[Handball]
Pour les Rout Léiwinnen, c’est mission gestion des émotions
Vainqueure 22-20 en Grande-Bretagne, l’équipe nationale devra réussir à gérer son stress, dimanche à la Coque, lors du match retour.
À Derby, où elles ont battu les Britanniques, mercredi, à l’issue de la manche aller du premier tour des éliminatoires du Mondial-2027, les Rout Léiwinnen ont enfin regoûté à la victoire, chose qui ne leur était plus arrivée en match officiel depuis des lustres, c’est-à-dire 2 700 jours pour être exact. Mais ces dernières ne sont pas passées loin de se faire rattraper par l’enjeu.
«Ma crainte ne concerne pas notre niveau de jeu ou notre condition physique puisque je pense que nous sommes bien préparées. Le seul facteur X, c’est la capacité de certaines joueuses à gérer leurs émotions et le stress liés à l’événement», disait à ce propos la sélectionneuse Nina Kanto en conférence de presse quelques jours avant la rencontre.
Et d’ajouter : «Si l’on joue comme on s’entraîne, j’ai envie de dire que ça va le faire, sauf que j’ai déjà perçu quelques comportements qui m’ont interpellée.» D’ailleurs, il n’y a pas eu besoin d’attendre très longtemps pour le vérifier, en témoigne la grande fébrilité offensive de ses protégées en début de partie.
À 60 minutes d’une qualification historique
«Quand on ne parvient pas à mettre un but pendant les dix premières minutes, je me suis dit : « Waouh, mes joueuses sont effectivement un peu prises par l’enjeu et n’arrivent pas à se relâcher »», déplorait-elle après coup. Heureusement sans conséquence puisque la défense, bien aidée par une Laure Flener épatante (17 arrêts), a tout de suite été au diapason.
Malgré leurs difficultés offensives, les Lionnes n’ont «jamais baissé la tête» et le collectif a fait front. «Chacune a apporté un petit plus à l’équipe à un moment donné», constatait la Française. Revenues plus libérées après la pause, Laura Willems et ses coéquipières ont alors réussi à créer un petit écart. Suffisant pour résister au retour des locales dans les derniers instants, mettant ainsi fin à une longue disette.
«C’est une immense joie, savourait Sharon Dickes, déjà présente en Grèce lors du dernier succès datant de 2019. Nous sommes encore plus motivées pour le match retour et les prochains. On se donnera à 150 %.»
Reste à ne pas se laisser submerger par les émotions dans un rendez-vous qui pourrait marquer l’histoire de la sélection nationale si celle-ci venait à confirmer et se qualifiait pour la deuxième phase. «J’espère qu’à domicile, avec la présence de la famille et des amis, ce ne sera pas la même chose», veut croire Nina Kanto.