Metz : les Frigos réalisent «la meilleure saison depuis l’ouverture»
Les organisateurs sont d’ores et déjà satisfaits, la saison est bien meilleure que l’an dernier. Les innovations attirent un nouveau public et ce n’est pas fini. La saison se termine officiellement le 7 septembre.
En cette fin du mois de juillet, l’heure est au bilan pour Maryse Renker et Manon Goulet, des Frigos. Le lieu a ouvert le 6 mai, cela parait loin déjà, et pour l’heure les soirées n’ont pas déçu, les thèmes non plus. Maryse Renker annonce que «depuis le début de la saison, 5 747 flamms ont été dévorées et près de 25 000 litres de bière ont été avalés».
«C’est la meilleure saison que nous ayons réalisée depuis qu’on a ouvert», reprend Laurent Guillaume Dehlinger qui coordonne les lieux depuis l’été 2020. Il vient de poser sa trottinette quelques instants. Le directeur artistique de la compagnie Deracinémoa part en tournée aux aurores le lendemain. «L’an dernier, c’était la pire année», souffle-t-il. On se souvient d’une météo plus que capricieuse et des pluies diluviennes qui avaient gâché la fête.
Renouvellement
«Nous avons voulu opter pour un renouvellement des programmes et nous avons attiré un nouveau public selon la programmation, poursuit Maryse Renker. Nous nous sommes aperçus qu’il y avait une grosse communauté latino quand nous avons invité des groupes argentins et colombiens. La soirée présentation des maillots du FC Metz a également fait venir des personnes qui ne connaissaient pas du tout le lieu, tout comme la soirée partenariat avec Renault», sourit la gestionnaire. «Les gens sont étonnés par le format, qui allie économie sociale et solidaire.»
Pour Laurent Guillaume Dehlinger, le principe ne change pas : «Ce lieu appartient aux Messins toutes catégories confondues, pour qu’ils trouvent quelque chose qui leur ressemble.»
C’était une première qui s’est déroulée sur une semaine complète : le festival Veggie a été particulièrement porteur. «Nous avons accueilli pas mal de Parisiens. Tous les food-trucks ont joué le jeu. C’est une option que nous retenons pour 2026.»
Ce que les organisateurs attendent avec impatience, c’est le cabaret burlesque qui se déroulera sur la grande scène extérieure le 16 août. «On teste des choses.» Parmi elles, les soirées du jeudi dédiées aux initiatives locales, dont les soirées danses contemporaine, africaine… Qui séduisent.
Temps d’attente
Petite ombre au tableau, les temps d’attente sont-ils trop longs ? «On ne dépasse pas les dix à quinze minutes. Nous avons encore des pics d’affluence sur la happy hour». Les saisonniers ont été recrutés en nombre. «À présent, on aimerait proposer des services à table», avance Laurent Guillaume Dehlinger en précisant toutefois que cette option sera testée quand il y aura moins de monde.
« On a envie d’exister en hiver, mais cela dépendra de notre bilan financier de fin de saison car on sait que ce modèle économique est complexe. Mais on a pu en trouver un, en imaginant la construction de chalets en faisant participer des écoles d’architectes… Il faut des investissements. » Pour l’heure, Laurent Guillaume Dehlinger se verrait bien profiter des quatre saisons de l’année 2027.