[Cyclisme]

Deux solistes attendues à Montréal

CHAMPIONNATS DU MONDE Nina Berton, samedi, et Arno Wallenborn, dimanche, seront les deux seuls représentants luxembourgeois ce week-end pour les deux courses élites.

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Arnaud Wallenborn aimerait prendre l'échappée, mais surtout terminer...
Arnaud Wallenborn aimerait prendre l'échappée, mais surtout terminer...

Ils risquent un peu de s’ennuyer et puisque dans les championnats du monde, les oreillettes sont interdites, ils ne risquent pas de perdre de l’énergie en tapant la discussion avec l’un ou l’autre. Ils savent pourtant où ils mettent les pieds. Sélectionnés pour les Mondiaux élites, pour la seule place dont le Luxembourg dispose pour cette édition 2026 à Montréal, Nina Berton et Arno Wallenborn sont forcément en forme.

Début septembre, la première nommée a remporté de main de maître sa première course professionnelle, la très belle Pointe du Raz Ladies Classic. Elle est en forme et l’effet psychologique de cette victoire devrait permettre à la Luxembourgeoise, à l’aise sur les classiques de printemps (elle avait terminé 9e du Nieuwsblad), de prendre confiance en ses moyens. Sa sélection était une évidence.

Quant à Arno Wallenborn, il sort d’un bon Tour de Luxembourg (20e du général). Sa sélection par Jempy Drucker a pu surprendre mais s’avère compréhensible tant l’intéressé possède les qualités qu’il faut en dépit d’un contrat pour 2027 qui correspondrait à ses compétences. «C’est un choix stratégique et c’est beaucoup de confiance que je reçois de Jempy. C’est un plaisir de représenter le Luxembourg», explique-t-il.

«J’espère pouvoir créer une surprise»

«J’espère pouvoir créer une surprise, assure de son côté Nina Berton. C’est une course qui me convient avec le parcours difficile, un peu explosif. Le circuit comporte des montées dures, la course ne sera pas facile sur la longueur. Il me faudra utiliser le parcours et ne pas attendre la fin de course. Il faudra mettre un coup et aller dans l’échappée au bon moment. Il sera difficile de refaire son retard sur ce parcours si on rate un coup. L’absence de radios rend la course différente.»

De son côté, Arno Wallenborn aimerait forcément montrer ce qu’il sait faire : «J’espère faire une bonne course, bien gérer pour aller le plus loin possible, même si je dois être réaliste. Le fait que Pogacar ne soit pas au départ va changer le déroulement de la course. Peut-être qu’une échappée peut aller loin et, dans ce cas, tu économises le stress de la rentrée sur le circuit final. Mais cela doit être une bonne échappée, car nous aurons cent kilomètres sur le plat avant d’aborder le circuit final. S’il y a trop de peu de coureurs, la dépense d’énergie est importante.»

Chez les femmes, c’est Demi Vollering qui tient la corde en ce qui concerne les favorites. «Sur un tel parcours, si elle attaque, c’est elle qui a les meilleures jambes pour tenter de faire une différence sur une montée raide. Je vois bien aussi Kim Le Court qui est assez forte sur de tels circuits. Mais d’autres filles, comme Célia Gery peuvent se retrouver à l’avant», décortique Nina Berton.

«L’objectif, c’est de terminer»

La Luxembourgeoise vient de passer l’année aux côtés de la Canadienne Magdeleine Vallières, sacrée championne du monde l’an passé à Kigali. «C’était une grande surprise pour elle. Elle a su prendre sa chance. Ce sera une grande motivation pour elle de courir à la maison avec le dossard numéro un. Elle a démontré que cette course est toujours spéciale.»

On revient vers Arno Wallenborn. Forcément, il s’attend à vivre la course la plus trépidante de sa jeune carrière. «Les Mondiaux, beaucoup de coureurs aimeraient pouvoir être au départ. C’est la course d’un jour la plus renommée. L’objectif, c’est de terminer. L’an passé, il y a peu de coureurs qui ont terminé (30 classés). Si je peux aller au bout, ce sera bien. Si la course se lance tôt comme l’an passé, ce sera long. Pour les grandes nations, le plus important, c’est le classement des leaders, pas de terminer. C’est différent pour moi qui est seul de mon pays au départ…», conclut-il.

Nina Berton espère créer une surprise.
Nina Berton espère créer une surprise.

MODE D’EMPLOI

SAMEDI, FEMMES

Le parcours : 180,4 km (2 570 m de dénivelé).

Départ prévu à 15 h pour une arrivée estimée à 20 h 10.

Le palmarès : 65 éditions depuis le premier championnat du monde féminin en 1958 à Reims. 14 victoires pour les Pays-Bas, 10 pour la France, 8 pour la Belgique…

Record de victoires : 5 par Jeannie Longo (FRA), entre 1985 et 1995

Les cinq dernières lauréates :

2025 : Magdeleine Vallières (CAN)

2024 : Lotte Kopecky (BEL)

2023 : Lotte Kopecky (BEL)

2022 : Annemiek van Vleuten (NED)

2021 : Elisa Balsamo (ITA)

DIMANCHE, HOMMES

Le parcours : 273,7 km (3 803 m de dénivelé)

Départ prévu à 15 h pour une arrivée estimée à 22 h 50

Le palmarès : 92 éditions depuis le premier championnat du monde masculin en 1927 au Nürburgring en Allemagne. 27 victoires pour la Belgique, 19 pour l’Italie, 10 pour la France…

Record de victoires : 3 par Alfredo Binda (ITA), Rik Van Steenbergen (BEL), Eddy Merckx (BEL), Oscar Freire (ESP), Peter Sagan (SVK)

Les cinq derniers vainqueurs :

2025 : Tadej Pogacar (SLO)

2024 : Tadej Pogacar (SLO)

2023 : Mathieu Van der Poel (NED)

2022 : Remco Evenepoel (BEL)

2021 : Julian Alaphilippe (FRA)

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