«Ça me fait quelque chose» : vingt ans après, la mythique course de côte renaît à Jœuf

Disparue des calendriers depuis 2006, la mythique course de côte qui relie Jœuf à Montois-la-Montagne a fait son grand retour, sous une nouvelle identité, ce dimanche 9 août.

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Quarante-deux pilotes étaient engagés sur la course de côte des 3 châteaux, première du nom.
Quarante-deux pilotes étaient engagés sur la course de côte des 3 châteaux, première du nom.

Il a suffi d’un coup de démarreur, puis d’un grondement qui remonte la côte pour réveiller les souvenirs enfouis depuis vingt ans. Dimanche 9 août, lorsque la Nissan 370Z de Cédric Guerlot avale les premiers mètres de bitume sur les coups de 9 h, le speaker peut l’annoncer fièrement : la mythique course de côte qui relie Jœuf à Montois-la-Montagne est de retour.

«Ça me fait vraiment plaisir qu’elle reparte, car l’ASA Chambley avait essayé de l’organiser à nouveau en 2024 et en 2025, mais sans y parvenir», rappelle Gilbert Horala, le président de la Ligue Grand Est du sport automobile.

«C’est vraiment impressionnant»

Lui connaît parfaitement cette course de côte des 3 châteaux, pour l’avoir mise sur pied plus d’une fois à l’époque où elle portait encore le nom de «côte des Bourriques». «J’y ai aussi participé en tant que concurrent jusqu’en 2005. Ça me fait quelque chose de revoir cette épreuve. Le parcours est magnifique.»

Un ruban d’asphalte de 1 750 mètres, avec sa pente de 6,5 %, qui, après trois désistements de dernière minute, a accueilli les quarante-deux pilotes engagés. Pas la quantité espérée, mais la qualité y est. «On a un beau plateau, avec certains qui viennent de loin», sourit Fabrice Rama, le vice-président de l’ASA Chambley.

Dont le vainqueur en titre, Roland Tromp, venu défendre sa couronne à bord de sa Tatuus Formula Master. Une monoplace que les spectateurs ont visiblement appréciée, à en croire le défilé ininterrompu devant son paddock. «C’est vraiment impressionnant», souffle l’un d’entre eux après avoir immortalisé le bolide par un cliché sur son téléphone.

Une histoire qui ne demande qu’à continuer

Autour du parcours, derrière les barrières de sécurité, les générations se mélangent. Certains redécouvrent un monument local de l’automobile, comme Jean-Paul, posté au niveau de la ligne de départ : «J’ai l’impression d’avoir remonté le temps. Bon, il y a des voitures un peu plus modernes qu’à l’époque. Mais je suis vraiment content de pouvoir à nouveau assister à cette course».

Et il y a ceux pour qui c’est tout nouveau. «En tant que fan d’automobiles, je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous. Et franchement, je ne suis pas déçu. Il y a de belles bêtes», lance Adrien, un Mosellan de 22 ans.

La course de côte des 3 châteaux saura-t-elle s’inscrire dans la continuité ? C’est en tout cas l’objectif. Pour Gilbert Horala, cette première édition pourrait justement servir de tremplin. «Je pense que ça peut attirer plus de monde pour 2027. Dans les paddocks, les gens vont dire que l’organisation est bonne. Ça va permettre aux pilotes de voir que l’épreuve est bel et bien repartie.» Le rendez-vous est pris.

Alexis Vaury

(Le Républicain lorrain)

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