[Football]

Pour Pétange, «six points, c’est plutôt pas mal»

[PH] Vu l’état de ses finances, l’avancement de son projet sportif et l’objectif maintien qui découle des deux, le Titus présente un premier bilan comptable qui satisfait son coach Frédéric Herinckx.

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Entre inexpérience, «séquelles de la saison passée» et recrues pas à 100 %, Pétange aura besoin de temps pour trouver son rythme de croisière.
Entre inexpérience, «séquelles de la saison passée» et recrues pas à 100 %, Pétange aura besoin de temps pour trouver son rythme de croisière.

Assister à un match de Pétange en Promotion d’honneur cette saison est une garantie sérieuse de voir des buts. Sérieuse, et non absolue, puisque son duel de la 2e journée face au Fola s’est soldé par un 0-0 mais pour le reste, les quatre autres sorties du Titus ont généré 26 buts (soit plus de 5 buts par match en moyenne), le total le plus élevé de la division après cinq rencontres.

Celui-ci traduit à la fois le pouvoir offensif et les immenses difficultés défensives d’une équipe qui possède la troisième attaque (13 buts, un de moins que Feulen et Canach) et le meilleur réalisateur (Hayford Gyimah, 7), mais aussi la deuxième arrière-garde la plus poreuse (13 buts concédés, un de moins seulement que la lanterne rouge, Mersch) du championnat. Deux attributs que le déplacement de dimanche à Feulen (défaite 5-3) a encore mis en exergue.

«Ce n’est pas notre championnat»

Sur le terrain In Bertzent, où il a subi son premier revers de la saison une semaine après avoir signé son premier succès (5-3 contre Canach), le Titus a pourtant mené 1-0 et recollé à 2-2 et 3-3, mais il a affiché des largesses inquiétantes, derrière. «On ne sait pas gérer les temps faibles et dès qu’on concède une occasion, on prend un but, s’est désolé l’entraîneur pétangeois Frédéric Herinckx après le coup de sifflet final. Un coup de pied arrêté, c’est but. Un long ballon, c’est but…»

Avant cela, le technicien belge avait commencé son analyse en énumérant trois autres matches, comme pour signifier que les trous d’air commencent à bien faire : le nul inaugural à Mamer (2-2), où son équipe s’est fait rejoindre à la 90e minute, la réception du Fola, «où on doit vraiment mener à la pause mais où on peut vraiment perdre en deuxième période», et bien sûr le déplacement à Lorentzweiler, où elle a dilapidé une avance de trois buts après le repos (3-3, 3e journée).

Cela fait potentiellement six points de perdus et avec ceux-ci, Pétange, actuellement 10e, serait leader devant son voisin rodangeois (11). Mais les six points pris n’en sont pas moins satisfaisants pour Frédéric Herinckx, vu le menu initial et l’objectif avoué : «Si on m’avait dit qu’on prendrait six points en ayant joué Mamer, le Fola, Lorentzweiler, Canach et Feulen… On a affronté cinq candidats à la montée, ce qui n’est pas notre championnat. Nous, on veut se maintenir».

Une manière de rappeler les observateurs à la réalité sportive et économique du Titus. «On a beaucoup de nouveaux joueurs, une nouvelle équipe, a-t-il rappelé. Je suis moi-même arrivé tardivement, on vient seulement de finir la prépa. Quoi qu’on en dise, on a absolument zéro budget, Feulen a cinq fois notre budget et on arrive, malgré ça, à proposer des choses plutôt intéressantes.» Mais pas au point de nourrir des ambitions démesurées sous prétexte qu’on s’appelle Pétange, «surtout pas!».

«Pétange européen, c’est de l’histoire ancienne»

«Pétange européen, c’est de l’histoire ancienne, replace le technicien. Pétange, aujourd’hui, c’est : pas d’argent, des joueurs qui font des efforts financiers, qui pourraient être titulaires dans d’autres équipes mais qui viennent pour se relancer car ils n’ont pas beaucoup joué depuis deux-trois ans. J’ai lu la presse : au départ, le club était mort, puis on a battu Canach, et soudain, on allait monter. Moi, je prône depuis le début qu’on va se maintenir, mais ce sera difficile jusqu’au bout.»

«On a du travail, on est encore dans la création d’une équipe, poursuit le coach pétangeois. On a 30-35 joueurs à l’entraînement, ils sont présents et réceptifs mais de temps en temps, ça part un peu de travers.» C’est le risque, avec un groupe aussi jeune. «Les latéraux, c’est 17-18 ans, et les axiaux 20-21», rappelle-t-il au sujet de Finn Lahr, entré dimanche à gauche de la défense, Jean-Nathan Fanoux, aligné à droite, et de Mamadou Diallo et Emile Mbida, associés en charnière.

«Et il ne faut pas oublier que les anciens ont aussi les séquelles de la saison dernière où ils ont eu quatre entraîneurs (NDLR : Kiril Rachev, Marc Adomako, Chris Baffour et Akil Momade) et quatre projets de jeu différents, et ont vécu une saison très compliquée.» Or «changer un peu l’état d’esprit, ça prend du temps», au même titre que «retaper» les recrues et «mettre une équipe en place», précise Frédéric Herinckx pour qui six points, dans ces conditions, «c’est plutôt pas mal». C’est déjà cinq de plus que les deux relégables, Wormeldange et Mersch.

Division 1 : 4 sur 4 pour le CSG?

Après quatre journées en Division 1, trois équipes comptent 12 points sur 12 possibles dans la série 1 : Lintgen, Diekirch et Medernach. Dans la série 2, seul Grevenmacher a remporté toutes ses rencontres, mais les hommes de Marc Thomé ne sont pas leaders, paradoxalement. Et pour cause : ils n’en ont joué que trois. La quatrième aura lieu ce mardi (20 h) à domicile contre Schengen (14e, 3 pts) et leur permettra, en cas de succès, de reprendre la 1re place occupée depuis dimanche par le promu Biwer (10 pts).

Après quoi, le CSG se tournera vers son duel contre Walferdange (BGL Ligue), dimanche en 32e de finale de la Coupe. Un tour que Norden et Mertzig, qualifiés sur le terrain, ne disputeront pas : pour avoir effectué cinq changements au lieu de quatre lors du tour précédent, les deux clubs de D1 ont, comme ils s’y attendaient (lire notre édition du 11 septembre), été éliminés sur tapis vert jeudi. C’est donc Koerich (D1) qui recevra le FC Luxembourg City (PH), et Junglinster (D2) qui accueillera Bettembourg (PH).

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