[Football]
Une première page d’histoire pour Bissen?
[Ligue des champions] Battu 2-1 à Klaksvik pour son premier match continental, Bissen a 90 ou 120 minutes pour renverser les Féroïens et rallier le 2e tour, mercredi au stade de Luxembourg.
Un but d’avance pour traîner Klaksvik en prolongation, deux buts d’écart pour renverser le champion 2025 des Îles Féroé à l’occasion du 1er tour retour de la Ligue des champions : ainsi se résume la mission, ce mercredi au stade de Luxembourg, de Bissen, qui se trouve à 90 ou 120 minutes d’une première victoire, voire d’une première qualification européenne, huit jours après avoir connu et perdu son baptême continental chez les Féroïens (2-1).
Plus facile à dire qu’à faire? C’est sans doute ce que répondraient Pedro Resende et les joueurs differdangeois ayant affronté Klaksvik au même stade de la compétition il y a deux ans, et qui s’étaient cassé les dents sur la défense féroïenne à l’aller (défaite 2-0) comme au retour (0-0), malgré des statistiques largement en leur faveur. Mais cette fois, il n’y a qu’un but à rattraper, et des raisons côté bissenois de croire à un renversement de situation.
Des conditions climatiques «difficiles pour Klaksvik»
La fraîcheur physique des Féroïens en est une. À l’aller, certains de ses joueurs ont fini avec des crampes, alors que la saison bat son plein sur l’archipel nordique. Ces signes d’essoufflement, conséquence de l’enchaînement des semaines anglaises pour Klaksvik, laissent espérer à Bissen que la météo jouera un rôle encore plus grand au match retour qu’à l’aller, disputé par moins de 10 °C, sous une pluie et dans un brouillard… de saison aux Féroé.
Au sortir du stade Við Djúpumýrar, Vitor Pereira suggérait ainsi, dans un trait d’humour, de pousser le chauffage à fond au stade de Luxembourg. L’entraîneur bissenois sera peut-être déçu de constater que le thermomètre ne devrait afficher «que» 27 °C à l’heure du coup d’envoi (20 h 15) et descendre au fil des minutes, mais «les conditions climatiques resteront difficiles pour Klaksvik», veut-il croire.
Cela dit, le technicien entend bien l’emporter autrement que par la grâce du climat, et pour ce qui est du jeu, le FC Atert a des raisons de croire en ses chances, pour peu qu’il entre dans le match dès la première minute et non à la trentième et qu’il règle le problème des coups de pied arrêtés si chers aux Féroïens (auteurs à l’aller d’un but dans cet exercice, qui pèse 60% de leurs réalisations).
Un match préparé «avec ambition et espoir»
«Le premier match officiel est difficile pour toutes les équipes, analyse Vitor Pereira. On est en recherche de sensations, on doute… On est passé à côté du début du match, on n’arrivait pas à sortir du centre du jeu. On prenait trop de temps dans les transmissions, alors qu’eux avaient les jambes pour être vite dans les duels et costauds dans ceux-ci. On doit aussi profiter plus des transitions, et les joueurs doivent un peu plus déclencher les courses vers l’avant quand Roman (Ferber) décroche. On a été un peu timides sur cet aspect. Mais on a les conditions pour faire un bon match.»
Et ce, même si le retour au pays des champions du Luxembourg, restés cloués au sol mercredi en raison de l’épais brouillard recouvrant les Féroé, est intervenu jeudi soir, 30 heures après l’horaire prévu. «C’était difficile, admet le coach bissenois. Faire deux allers-retours à l’aéroport, rester debout, se lever très tôt pour reprendre l’avion… On a quand même laissé du stress, de l’énergie. Mais on a préparé ce match avec beaucoup d’ambition et d’espoir.» Un espoir partagé par au moins 2 000 spectateurs, au stade de Luxembourg.