[Athlétisme]
Van der Weken prête pour la dernière ligne droite
FINALE DE LA DL, SAMEDI À BRUXELLESPatrizia Van der Weken se dit en forme avant d’attaquer les deux derniers rendez-vous de la saison, à savoir Bruxelles et, dans une semaine, Budapest pour l’Ultimate.
On l’avait quittée il y a de cela trois semaines, du côté de Birmingham. Aux championnats d’Europe, malgré une préparation largement perturbée, Patrizia Van der Weken avait néanmoins réussi à se battre avec ses armes du moment pour aller chercher une nouvelle finale internationale avec à la clef une sixième place.
Un résultat qui la laissait un peu sur sa faim, consciente de n’avoir pas pu être à 100 % pour défendre ses chances.
Depuis, elle est repartie à l’entraînement, a zappé, par exemple, les étapes de DL de Silésie et Zurich pour se concentrer sur les deux derniers objectifs de la saison : l’Ultimate, dans une semaine, et d’abord la finale de la DL, qui se tient cette année à Bruxelles. Et visiblement, ça s’est plutôt bien passé : «Je me sens très bien. Les entraînements se sont très bien passés. Le programme était établi comme cela pour être en forme sur la fin de saison. Ça évite pas mal de voyages, on a préféré se concentrer sur l’entraînement», confie la triple meilleure sportive de l’année. Dont c’est également la troisième apparition de suite en finale de la DL : «C’est cool! Ça montre une certaine constance sur un très bon niveau. Je fais partie des meilleures du monde. Je mérite ma place», résume-t-elle.
«Rien à voir avec son niveau à Birmingham»
Son coach, Arnaud Starck, abonde dans son sens : «Pour une fois, elle arrive en fin de saison en n’étant pas épuisée. Elle est mieux préparée que d’habitude à cette période de l’année. Pour un mois de septembre, c’est très bien», se réjouit-il.
Bien sûr, tout n’est pas parfait, sa protégée ne sera pas à 100 %, mais elle sera bien mieux qu’à Birmingham : «Son niveau actuel n’a rien à voir avec le sien lors des championnats d’Europe. Elle a pu se préparer pour aller faire une vraie compétition avec de vrais objectifs en étant sur son niveau le plus haut.»
Si l’adversité sera bien plus forte dans une semaine en Hongrie, elle aura déjà un sacré challenge à relever à Bruxelles. Face à elle, des filles comme l’Américaine Sha’Carri Richardson, les Jamaïcaines Jonielle Smith et Tina Clayton ou encore la quadruple championne d’Europe britannique Amy Hunt : «C’est la place qui compte. Il faudra essayer de se rapprocher le plus possible du top 5. Si elle fait ça, ce sera déjà bien. Si elle se rapprochait des trois premières, ce serait formidable.»
Romain Haas