[Football]

Barreiro, à l’assaut de San Siro et des démons européens de Benfica

[Ligue Europa] Sur la pelouse de l’AC Milan, Benfica et Leandro Barreiro lancent mercredi une campagne dont ils espèrent qu’elle mettra fin à la très longue disette européenne du club lisboète.

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Leandro Barreiro sera-t-il le talisman d'un club qui n'a plus remporté de trophée européen depuis 1962?
Leandro Barreiro sera-t-il le talisman d'un club qui n'a plus remporté de trophée européen depuis 1962?

C’est une affiche, AC Milan-Benfica, qui convoque neuf sacres en Ligue des champions (sept côté italien, deux côté portugais), et qui était d’ailleurs celle des finales de 1963 et 1990, remportées par les Milanais. Mais c’est à l’échelon d’en dessous, en Ligue Europa (C3), dont ils sont parmi les favoris naturels de l’édition 2026/2027, que ces deux clubs mythiques s’affronteront ce mercredi (21 h) pour lancer leur campagne européenne.

L’occasion pour Leandro Barreiro de poursuivre sa tournée des grands stades et d’affirmer un peu plus son statut à Benfica. Après l’Allianz-Arena de Munich ou le Signal Iduna Park de Dortmund sous les couleurs de Mayence, le Camp Nou (Barcelone), Stamford Bridge (Chelsea) ou Santiago-Bernabéu avec Benfica en Ligue des champions, le milieu international luxembourgeois s’apprête à fouler la pelouse de San Siro. Probablement comme titulaire.

Dans sa zone, il aura Modric et Rabiot

S’il l’est, ce qui était encore le cas dimanche en championnat contre Gil Vicente (3-1), «Leo», forfait lors du match de reprise des Aigles à Saint-Gall au 2e tour préliminaire, aura débuté 11 des 12 matches pour lesquels il était apte malgré le pressing estival d’Al-Ittihad pour le recruter. Tout sauf anodin, pour un garçon qui a dû batailler pour s’installer dans le onze sous Bruno Lage puis José Mourinho, mais est pour l’heure l’un des hommes de base du nouveau coach lisboète Marco Silva.

Celui de l’AC Milan, depuis cet été, est une vieille connaissance de Benfica : Ruben Amorim, qui avait, avec le voisin honni du Sporting CP, battu les Aigles en finale de la Coupe de la Ligue portugaise en 2022 et les avait dépossédés du titre national en 2024, juste avant l’arrivée de Barreiro à Lisbonne. Depuis son arrivée, les Rossoneri ont déboursé 165 millions d’euros, principalement pour le buteur portugais Gonçalo Ramos (ex-PSG, 74) et l’ailier belge Diego Moreira (ex-Strasbourg, 50),

Ils ont aussi laissé partir Rafael Leao à Galatasaray ou Alvaro Morata à Côme, mais sont toujours emmenés dans l’entrejeu par le Ballon d’or 2018 Luka Modric et l’international français Adrien Rabiot, deux références à leur poste auxquelles Barreiro sera directement confronté. Un sacré défi en perspective. Ils n’ont, surtout, pas encore perdu en quatre journées en Serie A (8 pts), où ils restent toutefois sur deux nuls à l’extérieur contre la Juventus Turin et la Lazio Rome.

Redescendre en C3, la chance de Benfica?

Bref, avec son effectif estimé par Transfermarkt à 474 millions d’euros, ce qui en fait le cinquième plus cher de la compétition*, l’AC Milan vise évidemment un premier sacre dans cette C3, le 26 mai 2027 à Francfort. Mais la concurrence sera rude, qu’elle vienne d’Italie (Juventus), d’Angleterre (Crystal Palace, Bournemouth, Sunderland), d’Allemagne (Leverkusen), d’Espagne (Real Sociedad) voire de France (Lyon, Marseille, Rennes).

Et même du Portugal où Benfica, finaliste malheureux de la compétition en 1983, 2013 et 2014, aimerait enfin mettre un terme à sa malédiction dans les coupes d’Europe : depuis ses sacres continentaux de 1961 et 1962, le club lisboète reste sur huit finales perdues, C1 et C3 confondues. Et si son salut passait par une épreuve plus abordable que la Ligue des champions, où il s’est arrêté en huitièmes de finale en 2025 et en seizièmes en 2026? Et si son talisman se nommait Leandro Barreiro?

* Derrière la Juventus (618), Crystal Palace (579), Bournemouth (574) et Leverkusen (480)

Ligue Europa, 1re journée

Mercredi

18 h 45 : Omonia Nicosie – Celta Vigo

Ararat Armenia – Sparta Prague

21 h : AC Milan – Benfica

Bayer Leverkusen – Celje

Hapoël Beer Sheva – Dinamo Zagreb

Olympiakos – Jagiellonia

Anderlecht – Lyon

Sturm Graz – Rennes

Sunderland – AZ Alkmaar

Jeudi

18 h 45 : OFI Crète – Hoffenheim

Levski Sofia – RB Salzbourg

21 h : Besiktas – Marseille

Celtic Glasgow – Ferencvaros

Crystal Palace – Lech Poznan

Viktoria Plzen – Union Saint-Gilloise

Juventus – Nimègue

Lilleström – Torreense

Real Sociedad – Bournemouth

Étranger : un duel Thill/Dardari, un espoir pour «Kiki»

S’il n’assiste pas mercredi soir à une rencontre de la 8e journée de BGL Ligue, une habitude chez lui, Jeff Strasser aura de bonnes chances d’être en Allemagne, à Mannheim, où deux des trois garçons formant sa ligne d’attaque chez les Rout Léiwen seront opposés dès 19 h pour le compte de la 6e journée de D3. D’un côté Vincent Thill, 2 buts en 5 matches avec Mannheim (10e, 7 pts), et de l’autre Aiman Dardari, qui a connu sa troisième apparition et surtout sa première titularisation avec Essen (2e, 10 pts), samedi lors du carton contre les Würzburger Kickers (6-2).

Dans le même temps, Florian Bohnert et le Hansa Rostock (8e, 8 pts) tenteront, après leur déroute de vendredi sur le terrain du Viktoria Cologne (4-0), de se racheter contre la réserve de Stuttgart (14e, 6 pts). Mais où qu’il se trouve, le sélectionneur luxembourgeois aura aussi, assurément, un œil à Moscou où le Spartak (3e, 16 pts) recevra la lanterne rouge, Voronej (16e, 3 pts), en Première ligue russe. Cette 9e journée marquera-t-elle le retour aux affaires de Christopher Martins, out depuis la mi-août mais proche de reprendre? À deux jours de dévoiler sa liste, Jeff Strasser l’espère.

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