[Football]

Zéro sur neuf, faut-il s’inquiéter pour le F91?

[BGL LIGUE] D’un point de vue comptable, Dudelange vient de faire son plus mauvais début de saison du siècle.

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Pour Englaro et le F91, il va falloir commencer à trouver des ressources pour faire des points et donc marquer.
Pour Englaro et le F91, il va falloir commencer à trouver des ressources pour faire des points et donc marquer.

Il y a des circonstances atténuantes et on les connaît. Mais les chiffres disent en partie le déclassement. En perdant ses trois premiers matches de la saison, le F91 a donc fait pire encore que ses deux plus mauvais lancements dans le siècle jusque-là : 3 sur 9 seulement en 2018 et 2019.

Pour un club qui, depuis le virage de l’an 2000, a dégainé huit fois un 9 sur 9 et sept autres fois un 7 sur 9, fatalement, la comparaison colle des frissons dans le bas du dos.

Mais même les dirigeants l’avaient anticipé et, déjà la semaine passée, au beau milieu de la rencontre, à la pause, contre Strassen (0-2), Gerry Schintgen, président à moitié réaliste, à moitié fataliste, faisait justement remarquer qu’il existait une chance de commencer ce championnat sur un 0 sur 9 : «Mais en même temps, avec un tel calendrier…»

C’est LA circonstance atténuante. Affronter coup sur coup Bissen, Strassen et Mondorf, trois équipes européennes qui ont le rythme continental et quelques semaines d’entraînement de plus dans les jambes, c’était un calvaire que d’autres que le F91 ont vécu : en neuf rencontres de championnat, ces trois clubs-là n’en ont perdu qu’une (Bissen face au Progrès), mettant presque tout le monde à l’amende.

Au regard de ce qu’a pu montrer Dudelange depuis début août, ce n’est pas totalement logique qu’il n’ait pas glané un point ou deux. Parce que la base est là et qu’on le voit équilibré, avec un entrejeu qui se connaît par cœur et des tauliers capables de tenir un groupe même fragilisé par des débuts difficiles.

La Jeunesse aussi est à l’arrêt complet

Le plus inquiétant, finalement, est que cette équipe n’ait pas encore marqué. Ni créé énormément d’opportunités. Il n’est pas dingue de la voir galérer sur ce plan, puisqu’il lui faut reconstruire tout un secteur offensif qui était performant la saison passée. Claudio Lombardelli avait le temps, fin juillet, de redire à quel point il était confiant devant le rendement de joueurs confirmés comme Azong ou Moussaki.

Pas facile de créer des connexions avec Teles, avec Correia, avec Boulbrachène, tous nouveaux, avec les couloirs également… quand on affronte des défenses déjà en place. Sans failles immédiatement exploitables pour une équipe qui en est encore à travailler ses automatismes.

Mais il va falloir commencer à marquer et à gagner contre Rumelange puis Wiltz, deux promus, avec une pression telle que le club n’en a jamais connu. D’où la concession faite par Gerry Schintgen en marge du match à Mondorf : «Je tiens à signaler que les coachs et le staff ont toute ma confiance. Le club travaille bien, on voit des sourires en semaine. Il nous faut de la stabilité, on doit impérativement gagner le premier match pour enfin décoller.»

C’est aussi ce que doit se dire la Jeunesse, autre institution majeure de BGL Ligue à zéro point, dont le début de saison était aussi étouffant (Progrès, Bissen, Strassen) et qui risque elle aussi le 0 sur 12, puisque c’est désormais Mondorf qui se présente.

Toppmöller : son premier trophée depuis le F91

Oui, Dino Toppmöller a remporté deux championnats d’Allemagne et deux Supercoupes d’Allemagne avec le Bayern Munich (2022 et 2023), en tant qu’adjoint de Nagelsmann. Mais depuis son doublé Coupe-championnat en BGL Ligue avec le F91, en 2019, à l’issue d’une saison historique (qualification pour la phase de groupes de l’Europa League), jamais le technicien allemand n’avait fait main basse sur le moindre trophée en tant que coach principal. Ni à Virton ni à l’Eintracht Francfort. C’est chose faite : dimanche soir, il a remporté devant le grand Paris Saint-Germain la Supercoupe de France, l’emportant 1-0 à Bollaert en ayant joué plus d’une mi-temps à dix et fait le dos rond. Moralité : ça lui va bien, à Dino, de jouer en rouge et jaune…

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