[Football]

«On t’aime Giroud!»

[LIGUE DES CHAMPIONS] À 40 ans et pour sa probable «der» en C1, l’attaquant s’offre avec Lille une virée à Arsenal, le club où il s’est créé une stature internationale.

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Giroud, heureux d'être là.
Giroud, heureux d'être là.

«J’espérais dans mon coin, secrètement, revenir ici jouer à l’Emirates et j’ai eu beaucoup de chance», a déclaré l’avant-centre français, lundi dans une salle de presse remplie pour moitié de journalistes anglais.

Recruté à l’été 2012, le tout frais champion de France avec Montpellier a disputé 253 de ses plus de 800 matches professionnels avec Arsenal, à la fin de l’ère Arsène Wenger.

«Nananana, Gi-roud» : fêté sur l’air d’Hey Jude des Beatles par les supporters du club londonien dès son arrivée, le grand gaucher avait rapidement gagné une place de titulaire et totalisé 17 buts et 11 passes lors de sa première saison outre-Manche.

«Dès le deuxième match que j’ai fait, à Anfield contre Liverpool, ils ont chanté cette chanson à mon honneur, c’était extraordinaire, je me suis senti accueilli comme un membre de la famille tout de suite», s’est-il rappelé. Et pourtant, «quand je suis arrivé, personne ne me connaissait».

En cinq saisons et demie à Arsenal, le Bleu aux 137 sélections a inscrit 105 buts et remporté trois Coupes d’Angleterre, mais jamais la Premier League. Celle-ci lui a échappé lors de la saison 2015/2016, au profit de la surprise Leicester, malgré ses 16 buts inscrits en championnat.

Mais le buteur a définitivement marqué les esprits des Gooners (surnom des supporters d’Arsenal) d’un geste fantastique en janvier 2017 : un coup du scorpion face à Crystal Palace, désigné prix Puskas du plus beau but de l’année.

«C’est un des plus beaux buts jamais marqués», s’est souvenu samedi John Casey, un fan d’Arsenal, se remémorant un attaquant «très élégant et professionnel». Le seul reproche qu’il lui fait : son départ pour Chelsea, «le côté obscur» («dark side») de Londres.

Le scénario rêvé de Giroud, ce mardi? «Sans hésitation une victoire de Lille! J’apprécie tout l’intérêt que les médias apportent à mon retour, ce sera quelque chose à gérer émotionnellement, mais je n’oublie pas que le plus important c’est l’équipe et je me considère comme un joueur d’équipe.»

«Il sera bien accueilli, je pense. Sauf s’il marque!», répond John Casey. Paul Clark, également croisé samedi, va plus loin : «C’est un vrai Gooner, on t’aime Giroud!».

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