[Cyclisme]

Wenzel : «C’était devenu un but!»

VUELTAComme il l’espérait, Mats Wenzel a été retenu par sa formation Kern Pharma. Il va bien participer à son tout premier grand tour. Et forcément, il s’en réjouit!

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Mats Wenzel se montre plutôt satisfait de cette première semaine en grand tour.
Mats Wenzel se montre plutôt satisfait de cette première semaine en grand tour.

Il y a à peu près un an, vous nous expliquiez, après un superbe Tour de Norvège, que votre but, c’était de participer à la Vuelta l’année prochaine. Vous avez eu raison d’être confiant!

Mats Wenzel : Oui. En juin, on nous a donné la date de l’annonce de la liste. Il y avait une présélection à 11. Et le 9 août on a reçu la nouvelle par mail. J’étais confiant sur le fait que je serais dans la liste. J’ai bien dormi. J’ai regardé plusieurs fois mon mail dans la journée. Après, forcément on se demande si, lors des dernières heures, ils ont pris une autre décision. Mais quand je reçois le mail, je n’hésite pas, je l’ouvre directement pour savoir si c’est bon.

Ce n’était donc pas une surprise?

Non. Pas vraiment. L’équipe veut faire les meilleurs résultats possibles et ça passera pour nous par des échappées. Et à ce petit jeu, de se glisser dans des échappées, je suis un des meilleurs de l’équipe. Ils ont besoin de ça et avec un ou deux autres coéquipiers on est vraiment bons pour prendre l’échappée et avoir la force de la mener le plus loin possible. Donc, j’étais plutôt confiant.

Qu’est-ce que cela représente de participer à un grand tour? Est-ce le rêve ultime pour un coureur cycliste?

Peut-être un peu. Avant d’arriver dans l’équipe, je n’avais pas vraiment en tête de faire la Vuelta. Mais à partir du moment où j’ai rejoint l’équipe, ces deux dernières années, le rêve était devenu un but!

Il faut que les réserves en glucides soient pleines

Comment voyez-vous les trois prochaines semaines?

On n’a pas fait trop d’entraînement pour arriver en forme dans la dernière semaine. Si tu arrives déjà au top dans la première semaine, le grand tour va être très, très long. Pour cela, je ne me suis pas senti encore très en forme. Le mieux, c’est de ne pas être au plus haut niveau possible tout de suite mais de monter progressivement en puissance. Mais sinon, c’est la même préparation que pour n’importe quelle course. Je veux bien me préparer. Présentation jeudi, activation le vendredi. Manger beaucoup, beaucoup de glucides. Il faut que les réserves en glucides soient pleines.

Que représente la Vuelta, par rapport au Tour et au Giro?

Le Tour, c’est toujours le plus grand. Après, je place le Giro et la Vuelta au même niveau. C’est une bonne opportunité pour se révéler. Et maintenant que Pogi est là, je pense que les médias seront encore plus présents. Je pense que ce sera une belle course. Un peu plus équilibrée que le Tour et pas si dur. Il y a deux ans, l’équipe avait remporté trois étapes, il faut voir si c’est possible de faire aussi bien cette année même si Pogačar est présent.

Que serait une Vuelta réussie?

Comme c’est mon premier grand tour, c’est difficile à dire. Déjà, bien sûr, de finir. Et après, tout ce que je peux faire, aider un coéquipier à gagner ou faire un résultat moi-même, c’est du bonus. Mais je ne veux pas me dire que je veux juste finir la course. Je veux tout de même être content de ma performance.

Comment s’est passée la préparation?

Sur San Sebastian, j’avais des problèmes de digestion. J’étais pas mal mais pas au top. Il me manquait un peu. Et sur le Tour de Tchéquie, l’objectif c’était de trouver des sensations de course. Au début, je visais le général mais j’ai perdu trop de temps dans la troisième étape. Alors j’ai fait un dernier test en échappée et ça s’est plutôt pas mal passé.

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