[Mondial-2026]
Pedro Resende : «Être champions du monde, ça demande d’autres choses»
[MONDIAL-2026] Chaque jour, suivez la compétition avec un coach de DN (ou un arbitre). Aujourd’hui : Pedro Resende, entraîneur de Differdange.
«À l’image du but de l’Espagne, c’était une défaite collective de l’équipe nationale portugaise (1-0). Sur l’action, on a perdu le ballon, puis c’était une erreur au niveau de la couverture : à ce niveau, ce n’est pas possible qu’un joueur de l’Espagne se retrouve tout seul comme cela.
Après, Portugal – Espagne, ce sont toujours des matchs très équilibrés, deux équipes avec beaucoup de qualités. Je ne saurais pas vous dire qui des deux est la plus forte, mais peut-être que l’Espagne l’est au niveau collectif. Pourtant, j’étais un peu déçu, les deux équipes ont multiplié les passes faciles, il y avait un peu de peur de faire des erreurs.
Ce sont deux équipes qui aiment avoir le ballon. Mais pourtant, j’ai trouvé que l’on perdait le contrôle de la balle trop vite, ça m’a un peu déçu. Je dirais quand même que l’Espagne a eu de meilleures occasions que le Portugal, ils étaient toujours plus proches de gagner le match. Mais, tactiquement, c’était un bon match.
Je comprends pourquoi Félix a été titularisé et pas Leão. Leão a toujours plus de mal à défendre et Félix est meilleur dans ce domaine. C’était un bon choix, surtout face à Pedro Porro et Yamal.
Mais globalement, j’ai l’impression que nos joueurs sont meilleurs en club qu’en sélection. Il doit y avoir quelque chose de mental, car quand je vois Bruno Fernandes jouer pour Man United et quand je le vois jouer pour l’équipe nationale portugaise, ce n’est pas le même joueur. Ça, je ne sais pas l’expliquer.
On a parmi les meilleurs joueurs du monde : Vitinha, Dias, Cancelo, Neves, Mendes, même Costa est un très bon gardien. On a vraiment la qualité et la quantité. Mais être champions du monde, ça demande d’autres choses. Si vous me disiez que le Portugal avait la même mentalité que celle du Cap-Vert, là, je pourrais croire à une victoire en Coupe du monde.
Champion du monde c’est une chose, champion d’Europe, c’en est une autre (NDLR : Ronaldo a déclaré en après-match : « L’Euro a la même dimension qu’une Coupe du monde »). Mais je comprends un petit peu, parce qu’on est un petit pays. On a réussi à être champions d’Europe, et en même temps, on est toujours là, parmi les favoris en Coupe du monde, et c’est déjà bien. Mais les deux coupes restent différentes. Moi, je préfèrerais avoir quatre titres de champion du monde. Mais je suis tout de même content de cette équipe nationale.»