«L’entretien est très important» : dans les coulisses de la Foire de Metz
Jusqu’au dimanche 31 mai, les manèges et stands de la Foire de mai ont pris place sur le parking du Parc des expositions. Avec le retour du beau temps, les visiteurs se déplacent en masse l’après-midi et le soir pour profiter et s’amuser. Mais qu’en est-il le matin quand la foire est fermée au public ?
Samedi 23 mai, 10h, le village des forains se réveille tout doucement. La veille, la Foire de mai avait fermé ses portes au public à 1h du matin. Le temps de ranger, de manger, de se doucher, les forains se sont couchés vers 2h, voire plus tard. La nuit, trois agents sont postés aux différentes entrées afin de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’intrusion sur site et potentiellement de vol. D’autres s’occupent du nettoyage des allées. «On ne les voit jamais, ils viennent toujours quand tout le monde dort», glisse Roy Huard, responsable des forains messins.
En ce samedi matin, quelques personnes déambulent torse nu dans les allées, il faut dire que le mercure est déjà élevé. D’autres s’occupent de leurs métiers, ou manèges pour le commun des mortels. «En général, je me lève vers 9h et je m’occupe du manège», indique Roy Huard, propriétaire du bateau pirate. «On vérifie si tout fonctionne bien, on graisse et on passe un coup d’eau.»
« J’aime voyager et découvrir plein de personnes»
Sur les stands des métiers Magic, Baobab ou encore Jungles Car’s, le programme est identique. «Déjà, on commence la journée par un café», sourit un travailleur en train de graisser des vérins. «Tout le monde est très consciencieux et soigne ses manèges», reprend le responsable. «S’il y a un problème technique sur notre métier, on doit le stopper durant plusieurs heures. Derrière, il y a un manque à gagner énorme, donc l’entretien est très important.»
Au sommet du bateau pirate, quatre ampoules ne s’allument plus. Dany, salarié depuis trois ans, grimpe à l’échelle, muni d’un harnais et de mousquetons, pour revisser les lampes. «J’ai toujours voulu voir comment un manège se monte et se démonte», explique le jeune homme qui suit Roy tout au long de l’année. «J’aime voyager et découvrir plein de personnes.»
Après l’entretien du manège le matin, Dany s’occupe d’accueillir le public, de ramasser les tickets et de garantir la sécurité durant l’après-midi et la soirée. «Il faut aimer ce métier pour le faire», sourit le travailleur. Après la foire messine, ils se rendront tous les deux à Thionville avant un long déplacement dans le Sud de la France, juste à côté de Montpellier pour la Luna Park de Pérols.
Le plein de marchandises
En se baladant dans les allées, certains stands se font livrer de la marchandise. Sidney Remetter revient lui du magasin Métro avec plusieurs kilogrammes de farine sous le bras. «J’y vais une fois par semaine pour faire le plein de produits», explique l’homme derrière le stand Aux délices sucrés. «Je vérifie si tout fonctionne bien et mets en marche la machine à granita quelques heures avant l’ouverture. Pour la pâte à gaufre, je la prépare la veille parce qu’on doit la faire reposer durant au moins huit heures.»
Il est 13 h 30, tous les manèges ou stands sont opérationnels. Plus que 30 minutes d’attente avant de voir déferler des milliers de personnes durant onze heures de suite. Et bis repetita ce dimanche, avant d’entamer la dernière semaine à Metz.
Simon Guerin
(Le Républicain lorrain)