[Football]

Roman Ferber : «Il faut croire que la chance du champion qu’on avait eue la saison passée, on ne l’a pas cette saison»

[BGL LIGUE] En disant, dès ce dimanche, que «l’histoire ne se répétera pas», Roman Ferber, meilleur joueur de la saison passée, voulait-il déjà dire que Bissen, champion en titre, ne conserverait pas son bien?

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Ferber a besoin de rassurer ses coéquipiers. Bissen va moyennement bien et les mots sont importants, dans ce genre de situation.
Ferber a besoin de rassurer ses coéquipiers. Bissen va moyennement bien et les mots sont importants, dans ce genre de situation.

Votre sortie, à l’issue de la défaite contre Mondorf (1-2) n’est pas passée inaperçue. Faut-il y voir, déjà, un renoncement alors que le champion en titre compte d’ores et déjà neuf points de retard sur Strassen et Mondorf, et six sur Differdange?

Roman Ferber : Il faut recontextualiser cette déclaration. J’ai simplement voulu dire que ce qui s’était passé la saison passée ne se reproduirait pas forcément une seconde fois. La saison passée, vu là d’où on était parti, avec du retard déjà après l’été, on avait réussi quelque chose de fabuleux. Mais on ne voit pas ça chaque saison. Ni ici au Luxembourg, ni ailleurs dans le monde. Ce que je voulais dire, c’est qu’on ne peut pas faire ça à chaque fois. Mais je n’ai pas dit qu’on n’en était pas capables.

Vous avez aussi pointé le fait que «la dure réalité, c’est qu’on ne gagne pas contre les gros».

Et si on perd à chaque fois contre les gros, alors le retard grandit avec eux, c’est mathématique. Malheureusement, c’est juste un constat qu’il faut dresser : les gros ne nous réussissent pas en ce moment. On perd logiquement contre le Progrès; face à Strassen, un nul aurait été plus logique; hier (NDLR : dimanche), leur gardien fait le match de sa vie. Il faut croire que la chance du champion qu’on avait eue la saison passée, on ne l’a pas cette saison. Il n’y a qu’à voir : contre Mondorf, on fait un poteau et deux barres.

Ça existe, en football, la malchance, ou c’est le symptôme d’un mal plus embarrassant?

Je ne suis pas un grand savant du football, mais on en a tous vu des centaines, des matches où une équipe a vingt tirs tandis que son adversaire en a trois, et finit par perdre. Il y a une forme de logique à se dire que ce n’est pas normal, mais moi, j’y crois beaucoup, à ce genre de choses : ça arrive souvent.

Alors il vient d’où, votre problème d’efficacité offensive?

Ouh, on a bien d’autres problèmes. Également des manquements défensifs. On a beaucoup de choses à travailler. Ne serait-ce que le fait d’encaisser autant de buts si tôt dans les matches (NDLR : un but à la 3e contre Walferdange, un à la 2e contre Mondorf). C’est anormal. Je ne pointe personne du doigt. C’est tout un groupe qui doit réagir.

Quelle est l’ambiance, dans le groupe?

Elle est « OK », mais ce serait plus facile avec des victoires. Et quand il y a beaucoup de défaites, ça commence à être difficile de penser tout le temps à ça. Il faut éviter de ruminer.

Qu’est-ce qui vous a fait le plus mal, cet été?

Un peu de tout. La blessure de Guimaraes. Celle de Rodrigues. Les départs. Eddarraj, Rastoder… Tout ça fait mal. Chaque fois, ça fait un peu plus mal. C’est comme prendre un coup de couteau dans le dos. Et il y a des trous à combler. Il faut qu’on trouve la recette. Y compris pour regagner contre les grands.

Mais quel est le potentiel de ce groupe qui vient d’accueillir de nombreux nouveaux joueurs, arrivés tardivement?

Le potentiel, il y en a. Il y a de la qualité. Mais pour chaque joueur, il y a une phase d’adaptation différente. Pour certains, ça va vite, pour d’autres non. Pour moi, ça avait été très vite, mais on ne peut pas faire de mon cas une généralité. Or il faut que ça prenne vite parce qu’on a besoin d’engranger avant la trêve, au vu des neuf points de retard qu’on a sur les premiers. Mais moi, je joue encore pour être champion en mai prochain. Je n’ai pas d’autre idée en tête, même si fatalement, quand on compare ce que je dis à la lecture du classement, on constate qu’il y a un petit contraste…

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