«Le point fort, c’est le prix» : auberge de jeunesse, l’amie des petits budgets

Avecdes prix défianttoute concurrence, les auberges de jeunesse continuent d’attirer les touristes du monde entier. Rencontre avec les clients.

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Dans les auberges, les familles représentent une bonne part de la clientèle.
Dans les auberges, les familles représentent une bonne part de la clientèle.

«Ils viennent de tous les pays», amorce Martine Backendorf, responsable de la communication et du marketing pour le réseau des auberges de jeunesse du Luxembourg. Sur la porte de l’auberge de Luxembourg apparaissent les mots : «Hello, Moien, Bom Dia…» 1 001 façons de se saluer, pour autant de nationalités.

Ce matin-là, il est 8 h 30, les voyageurs s’éveillent et prennent leur petit-déjeuner. L’odeur du café chaud imprègne la pièce et si on tend l’oreille, on reconnaît du français, de l’anglais, du luxembourgeois…

Pendant que certains finissent de reprendre des forces, d’autres enfilent déjà leur immense sac à dos. À l’auberge, on reste rarement très longtemps. On dort «en moyenne un peu moins de deux nuits, dans les auberges du Luxembourg», contextualise Martine Backendorf.

Tout le monde se retrouve le matin au petit-déjeuner, avant de repartir à l’aventure.
Tout le monde se retrouve le matin au petit-déjeuner, avant de repartir à l’aventure.

Les touristes adorent!

Attablé, Éric s’apprête à quitter le pays après trois nuits sur place. Originaire de Toronto au Canada, il séjourne en Europe pour un stage aux Pays-Bas dans le cadre de ses études en architecture. Venu au Grand-Duché pour les vacances, le jeune homme est conquis : «C’est très agréable. Il y a plein d’espaces, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère et c’est un endroit où je me sens en sécurité quand je marche la nuit.»

Pour le Canadien, l’auberge aussi est une réussite : «J’ai beaucoup aimé, ça ressemble à un hôtel, il y a des tables de ping-pong, plein d’endroits où s’asseoir. Le lieu est très sympa aussi. Quand je me réveille et que je descends les escaliers, j’aime voir l’ancienne architecture.» Désormais, son périple se poursuit vers la Belgique.

Éric est un étudiant canadien en architecture, de passage en Europe pour son stage
Éric est un étudiant canadien en architecture, de passage en Europe pour son stage

D’autres viennent d’encore plus loin : comme Morgan, qui parcourt le globe, friand de nouvelles rencontres. Cet Australien de 19 ans, accompagné de son ami, voyage pour la première fois sans ses parents, avec un budget serré. «L’auberge de jeunesse était l’option la moins chère, donc ça me convient parfaitement!»

Des propos approuvés par d’autres touristes aux quatre coins de l’auberge. «C’est pas cher, c’est bien, c’est confortable», lance Helen, une Néerlandaise sur le départ. «L’auberge était à un bon prix et à un bon emplacement», ajoute Simon, voyageur suédois. Ce que confirme Martine Backendorf : «Le point fort, c’est surtout le prix».

«Il y a des activités propres à certaines auberges»

Le prix pour un lit standard varie de 28 à 38 euros la nuit, en fonction de l’auberge. Bon à savoir : il est possible d’adhérer au réseau international des auberges de jeunesse, ce qui offre des réductions sur les nuitées et des services supplémentaires dans différents établissements répartis dans 58 pays.

Même si la facture peut monter en fonction des activités, le prix reste bien inférieur à celui des hôtels de la capitale. En plus d’offrir des moments d’échange et de convivialité avec des voyageurs du monde entier, les auberges de jeunesse affichent un programme fourni.

«On propose des activités pédagogiques pour les écoles, des forfaits de randonnée ou de vélo, ou même des fêtes d’anniversaire pour les enfants», cite Martine Backendorf. «Il y a aussi des activités propres à certaines auberges. À Beaufort, il y a du tir à l’arc, à Lultzhausen, ce sont des sports aquatiques, et de l’escalade est organisée à Echternach», énumère-t-elle.

Les Luxembourgeois, premiers clients

Au petit déjeuner, quelques barbes grises et cheveux blancs s’invitent aux côtés des visages juvéniles. Bien que l’on appelle toujours ces établissements auberges de jeunesse, la clientèle n’est plus si jeune. «On accueille seulement un tiers de moins de 30 ans», révèle la responsable, «et de plus en plus de familles, heureuses de pouvoir trouver une offre riche d’activités».

Quant au reste de la clientèle, la palme de la nationalité la plus représentée revient aux… Luxembourgeois. En effet, en 2025, les résidents étaient près de 44 000 à avoir séjourné dans les plus de 1 000 lits du réseau.

«Il y a beaucoup d’écoles et de lycées qui font des sorties en auberge de jeunesse. Nous, on les loge, on leur propose un programme, de la restauration», développe-t-elle. Les natifs représentent ainsi pas moins de 28 % de la clientèle.

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