Quarante PME espérées dans la zone économique de Schoppach-Arlon dès 2030
La ZAD avait été fermée en mars 2021. Ce n’est qu’à partir de 2028 que les travaux d’aménagement de la zone économique de Schoppach devraient débuter. Et les premières PME opérationnelles en 2030.
L’image forte de ce conseil, c’est la présence en force des bénévoles de l’ObsE. Une dizaine de personnes à l’étage en pull bleu. Les défenseurs de l’environnement sont là pour s’informer sur l’évolution du projet de la zone artisanale de Schoppach, l’ancienne ZAD. Dans un coin, un autre observateur attentif : Fabian Collard, le directeur d’Idelux. Le conseil doit se positionner sur le projet de schéma d’orientation locale pour la zone économique de Schoppach.
L’échevin de l’Urbanisme Olivier Waltzing a d’abord rappelé combien il fallait être patient. «Les grandes choses prennent du temps!» L’homme se dit impatient de voir venir la quarantaine d’entreprises dans la trentaine d’hectares.
Le rapport sur les incidences environnementales par un bureau indépendant invite à tenir compte entre autres du relief en matière de remblais, garder une ouverture sur la falaise au profit de la biodiversité. Une zone naturelle sera bien présente en accord avec le DNF, on devrait y voir une mare. Une zone d’arbres sera maintenue le long de l’avenue du Bois d’Arlon. On sera attentif aux gabarits, mais aussi aux toitures qui seront toutes plates.
On est encore loin de voir des sociétés puisque les phases de travaux devraient commencer en 2028 seulement (et on peut rappeler que la ZAD a été démantelée en mars 2021).
Abstention des écologistes
Vanessa Wagner pour Ecolo + a précisé que son groupe allait s’abstenir «pour préserver ce qui reste de nature. Nous regrettons que le dossier ne garantisse pas une protection suffisante de la faune et de la flore. Ecolo se veut solidaire avec les habitants qui n’en pourraient plus des chantiers. Ils ont le sentiment d’être encerclés».
L’élue s’est questionnée sur la destination finale. Sera-ce vraiment des artisans? «Cette abstention n’est pas un refus, c’est un signal, une volonté de voir émerger des projets mieux pensés, respectueux de l’environnement et cohérents de ses habitants.»
Elle a néanmoins souligné la volonté d’Idelux de faire dans le plus durable. Dans la salle, l’ObsE marquait le désir d’une procédure d’enquête publique. Charles Coibion et France Verdure finalement s’abstiendront également!
Olivier Waltzing a regretté de voir partir les entreprises au Luxembourg. «Il va falloir quand même les mettre quelque part, nos entreprises? S’abstenir, ce n’est pas aller dans le bon sens.»
Le bourgmestre a rassuré : ce ne sera pas une zone industrielle. «Ce n’est pas la volonté du collège. Arlon ne doit pas être un lieu où l’on vient dormir, mais où l’on peut aussi y travailler.» Et d’être rassuré qu’Idelux en fera une vitrine.
Jean-Jacques Guiot
(L’Avenir)