[Tennis]

Pas de miracle pour l’équipe nationale, battue par le favori hongrois

COUPE DAVISSans Chris Rodesch, son meilleur joueur, et malgré toute la bonne volonté du monde, l’équipe nationale n’a pas fait le poids contre la Hongrie, vainqueure 4-0 à la Coque.

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Passés à côté du premier set, Alex Knaff (à g.) et Raphaël Calzi ont retrouvé des couleurs dans le second.
Passés à côté du premier set, Alex Knaff (à g.) et Raphaël Calzi ont retrouvé des couleurs dans le second.

La logique a été respectée. Menée 0-2 après la première journée de compétition, vendredi, et les deux défaites en simple de Louis Van Herck (1 705e), tombé avec les honneurs face à Fabian Marozsan (60e), et d’Alex Knaff (761e), dominé par Zsombor Piros (116e), l’équipe nationale a perdu le double décisif, samedi, face aux Hongrois, grandissimes favoris de cette rencontre du Groupe I mondial.

Un temps annoncé aux côtés d’Alex Knaff, l’atout numéro un de la sélection, Chris Rodesch (150e), encore trop juste physiquement, a cédé sa place à Raphaël Calzi. Sous les yeux du Grand-Duc Henri, la partie ne pouvait pas plus mal débuter pour le duo grand-ducal, opposé à la paire Matyas Fuele (579e)/Peter Makk (517e).

Après une erreur de l’arbitre de chaise au moment de présenter le serveur, annonçant Alex Knaff comme étant un joueur de la… Hongrie – ce qui n’a pas franchement fait rire le principal intéressé, lui qui disputait son ultime match de Coupe Davis en carrière, ni même le public –, le tandem local concède un break blanc.

Dans le dur, les deux Luxembourgeois ne réussiront à préserver qu’une seule de leur mise en jeu dans le premier set, impuissants devant des «visiteurs» bien plus consistants (1-6). Consistants, Alex Knaff et Raphaël Calzi vont l’être davantage dans la deuxième manche. Ces derniers affichent un tout autre visage et leur premier jeu de service, remporté au terme d’un gros combat, va leur donner des ailes.

Fin de la série d’invincibilité

Les débats s’équilibrent enfin (!) pour le plus grand bonheur des spectateurs. «Je pense que l’on a commencé à mieux varier au service. Nous avons alors gagné nos mises en jeu plus facilement, résume Raphaël Calzi. Et je crois aussi qu’on s’est un peu plus relâchés. Ce n’était pas simple parce qu’on avait tous les deux à cœur de faire un gros match, de livrer une belle performance.»

Et le spécialiste du double d’ajouter : «Personnellement, je me suis peut-être mis un peu trop de pression au début, mais je suis content du deuxième set. On a réussi à trouver quelques solutions, au point de les pousser jusqu’au tie-break. C’est un peu dommage de ne pas être parvenus à les emmener dans un troisième set.»

Beaucoup plus inspirés, les deux hommes vont effectivement mener la vie dure aux Hongrois. Mieux : ils feront la course en tête pendant l’intégralité de la manche, mettant plusieurs fois sous pression l’équipe adverse. Mais Fuele et Makk résistent, avant de définitivement climatiser la salle (6-7 (3/7)).

Comptant pour du beurre, la dernière opposition ne fera qu’accentuer la supériorité hongroise. Déséquilibrée sur le papier, l’affiche entre le jeune Matiej Reiter et Makk l’a également était sur le court (1-6, 2-6). Fin de série pour l’équipe nationale, qui était invaincue à domicile depuis 2016*. Et qui disputera un barrage, en février prochain, pour se maintenir dans le Groupe I mondial.

* Avant le duel avec la Hongrie et depuis la défaite concédée face à la Norvège à Capellen, quatre rencontres avaient eu lieu au Luxembourg pour un total de quatre victoires : la Géorgie en 2018, l’Afrique du Sud en 2023, la Lituanie en 2025 et l’Ukraine en début d’année.

LUXEMBOURG – HONGRIE 0-4

Vendredi

Louis Van Herck (1 705e) – Fabian Marozsan (60e) 4-6, 4-6

Alex Knaff (761e) – Zsombor Piros (116e) 4-6, 0-6

Samedi

Alex Knaff/Raphaël Calzi – Matyas Fuele/Peter Makk 1-6, 6-7 (3/7)

Matiej Reiter – Peter Makk (517e) 1-6, 2-6

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