[Football]
Un deuxième match à cinq buts pour la Jeunesse
[BGL LIGUE, 6e JOURNÉE] La Jeunesse Esch a mis une grosse gifle à des Wiltzois démobilisés en fin de partie.
Jeunesse – Wiltz (5-1)
Si Cavagnera a rasé le montant sur un corner très vite joué (18e), c’est la version enthousiasmante de la Jeunesse à laquelle on a eu droit contre Wiltz et c’est presque un petit miracle si la Vieille Dame ne rentre pas aux vestiaires avec plus d’un but d’avance. Le combo décollage très haut et gros coup de boule qui rentre avec l’aide du poteau et de Guarneri (1-0, 5e), signé Schmitz, aurait ainsi dû être suivi d’autres belles petites réussites.
Mais Elshan rase le montant, en décroisant (28e), et Littbarski la lucarne, en force (40e), alors que Schmitz rate son tête-à-tête avec Guarneri, qui resserre bien les jambes (37e), et que le pied gauche de l’avant-centre tremble avec le but ouvert après un missile de Turping repoussé (43e).
Ce manque de réalisme ne sera que du passé en seconde période : Wiltz coule littéralement. Elshan trouve Turping seul plein axe (2-0, 54e), Hunter isole Schmitz encore plus seul aux six mètres (3-0, 65e). Puis en contre, Fernandes remonte cinquante mètres pour faire un petit cadeau à Mouadden, qui vient d’entrer (4-0, 78e), avant que Maquart profite du laxisme wiltzois dans un une-deux d’école (5-0, 81e). Franco sauve à peine l’honneur, d’un tir sec qui trouve le petit filet (5-1, 85e), mais cette défaite-là risque de laisser des traces profondes chez les Nordistes. «Elle est très dure à expliquer», s’étrangle Flavio Mendonça, qui demande «du temps pour travailler sereinement». Voilà qui fait écho à la joie de Reinhold Breu, deuxième victoire consécutive, et qui est soulagé : «C’est ce qui arrive quand tu restes cool, que tu ne te mets pas la pression : on gagne contre les équipes dans notre budget.»
Julien Mollereau
Rosport – Hostert (0-2)
Belle entame de match des visiteurs, appliqués et volontaires, qui cherchent la profondeur et le chemin du but adverse. À la 9e, ils profitent d’une balle en retrait trop courte de Baudry, de la poitrine, interceptée par Ballicalioglu avant que Bürger ne puisse intervenir, pour ouvrir le score (0-1). Rosport, fébrile à l’arrière, sans idées au milieu et avec un jeu trop lent et trop approximatif, ne répond pas présent durant cette phase initiale. Mais à la 23e, une intervention trop rude de Quinol sur Baudry est sanctionnée à juste raison par un carton rouge.
Les cartes sont redistribuées? Pas tant que ça, analyse Marco Martino : «Après le rouge, il y a cinq minutes où on subit la pression. Ensuite l’équipe s’est admirablement battue.» «Ah, après le rouge, c’était la bataille, sourit Yanis Montantin. On menait 2-0, donc pas besoin d’attaquer. C’était dur, mais mérité.»
Les locaux, en profitant de leur supériorité numérique, se montrent quand même plus entreprenants, mais pourtant rarement dangereux. Seule exception : Gonçalves, au terme d’un joli solo, des seize mètres, rate la cible de peu (32e). Cependant, comme la défense locale panique à chaque incursion adverse, Hostert va augmenter la mise à la 41e. Ahmeti trouve Dianessy, pourtant entouré de plusieurs Rosportois, mais l’attaquant ne laisse pas passer l’aubaine (0-2, 43e).
À la reprise, Hostert ne fait plus que défendre, laissant toute initiative aux locaux, qui manquent d’inspiration dans le dernier tiers. Kyereh, d’une frappe en pivot, met Seligson à rude épreuve (84e), mais c’est trop peu pour Rosport et Jérémy Villeneuve : «Malheureusement on n’a pas trouvé les espaces. On a tout fait pour, mais avec un bloc bas en face, c’est toujours difficile.»
Georges Bassing