FIFA, malheureusement.»