[Football]
Progrès – RFCU, ça ne perd pas, mais ça stagne
[BGL LIGUE, 8e JOURNÉE] Les spectateurs ont eu droit, au Haupert, à un joli duel, mais aussi à la seule rencontre sans buts de la soirée.
Au bal des équipes à qui il arrive de manquer un tout petit peu de régularité dans la performance, le Progrès et le Racing avaient un date, ce mercredi soir. Sacré tango, avec des envies de fermeté des deux côtés, des velléités d’autorité nullement dissimulées, une volonté manifeste de rester dans le sillage d’un podium qui semble déjà presque évident, alors qu’on n’est que mi-septembre.
Et en termes de créativité, c’est Niederkorn qui mène la danse, à la pause. Côté Racing, c’est à peine si Stolz a expédié une belle tête bien piquée un peu trop propre, qui finit dans les bras de Barrela (9e). Le Progrès en a fait plus. Trois fois plus. Mais Hoxha, l’homme le plus dangereux de la première période, est aussi le plus malheureux : il bute sur Laiton, collé à son poteau, après un slalom entre trois défenseurs du RFCU (3e), il effleure le montant sur une frappe maline, décroisée (13e), son pied gauche fuit le cadre sur un centre de Kitenge qui le voit seul au deuxième poteau (31e).
Diop a deux balles de match tardives
On n’est plus sur le même schéma du tout, au retour des vestiaires. Le harcèlement du Racing prend de l’épaisseur, l’amène à jouer quinze-vingt mètres plus haut sur le terrain, mais pendant vingt bonnes minutes, les hommes de Stéphane Masala expédient plusieurs frappes mi-distance jamais très loin, mais jamais cadrées non plus. Assez pour dire qu’ils ont repris la main, pas assez pour dire qu’ils s’apprêtent à prendre la tête.
En face, c’est le calme plat. Trop d’approximations dans les mouvements offensifs condamnent les locaux à se satisfaire au mieux d’un nul. Au pire…
Le pire manque bien d’arriver, d’ailleurs, sur un corner qui traîne aux alentours des 16 mètres. Diop, à peine rentré, expédie une demi-volée puissante qui semble partie pour filer sous la barre, mais qui tape par hasard la nuque de Duarte, replié dans ses six mètres. Et dans les arrêts de jeu, l’attaquant va expédier au-dessus, en déséquilibre, un centre fuyant de Bissaka (90+2). Prendre un but à ce moment eût sans doute été fatal à Niederkorn. Il se contentera donc tranquillement du statu quo…