[Basket]
Etzella s’en sort
FINALE (1er MATCH)Longtemps malmené par le Sparta, Etzella, en panne d’adresse de loin, a fait la différence en toute fin de match par son maître à jouer «Sticky» Gutenkauf (82-76), pour mener 1-0 dans cette finale au meilleur des cinq manches.
Affiche de rêve pour la finale de l’édition 2024/2025 de l’Enovos League. Au Deich, Etzella, premier à l’issue de la saison régulière, reçoit le Sparta, son dauphin pour une opposition de styles entre les deux meilleures équipes de la saison. Sur le papier, léger avantage aux Nordistes, qui n’ont perdu qu’un match à domicile cette saison.
Un premier match qui a tenu toutes ses promesses avec deux équipes bien décidées à arracher ce premier point, souvent capital. Une rencontre qui s’est jouée dans les toutes dernières minutes avec un run décisif d’Etzella.
Quelques instants plus tôt, Jarvis Williams venait de faire une nouvelle fois passer le Sparta devant au score (72-73). Mais le soliste du Sparta, dans un grand soir (26 pts), était un peu trop esseulé pour faire la différence à lui seul.
Dans la foulée, c’est «Sticky» Gutenkauf qui va montrer pourquoi il a été trois fois MVP du championnat. Peu en réussite (2/11), l’arrière d’Etzella va scorer 8 de ses 18 points du soir dans les trois dernières minutes. Agressif et impeccable sur la ligne (12 sur 12), il va débloquer définitivement la situation avec, au passage, une merveille de tir à mi-distance au milieu d’une forêt de joueurs et une pénétration létale qui a achevé les espoirs du Sparta.
Des Bertrangeois qui ont abordé ce match avec la bonne mentalité. Ce sont d’ailleurs eux qui prennent les premiers les commandes de la rencontre, sous l’impulsion d’un Yannick Verbeelen en réussite (3/4 à trois points dans le premier quart). Ils compteront jusqu’à neuf points d’avance, leur plus gros avantage du match dans un premier quart qui verra finalement les visiteurs virer en tête (19-23).
On assiste à un véritable combat, avec des duels savoureux et des joueurs concernés. Si le premier quart est pour le Sparta, Etzella a du répondant. La défense ne laisse plus rien passer, Nicholas Davis est bien servi à l’intérieur et les hommes de Gavin Love renversent complètement la situation pour atteindre la pause avec un petit matelas d’avance (41-34).
«Sticky» s’occupe de tout!
Aucune des deux équipes ne s’échappera jamais vraiment au score, l’écart maximal étant, pour chacune des deux formations de +9.
Plusieurs fois, on a le sentiment que le Sparta est prêt à rompre, d’autant plus qu’il est handicapé par de multiples problèmes de fautes, notamment pour Yannick Verbeelen, par ailleurs très inspiré en attaque (18 pts). Mais Bertrange peut compter sur un Jarvis Williams qui fait parler son expérience et son talent, lui, le seul joueur de l’effectif bertrangeois à avoir déjà joué – et gagné – en finale.
C’est lui qui remet les visiteurs devant au score (59-60, 30e) mais à chaque fois que c’est le cas, Etzella réagit immédiatement. En l’occurrence, c’est sur un tir à trois points de… Yannick Verbeelen qui se voit siffler une faute contre lui. Une décision qui a le don d’énerver Karl Abou Khalil, qui écope d’une faute technique.
Quatre points d’écart à l’entame des dix dernières minutes, rien n’est joué. Les Américains d’Etzella se montrent à leur avantage, Davis à l’intérieur mais également Adrian Delph, qui marque à peu près quand il le veut sur des démarrages qui laissent ses adversaires littéralement sur place.
Seulement, comme depuis le début du match, Bertrange n’est jamais complètement largué. Une bonne phase avec un Max Logelin qui retrouve un peu d’adresse et un Jarvis Williams toujours au rendez-vous et le Sparta revient dans la course. Passera même une dernière fois devant au score.
Avant que «Sticky» ne s’occupe de tout!