Le traumatisme d’une famille lorraine après l’agression sexuelle de deux fillettes de 4 ans
Il était un proche, un membre de la famille que personne n’aurait pu soupçonner de quoi que ce soit. En 2022, ce Messin de 59 ans a pourtant agressé sexuellement deux fillettes de 4 ans issues de son cercle familial, dont sa petite-fille.
Le procès s’est tenu à l’abri des regards, mardi 1er septembre, dans la salle d’audience pénale, fermée au public, du tribunal correctionnel de Val de Briey. Mais la maman de l’une des deux très jeunes victimes a tenu à s’exprimer pour mettre la lumière sur le cauchemar vécu.
En 2022, un Messin aujourd’hui âgé de 59 ans a agressé sexuellement deux fillettes de 4 ans appartenant à son cercle familial. Dont sa propre petite-fille, qu’il recevait régulièrement dans son logement, à Metz. Là où il a abusé d’elle. Ce qu’il a nié jusqu’au bout.
Contrairement aux agissements imposés à sa seconde victime, le 26 mai de la même année, à Hussigny-Godbrange, près de Longwy. «On avait prévu de déménager», raconte la mère de l’enfant. «On invitait un peu tout le monde à tour de rôle, une dernière fois, avant de partir. C’est le mari de ma demi-sœur que je connais depuis que je suis toute petite. Je n’ai jamais eu le moindre doute sur lui.»
Des dizaines de milliers de fichiers pédopornographiques
Pourtant, ce jour-là, alors que tout le monde est assis autour de la table, la fillette verbalise une agression sexuelle subie quelques minutes plus tôt. Un choc. «Au début, on préférerait que notre enfant mente. Quand je suis arrivée devant l’officier de police judiciaire, je lui ai dit : “Ce n’est pas possible, c’est un cauchemar.”»
Mais les faits sont bien là. La salive du quinquagénaire et «une trace rose» sont retrouvées dans la culotte de la petite. Au domicile du mis en cause, les enquêteurs débusquent une quantité éloquente de fichiers pédopornographiques : plus de 195 000. Le masque tombe.
Au final, le quinquagénaire a été condamné à quatre ans de prison ferme et autant de sursis. Il sera incarcéré début octobre. «On a vécu une période très difficile avec mon mari. Lui ne veut pas en parler, c’est un sujet tabou. C’est arrivé dans le cercle familial, donc on doute de n’importe qui. On n’a plus confiance en personne. On n’oubliera jamais, mais maintenant on peut se dire qu’il a payé pour ce qu’il a fait.»