[Football]
Ce n’est pas le choc qui a le plus d’intérêt pour le Progrès
[BGL LIGUE, 23e JOURNÉE] Bissen joue l’Europe sur deux tableaux. Cela lui met un peu plus la pression qu’au Progrès.
Ce sera le même terrain, mais pas du tout le même intérêt. Le 22 avril, Bissen va recevoir le Progrès en quarts de finale de la Coupe sur fond de course à l’Europe et le rendez-vous de ce samedi, en championnat, est une répétition surtout pour Niederkorn, qui pourrait laisser filer la BGL Ligue sans que ça prête trop à conséquence.
Bissen, lui, a l’obligation de jouer sur les deux tableaux pour tenir les nouveaux objectifs continentaux qu’il s’est imposés tout seul, comme un nouveau grand.
Mais son coach doit composer avec deux nouvelles suspensions ce samedi, celles de Guimaraes, son capitaine, et de Rastoder, son bulldog de l’entrejeu. Encore une fois, le voilà victime de l’apprentissage généralisé qui travaille son effectif et qui pourrait bien finir par coûter cher au promu s’il n’y prend pas garde. «On a quand même pris six cartons jaune-rouge pour des stupidités cette saison! Je dois faire quoi? Retirer du terrain tous les gars qui viennent de prendre un avertissement?»
«Le coupable, ce sera moi»
Restent deux mois de compétitions. Les basketteurs appellent ça le money-time et, en effet, le droit à l’erreur commence à se payer cher. Bissen ne choisira donc aucune des deux épreuves, pour ménager un maximum toutes les pistes menant à la Conference League «même si mathématiquement, il semblerait logique de dire que c’est plus simple d’aller chercher un billet via la Coupe», constate Pereira.
Le technicien ressort d’ailleurs encore, et encore, et encore, la rengaine de l’émotivité de son équipe, qu’il n’en finit plus de constater, pour dire qu’il faudrait énormément de sang-froid pour tout miser sur la Coupe, comme l’avait fait avec succès le Progrès en 2024, un chemin qu’il est en train de prendre encore une fois. «C’est le moment où on doit prendre nos responsabilités», tranche Pereira, qui ne sent pas son groupe capable de la froideur nécessaire. «Certaines équipes perdent tout, à la fin, parce qu’elles maîtrisent mal leurs nerfs. Mais si jamais on échoue, le coupable, ce sera moi.»
Un caillou… rosportois
La marge de cette équipe, qui volait à l’automne, s’est en effet réduite à peau de chagrin. La concurrence ne lâche pas. Niederkorn a remonté sa pente glissante et Vivian Reydel l’assure, «nous sommes sur une dynamique similaire à Bissen sur les six derniers matches malgré un effectif toujours réduit. Alors, il n’y aura pas de calcul pour moi».
Ce serait plus simple à dire si son club s’était enfin débarrassé pour de bon de ce problème de licence retiée puis réattribuée, avec retrait de l’UEFA du processus de sanctions ayant frappé le Progrès. Mais impossible de se vider la tête de cette menace : Rosport, qui de notoriété publique, veut depuis des mois obtenir réparation de ce qu’il estime être un préjudice subi en mai 2024, quand le Progrès l’avait coiffé au poteau pour l’Europe, maintient la pression sur la fédération dans ce dossier. Les esprits niederkornois ne sont pas encore totalement tournés vers la suite…