Trottinettes en Lorraine : «Pas une journée sans un comportement dangereux»
Et de deux! Avec Jarny, la commune d’Homécourt vient de rendre obligatoire le port du casque aux conducteurs de trottinettes électriques. Si durant une période, la prévention sera de mise, les sanctions pourraient par la suite tomber.
Le week-end dernier, un adolescent qui circulait en trottinette électrique à Homécourt a croisé une patrouille de la police nationale à hauteur de la rue Pasteur à Homécourt. Il ne portait pas de casque. Son portefeuille (ou celui de ses parents) s’est allégé de 90 euros. En effet, la commune vient de prendre un arrêté réglementant la circulation et l’utilisation des engins de déplacement personnel motorisés, comprenant les gyropodes, les monoroues, les hoverboards et donc les trottinettes électriques. «Il ne se passe pas une journée sans que l’on ne puisse constater des usages dangereux sur ce type de véhicule. On voit des gamins être à deux, voire trois dessus, des parents avec leurs enfants. C’est interdit. Sans oublier que certains engins sont débridés et peuvent atteindre les 45 km/h», relève Jean Toniolo, le maire.
Cet arrêté est entré en vigueur le 7 septembre quasi en même temps que la ville de Jarny. «Nous pallions ici un manquement de l’État. Le code de la route doit évoluer, puisque les trottinettes électriques font désormais partie du paysage. Mais nous sommes encore peu nombreux à légiférer. Jusqu’ici, ce sont plutôt de grosses communes en France qui ont déjà pris ce type de décision.»
Sensibilisation au collège
Ces derniers jours, les hommes de la police municipale ont relayé l’information auprès des collégiens d’Amilcar-Zannoni. «Environ la moitié n’étaient pas en règle, soit pour le casque, soit pour l’assurance», rapporte Arnaud Faccioli, chef de la police municipale. Pour rappel, les trottinettes doivent être équipées d’un système de freinage, d’un avertisseur sonore, de bandes réfléchissantes arrières et latérales et d’éclairage avant et arrière. Si la météo est mauvaise, le conducteur doit porter un équipement rétroréfléchissant. «Il est aussi également répréhensible d’utiliser son téléphone tenu en main pendant la conduite et de porter un casque ou des écouteurs diffusant de la musique», ajoute le premier édile.
Si une première contravention est tombée, la municipalité souhaite plutôt s’inscrire dans une période de prévention. Intervention en classes, inscriptions sur les panneaux lumineux de la ville et encart dans le bulletin municipal sont prévus. «Après une période raisonnable, on passera aux sanctions. Il en va de la sécurité de la personne sur la trottinette comme des piétons qu’elle croise.»
(Le Républicain lorrain)