«Un lieu très chouette» : le parc de Merl séduit ses premiers visiteurs

Depuis le 14 juillet, le parc de Merl à Luxembourg affiche de toutes nouvelles infrastructures de jeux pour les enfants. En pleines vacances d’été, nous nous sommes rendus sur place pour connaître l’avis des visiteurs.

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Petits et grands passent du bon temps au parc de Merl.
Petits et grands passent du bon temps au parc de Merl.

Le soleil matinal illumine le ciel, pendant que les rires d’enfants rythment la bande-son du parc de Merl à Luxembourg. La nouvelle aire de jeux du parc a été inaugurée le 14 juillet et représente un gros investissement pour la capitale : 4 millions d’euros rien qu’en termes d’infrastructures.

De quoi permettre aux familles, et surtout aux petits, de profiter de vacances d’été bien méritées. Sur l’une des balançoires, une maman pousse son bambin, trop petit pour le faire seul. Tandis qu’à quelques pas, les plus grands commencent à courir dans tous les sens. Personne ne veut perdre une miette des 7 500 m² d’aire de jeux.

Un public conquis!

Sur une table ou sur une nappe, toutes les surfaces sont bonnes pour passer du temps en famille. Monsieur Backendorf est venu pique-niquer avec sa famille. Entre deux bouchées de légumes crus, il concède un «très bien», en l’honneur du parc, avis partagé par sa fille. À quelques mètres de là, Nathalie est assise dans l’herbe. Elle a prévu de rester toute la journée sur place. À ses côtés, ses deux enfants, elle trouve que le lieu est «très très chouette». «On ne voit pas si souvent autant d’ombre dans un parc», s’enthousiasme la jeune maman.

Un avis corroboré par Mike : «Il y a beaucoup d’ombre, c’est très agréable», avant d’ajouter : «On a remarqué qu’ils ont planté des arbres qui résistent plus à la chaleur.» Le jeune homme est venu de Dudelange avec sa fille et une de ses copines. Attablé, le papa a retrouvé les grands-parents de la petite : Ernest et Claude. Mais, sans surprise, aucune trace des enfants. «Ça fait trois quarts d’heure qu’elles vadrouillent», contextualise la grand-mère, «je ne sais pas combien de temps elles tiendront», plaisante son mari.

Les grands-parents connaissent déjà bien le parc. «On était venus explorer», amorce le grand-père; la grand-mère le complète : «On voulait voir à quoi ressemblait le parc et ce qu’il fallait prévoir, en termes de pansements, serviettes… Avec des petits-enfants, il vaut mieux s’organiser», sourit-elle.

En ces temps caniculaires, les zones d’ombre sont fortement appréciées.
En ces temps caniculaires, les zones d’ombre sont fortement appréciées.

Un maître mot : inclusivité

S’il y a une qualité de ce nouveau parc, c’est son inclusivité pour les enfants en situation de handicap. Un détail interpelle : les allées sont plus larges. L’objectif ? Faciliter l’accès aux fauteuils roulants. En remontant le parc, on tombe sur Béatrice. Elle est assistante parentale et garde aujourd’hui quatre enfants.

Attablée en plein cœur du parc, elle se réjouit des aménagements apportés pour faciliter la vie des familles. Les tables ont notamment été repensées pour permettre aux poussettes et aux fauteuils roulants de s’y insérer sans effort. «C’est formidable», commente la jeune femme.

Nathalie reconnaît, elle aussi, le côté inclusif du lieu : «Dans beaucoup d’autres parcs, les personnes handicapées peuvent avoir du mal à circuler, mais ici, elles peuvent rouler partout et j’ai même vu des balançoires adaptées.»

Mais pas exempt de défauts…

«Les jeux proposés sont exceptionnels. Pour l’instant, de ce que j’ai vu au Luxembourg, c’est le meilleur parc à ce niveau-là», poursuit Béatrice. Pourtant, tout n’est pas parfait. La surveillance des enfants s’avère être le gros point noir des personnes rencontrées au parc. Et pour cause : l’espace de jeu est immense. Il est facile, surtout quand on est haut comme trois pommes, de se faufiler partout et d’échapper à la vigilance de nos surveillants… «Je suis avec mon fils et la maman d’un enfant pour m’aider. Toute seule, je ne serais pas venue», concède l’assistante parentale.

Assise au milieu de l’aire de jeu, Lynn est venue, elle, allier l’utile à l’agréable : «Nous avions rendez-vous chez le médecin, et j’en ai profité pour amener mes fils de quatre et six ans ici.» Elle habite près de Troisvierges et reconnaît les différentes qualités du parc, mais trouve aussi que «les enfants sont durs à surveiller», confirme-t-elle en riant. Heureusement, ses fils ont reçu pour consigne de rester ensemble. Elle en surveille donc deux pour le prix d’un. Plus facile.

Les infrastructures sont inclusives envers les enfants atteints de handicap.
Les infrastructures sont inclusives envers les enfants atteints de handicap.

Certains, à l’image de Claude et Ernest, regrettent également l’absence d’un gardien. «Que ce soit pour les objets trouvés ou pour signaler quand un des jeux est cassé, cela peut toujours être utile», note le grand-père.

Petits et grands viennent en nombre, et c’est plutôt positif pour les affaires. Ilda est serveuse au pavillon, restaurant aux abords de l’aire de jeux, depuis 33 ans. «Il y a beaucoup plus de clients, ça n’a rien à voir par rapport à avant», explique-t-elle.

L’afflux peut en partie être expliqué par les vacances d’été. Certains, à l’image de la serveuse, se demandent si le parc connaîtra toujours une forte affluence quand le thermomètre baissera et que le soleil se fera plus discret.

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