[Football]

Encore victime de sa jeunesse

[BGL LIGUE, 2e JOURNÉE] On a bien aimé cette Jeunesse de début août. Mais elle repart vaincue pour la deuxième fois contre un cador.

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Duel Turping-Correia, qui tourne en faveur de l'expérience.
Duel Turping-Correia, qui tourne en faveur de l'expérience.

Qui aurait cru voir, contre le champion en titre, une Jeunesse aussi pétillante au moment de donner le coup d’envoi sur la pire pelouse qu’ait hébergée la Frontière ces 25 dernières années, et de très loin? Elle en est peut-être, ce dimanche soir, à zéro point sur six possibles, mais elle a ajouté à sa prestation très solide face au Progrès lors de l’ouverture (défaite 2-1) une dimension très agréable : une créativité insouciante qui a ébranlé Bissen.

Les hommes de Vitor Pereira ne s’en sortent finalement qu’au réalisme. Sur un long ballon de Louriz, Ferber et son corps difficilement «bougeable» parviennent à servir de relais vers un Abi Ramzi revenu à un mode feu follet, qui prend la profondeur après avoir largué Todorovic et fixe Englaro d’une superbe louche (0-1, 28e). Pour le champion, il n’y a quasiment rien d’autre que des opportunités molles avant et après cette ouverture du score, jusqu’à ce qu’Abi Ramzi trouve Ferber en contre, sur une ouverture de 40 mètres. Le Belge ajuste Englaro petit côté alors que Hunter arrive un rien trop tard (0-2, 65e).

Quand on sait être clinique comme ça, on mérite aussi largement de repartir avec trois points.

Jeunesse : sept chances, zéro but

Ce que doivent en retirer les gamins de Reinhold Breu, c’est l’expérience nécessaire pour se réaliser cette saison. On ne peut pas produire autant de jolies choses, dans un jeu très direct, franc, honnête et n’en rien retirer.

Mais Gourari est vigilant pour repousser la frappe lointaine de Gashi juste après le rebond devant sa ligne (12e), puis carrément brillant sur un ballon puissant et enveloppé de Turping (16e). Le tir en demi-volée de Schmitz, très équilibré, finit dans le petit filet (18e). Et personne n’est là pour couper le très bon centre en retrait de Hunter, qui traverse une forêt de jambes (43e). On pourra encore rajouter cette tête de Todorovic qui rase la lucarne (56e), cette tentative de Mouadden à quelques millimètres du montant (79e) et ce missile de Nurenberg repoussé par Gourari petit côté (84e).

Mais c’est bien là toute la différence entre une équipe qui se battra pour conserver son titre sur la base de son organisation et de ses individualités et une autre qui jouera le ventre mou sur la base de son projet de formation. Bissen, lui, n’a presque rien raté, offensivement. Tout juste Eddarraj a-t-il fusillé l’équerre (74e) et Abi Ramzi aura-t-il été signalé hors-jeu après avoir transpercé Englaro (80e).

Mais une défaite 0-3 aurait été une punition bien trop lourde pour ces Bianconeri dont le seul tort est l’inexpérience. On en reparlera quand ils auront compris comment mettre l’efficacité au service de leur talent. Là, ils n’auront plus d’excuses. Mais on n’en reparlera pas avant le printemps prochain.

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