[Football]

Far sauve un peu Mondorf

[BGL LIGUE, 9e JOURNÉE] En haut de tableau, Mondorf, Strassen et le Progrès reviennent de leurs déplacements avec les trois points. Une reprise bien menée.

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Le Mondorfois Far prend de la place. Strassen garde la sienne.
Le Mondorfois Far prend de la place. Strassen garde la sienne.

Rumelange – Mondorf (1-2)

Après un début de match plutôt équilibré, Mondorf prend progressivement les commandes. À la 11e, Tinelli déborde sur le côté gauche et adresse un centre à ras de terre. Far surgit et pousse le ballon du bout du pied au fond des filets (0-1). Mondorf maîtrise davantage le jeu, mais ne parvient pas à se mettre à l’abri. Rumelange en profite pour réagir et passe tout près de l’égalisation à la 25e. Lancé dans la profondeur par Pinheiro, Diallo se présente seul face à Gonzalez, mais le gardien remporte son duel.

Les locaux ne lâchent rien et finissent par trouver la faille juste avant la pause. À la 45+2, Dibassy récupère le ballon à une vingtaine de mètres et le transmet rapidement à Mendes sur la gauche. Après un contrôle, celui-ci déclenche une frappe du pied gauche qui termine dans le coin droit du but. Luthardt ne peut rien faire : Rumelange revient à 1-1 au meilleur moment.

Au retour des vestiaires, le match gagne en intensité. Et le scénario bascule à la 69e : Deher est exclu. Rumelange semble alors avoir une belle carte à jouer. Pourtant, contre le cours attendu des événements, c’est Mondorf qui frappe. À la 81e, une longue passe trouve Far dans la profondeur. L’attaquant prend la défense de vitesse, file seul vers le but et trompe Luthardt d’une frappe dans le coin gauche (1-2).

Mondorf résiste, reste solidaire et conserve son avantage jusqu’au coup de sifflet final, au grand dam de Nenad Dragovic : «Après le carton rouge, on a voulu marquer trop rapidement ce deuxième but. Dans ces moments-là, il faut savoir rester calme et patient, mais on n’a pas réussi à le faire. Il faut aussi reconnaître qu’on a une équipe jeune. On est encore en train d’apprendre.»

Loris Tinelli, dans le vestiaire d’à côté, sourit bien plus, mais pas top non plus : «On fait une bonne entame, avec 25 à 30 minutes où l’on impose notre rythme. Mais ensuite, comme trop souvent depuis le début de saison, on relâche et on laisse des espaces à l’adversaire. C’est frustrant, on se met trop souvent en difficulté nous-mêmes».

Michel El Alami

Wiltz – Strassen (0-2)

Le leader du championnat débute le match sans son international Omar Natami. Est-ce suffisant pour expliquer la piètre prestation de Strassen avant le repos? Trop lent, trop statique, sans idée et sans percussion, les visiteurs sont méconnaissables par rapport à leurs sorties d’avant la trêve.

Wiltz, qui est toujours à la recherche d’un nouveau coach, est… discipliné, admirablement organisé en faisant bien circuler le ballon et en jouant collectivement pour faire jeu égal presque jusqu’à la pause. À partir de la 43e, la menace adverse se concrétise cependant, mais Guarneri, avec talent et autorité, intervient sur un essai à ras de terre de Rastoder et sur une frappe enroulée de Perez (43e, 45e).

Jérémy Deichelborer a sans doute trouvé les justes mots à la mi-temps pour lancer enfin sa troupe, même sans Natami. Le match se déroule maintenant à sens unique et Wiltz court derrière l’adversaire et derrière le ballon. Un centre précis d’Eysseric est repris d’une tête plongeante par Touré (0-1, 49e). Strassen persiste et cette fois, c’est Eysseric qui se retrouve à point nommé sur un centre de Seye (0-2, 55e).

Durant quelques minutes, Strassen a montré qui est le patron et cela a été suffisant pour exposer les faiblesses de Wiltz et pour se mettre à l’abri d’une mauvaise surprise.

Georges Bassing

Hostert – Progrès (0-2)

Dès les trente premières minutes du match, on le savait. Après avoir inscrit deux buts rapides, grâce à une forte agressivité, les Jaune et Noir ont levé le pied et laissé le ballon à leurs adversaires. Une stratégie que Vivian Reydel assume comme étant «involontaire». Le coach attend de ses joueurs «plus d’intelligence, notamment dans le fait de tuer le match». Plan de jeu respecté, ou non, le Progrès, désormais cinquième porte fièrement son nom, et passe devant le RFCU.

Leurs deux buts viennent d’ailleurs d’une récupération haute. Le premier d’un centre en retrait, le second d’un centre en profondeur, sublimé d’une subtile «Madjer» de Kitenge.

Côté Hostert, on n’est pas satisfait non plus. «Je pense que cela vient d’un problème de chez nous. Mentalement, peut-être que l’on n’était pas prêts pour cette reprise», concède Tavares, avec la mine des mauvais jours, pourtant auteur d’une rencontre convaincante. Ses multiples centres ont fait plier les hommes de Reydel, sans qu’ils ne rompent.

Loïc Marchadier

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