Une pré-rentrée sur mesure pour les étudiants de l’Uni
Vendredi, le campus de Belval accueillaitles nouveaux étudiants de l’université.Entre conseils pratiques, opportunités Erasmus et présentation du réseau alumni, c’est le rendez-vous clef pour démarrer l’année sans stress.
Un sac floqué du logo de l’Uni dans la main et un téléphone dans l’autre, en train de photographier les hauts-fourneaux, les nouveaux étudiants de l’université sont bel et bien arrivés à Belval vendredi. Cette traditionnelle journée de bienvenue marque la fin d’une Welcome Week qui, elle, a été organisée pour la première fois afin d’accueillir et guider les primo-arrivants sur le campus, via des moments d’échange, des ateliers et des activités en tout genre. À quatre jours du début des cours, mardi 15 septembre, c’est le dernier moment privilégié afin d’arpenter sans stress les dédales de couloirs et de glaner de dernières informations précieuses.
«Nous avons surtout des questions par rapport aux inscriptions pour les cours, ils nous demandent comment cela se passe ou comment faire lorsqu’ils n’y arrivent pas», témoigne Samira, présente sur le stand de la faculté des sciences humaines, des sciences de l’éducation et des sciences sociales (FHSE). Dans ce cas, «nous les dirigeons plutôt vers les gestionnaires de formations qui répondent aux questions techniques, mais nous en profitons pour discuter avec eux».
Une université «à taille humaine»
L’université étant, pour certains, un grand bond dans l’inconnu, Samira tâche également de rassurer les étudiants stressés : «Je leur dis qu’ils seront bien entourés ici, qu’il y a des associations pour se faire des amis, que les promotions et le campus sont à taille humaine, donc ils ne seront pas laissés seuls». Cette proximité est une force selon elle, notamment pour les nouveaux étudiants non originaires de la Grande Région et qui découvrent le Grand-Duché.
En tant que cogérante du bureau de la vie étudiante, Verlee rassure ceux qui se demanderaient comment occuper leur temps libre. «Selon moi, rejoindre un club ou une association, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. C’est ce que j’ai fait durant mes études et j’y ai rencontré mes amis que j’ai toujours.» Elle constate ainsi que les associations et activités sportives sont les plus prisées, avec, entre autres, une grosse demande pour les sports collectifs et pour les cours de yoga et de Pilates qui affichent toujours complet. «Il faut faire un peu de sport durant ses études, que ce soit pour le bien-être moral ou physique», insiste-t-elle.
Les étudiants étrangers arrivés à Belval via le programme européen Erasmus+ peuvent également compter sur l’association Erasmus Student Network afin de participer à des sorties en groupe à la découverte du Grand-Duché. Une démarche que Verlee recommande chaudement : «C’est génial parce qu’il y a des gens de partout, de filières d’études et de pays différents, avec qui on peut parler quatre langues différentes dans la journée».
Un réseau qui grandit
Certains étudiants en première année profitent de cette journée de bienvenue afin de se renseigner, déjà, sur les possibilités de réaliser un semestre à l’étranger. Pour ce faire, de nombreux intéressés se rendent auprès de Sandra, qui gère le stand du Bureau des relations internationales chargé «de deux programmes de mobilité que sont Erasmus+, pour l’Europe, et notre programme d’échange international, hors Europe».
Dans le cadre du dispositif européen, les étudiants déposent une candidature avec trois choix de destinations, puis ils reçoivent «entre 500 et 600 euros par mois selon le pays» durant leur semestre. Pour ceux qui souhaitent sortir du Vieux Continent, le programme d’échange international repose, lui, sur un fonds de mobilité financé par les frais d’inscription et une cotisation des étudiants en bachelor qui leur permet de bénéficier d’une aide de 1 000 euros par mois.
Fondée en 2003, l’université reste jeune mais bénéficie déjà d’un beau carnet d’adresses. «De par la langue, nous avons beaucoup de partenaires dans la Grande Région, mais nous allons jusqu’aux États-Unis, en Corée du Sud, en Inde et bien sûr en Italie ou au Portugal qui sont très demandés.» «Nous sommes assez internationaux», se réjouit Sandra, «grâce à notre bon classement et nos infrastructures d’accueil».
Un autre réseau qui se construit est celui des alumni luxembourgeois, très actif depuis 2023 et qui compte près de 3 400 membres. «Avant, nous étions une start-up, aujourd’hui nous sommes une scale-up», sourit Andy, qui s’attèle à consolider la plateforme des anciens diplômés. «La moitié de nos étudiants vient de l’étranger et ils veulent rester au Luxembourg une fois diplômés. Ils n’ont alors pas de réseau, pas de famille ou d’amis ici, donc les alumni permettent d’obtenir des contacts professionnels un peu partout.»