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Élections : les grandes manœuvres ont commencé

[FLF] Alors que Tun Di Bari a annoncé au conseil d’administration qu’il envisage de briguer la présidence, ce lundi soir, les positions commencent déjà à bouger. Septembre pourrait être incendiaire.

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Di Bari, officiellement candidat.
Di Bari, officiellement candidat.

Il est tard, dans l’été, pour se déclarer candidat. En 2022, Claude Kremer avait attendu à peu près le même moment pour officialiser ses intentions, mais ses velléités avaient percé de longue date, dès le printemps, et les murs du CFN de Mondercange avaient alors commencé à subir la déflagration tant la posture avait été assimilée par certains à un crime de lèse-majesté envers Paul Philipp.

Ce lundi soir, quatre ans plus tard, Tun Di Bari devait officialiser à son tour l’information que nous vous révélions dès vendredi, à savoir qu’il devrait être candidat à la présidence de la FLF. Pour l’heure, il a juste annoncé qu’il y réfléchissait sérieusement.

Cela faisait des semaines que l’intéressé répétait qu’il ne se voyait pas y aller, parce que diriger la plus grande fédération du pays nécessite selon lui un investissement de tous les instants, et que lui continue de diriger le plus grand employeur du pays, l’entreprise Dussmann. Il a changé d’avis.

Des soutiens, mais informels

Peut-être aussi parce qu’il sait avoir des soutiens informels (devant le nombre de scénarios possibles, personne ne veut se brûler les ailes en se déclarant trop ouvertement pro-untel) au cœur même de l’appareil fédéral, en place ou désireux d’y entrer. Corrado Fecchi, le président de Sanem, va, selon nos informations, se (re)présenter pour intégrer le conseil d’administration en tant que potentiel Monsieur finances de Di Bari, si ce dernier était élu, cela va de soi. Et deux membres de l’actuel CA seraient également derrière l’ancien président d’Etzella. À savoir la responsable des dames, Carine Nardecchia, mais aussi Christian Weis. Ce dernier, président du groupement des Divisions inférieures, ayant fatalement le potentiel pour mobiliser la base.

Il n’empêche, la démarche est courageuse pour un membre du CA à qui il reste deux ans de mandat. Malgré les affaires (Gerson, Santos…), l’aura de Paul Philipp reste en effet énorme. S’y frotter, dans le contexte actuel, c’est risquer d’être taxé de planter un nouveau couteau dans le dos de l’homme qui tient les rênes du foot luxembourgeois depuis plus de vingt ans.

Et il se murmure, déjà, que tous les coups seraient alors permis. Entre autres choses, les soutiens en interne de Paul Philipp envisageraient d’attaquer Di Bari sur l’évolution extrêmement lente de la rénovation des statuts, dont l’ancien président d’Etzella gère la commission depuis des années. Ce dernier n’attend sans doute que ça pour exhiber en place publique certains arrangements purement politiciens dont il estime avoir été témoin lors de ses mandats.

Kremer pourrait postuler… au CA

Bref, il n’est pas exclu que ce soit la guerre très bientôt. Et que l’on parle, finalement, moins des programmes que des moyens de parvenir à leurs fins de chacun des candidats.

Ce lundi, Claude Kremer, candidat malheureux d’il y a quatre ans, a fait savoir qu’après mûre réflexion, il n’y retournerait pas pour essayer de briguer le mandat de président. Mais qu’à condition de se «retrouver dans le programme du candidat Di Bari» et de s’entendre suffisamment bien avec lui, il ne s’interdit pas de poser sa candidature pour revenir au CA. En étant clairement soutien déclaré. «Et pas mal de clubs sont revenus me sonder ces derniers mois pour connaître ma décision.»

Est-ce à dire que ces clubs-là seraient prêts à suivre une éventuelle consigne de vote? La seule certitude, c’est que d’ici au 23 octobre, date du congrès qui se déroulera dans le Nord, à Wincrange, l’automne sera brûlant à la FLF… si Di Bari confirme son idée première.

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