[Volley]
Challenge Cup : Strassen y croit dur comme fer
Battus d’un rien à l’aller, les Strassenois entendent bien lâcher les chevaux, mercredi, pour franchir l’obstacle Budva, septuple champion du Monténégro, lors du 1er tour de la Challenge Cup.
Il y a une semaine, Strassen se présentait sans complexe à Budva, théâtre de la manche aller du 1er tour de la Challenge Cup. Auteurs d’une solide performance, les hommes de Massimo Tarantini poussaient alors les locaux, qui empilent les trophées à l’échelle nationale depuis la création du club en 2018, c’est-à-dire sept titres de champion du Monténégro pour autant de sacres en Coupe, dans un cinquième set décisif. Qui tournera à l’avantage des Monténégrins, un brin plus expérimentés.
«Je pense que notre adversaire ne s’attendait pas à vivre un match comme celui-là, mais plutôt à un match facile, souligne Simão Marinho Novais. Cela ne s’est pas joué à grand-chose. Ce qui a fait la différence contre cette équipe composée de professionnels, c’est l’expérience. Par exemple, dans les moments où l’on ne devait pas faire d’erreurs, il nous est arrivé d’en commettre.»
Aussi frustrante soit-elle, qui plus est pour un effectif habitué à ne laisser que des miettes à la concurrence sur la scène domestique comme c’est le cas de celui du VCS, cette défaite concédée au bout du suspense ne sonne pas le glas de l’aventure européenne des Strassenois. Avant le retour, ce mercredi, rien n’est perdu.
En route vers un exploit ?
«Ça reste un résultat assez positif puisque la possibilité de se qualifier existe toujours, lance l’international. On a conscience qu’on aurait pu les battre alors on garde espoir. Chez nous, on peut faire quelque chose même si on sait que ce ne sera pas simple. Ils ont aussi eu une semaine de préparation et ont gagné leur dernier match 3-0 ce week-end, ce qui a dû leur donner un boost de confiance.»
Le passeur et ses coéquipiers ont, eux aussi, remporté leur dernière rencontre de championnat. Et abordent cette manche retour, dans une salle où ils ont davantage leurs repères, le couteau entre les dents. «On est très motivés parce que l’on sait que nous avons fait un très bon match au Monténégro, développe le frère jumeau de Samuel. Physiquement on est bien, le coach a laissé l’équipe première se reposer samedi face à Esch. Nous sommes prêts ! Et puis on aura l’avantage d’avoir nos supporters, c’est le douzième homme comme on le dit pour le foot.»
Pour renverser la vapeur, «il faudra rester soudé et ne rien lâcher, poursuit-il. Le match devrait se jouer sur des détails puisque nous sommes proches en termes de niveau. Ils sont peut-être un petit peu au-dessus, mais pas énormément. Je crois qu’on a les moyens de les battre». Si tel est le cas, Strassen se hisserait au deuxième tour, qu’il n’a plus atteint depuis 2022 après avoir écarté son voisin et rival Bertrange.
«On va tout donner et même si on perd en faisant un match identique à celui de l’aller, on aura fait une très belle campagne. Et puis on aura montré que l’on peut rivaliser au niveau européen. L’idée, c’est de ne pas avoir de regrets, peu importe le résultat», conclut Simão Marinho Novais.