[Football]
Cette histoire de rouge(s) les a agacés
[BGL LIGUE, 23e JOURNÉE] Les deux coaches étaient un peu tendus au coup de sifflet final.
Charles Morren est apaisé. Au coup de sifflet final, il se calme en faisant gambader sa petite fille, pieds nus, sur l’herbe un peu grillée du Nosbaum et visiblement, c’est le genre d’activité capable de calmer n’importe quel homme. La preuve : «Hall aurait aussi, peut-être, pu recevoir un rouge. Mais le match ne se joue pas là-dessus. Tout ce que je vois, moi, c’est qu’on fait zéro sur six et qu’il faudrait qu’on commence à gratter des points.»
Analyse sobre. Pas du tout emportée, mais en même temps, c’est peut-être parce qu’il sait qu’il y avait trois autres joueurs, expérimentés d’ailleurs, qui auraient pu faire faute à la place de Tavares, alors le seul joueur averti sur l’action. Son analyse n’est en tout cas pas celle des coaches. Pour Lombardelli, c’est un peu le coup de la colère froide après l’expulsion de son défenseur central, pas suivie de celle du défenseur central de Strassen : «On savait déjà qu’à onze contre onze, ce serait dur, mais à dix pendant une heure… Je suis frustré pour les joueurs, qui ont laissé beaucoup de forces pour rien!»
Finalement, le plus agacé, c’est peut-être Jérémy Deichelbohrer qui, avant même le coup de sifflet final, lance à l’arbitre assistant qu’avec «douze cartons, dont deux rouges, (M. Bourgnon) est en train de nous tuer notre début de saison» et qui, après, juge ça «un peu honteux». Mais ce qui l’agace, surtout, c’est la prestation de ses joueurs : «C’est trop faible pour les standards qu’on veut mettre en place. C’est décevant, on doit faire beaucoup mieux. Pour le moment, on est une équipe de milieu de tableau.»
Sauvée par un coup de patte de Perez. «Sa spéciale, sourit amèrement Morren, enfant toujours en main. On sait qu’il n’y a que lui au pays qui puisse marquer un but comme ça et on le laisse faire…»