[Football]
Seligson, en mode installation?
[BGL LIGUE, 6e JOURNÉE] Le portier d’Hostert, 18 ans, devrait être encore dans les buts, samedi, contre Rosport.
Le numéro 1, c’est Patricio Sancho, 30 ans, plus très loin de revenir aux affaires selon le staff de l’US Hostert. Mais quand le portier français reprendra ses cages, s’il les reprend, son numéro 2, Finn Alexander Seligson, aura eu le temps de devenir un numéro 1 et demi. En seulement un mois.
Le phénomène de précocité qui a conduit l’USH au premier titre de son histoire en mai dernier, en finale de Coupe du Prince, du haut de son impressionnant 1,94 m très charpenté, a sur son mois d’août encaissé cinq buts en quatre rencontres, dont deux contre le FCD03. Mais il a plus que fait le travail alors qu’il vient juste d’avoir ses 18 ans. Sa moyenne lors de cet intérim, qui pourrait éventuellement s’arrêter ce samedi sur la pelouse de Rosport? 6,33.
La confirmation, a posteriori, que le choix fait par Martino de lui confier les clefs, à la sortie de l’hiver dernier (une expérimentation qui avait tourné court après que le Luxembourgo-Finlandais se soit fracturé un doigt), n’était donc pas vraiment un essai cocasse.
Il faut dire que le technicien a eu un crush pour ce monstre qu’il appelle déjà affectueusement «Buffon». «C’est un vrai, gros talent. Il m’impressionne, j’ai la sensation qu’il a 40 ans, explique Martino… 32 ans. Il est tellement sûr de lui et calme que c’est impossible de le déstabiliser. C’est fou».
«Quel âge auront tes remplaçants?»
Mais alors pourquoi ne pas lui avoir redonné directement les clefs du camion, après le départ de Teddy Da Silva, cet été? «Parce qu’il ne faut pas non plus brûler les étapes. Je lui ai dit « mais si je te prends en tant que n° 1, quel âge devront avoir tes remplaçants? »». D’ailleurs, Lylian Parjouet, le n°3, a 19 ans…
Et puis l’inverse de la question que Martino a posée à Seligson est sans doute vraie également : si Seligson a 18 ans et si Sancho en a 30, l’idée d’une hiérarchie n’est-elle pas, aussi, dans l’expérience? «Pour moi, la hiérarchie est très claire, mais le football est un sport du moment», parvient à se contredire Martino.
Quoi qu’il en soit, en ce moment, c’est peut-être le «moment Seligson». Et au stade Jos-Becker, on commence à se dire qu’il serait bien que la FLF regarde dans sa direction pour renflouer les équipes espoirs.