[Football]

Nos U15 au Mondial à Bakou : «La semaine passée, on a battu le PSG 5-3»

[COUPE DU MONDE U15] Pol Hansen, coach de l’équipe qui s’est envolée ce jeudi pour l’Azerbaïdjan, nous a raconté l’ampleur de cette aventure qui les attend, lui et ses 14 joueurs, au milieu de 190 pays.

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Ils sont partis pour Bakou ce jeudi. Heureux et excités.
Ils sont partis pour Bakou ce jeudi. Heureux et excités.

C’est ce samedi, contre Saint-Vincent-et-les-Grenadines, que les U15 s’élancent dans une compétition à laquelle la planète entière est conviée. Dans cette nouvelle preuve de gigantisme (installations folles) et d’exubérance (deux mi-temps de vingt minutes, à 8 contre 8) à laquelle la FIFA nous a désormais habitués, Pol Hansen, l’entraîneur qui escortera la sélection des Lionceaux, va devoir réinventer beaucoup de choses.

Il a fallu faire pas mal de déçus chez ces U16 pionniers

Pol Hansen : «Ils ont déjà l’habitude des matches internationaux. Ils en ont déjà un certain nombre et dès qu’on rentre, quelques jours plus tard, on rejoue contre la Belgique. On sent quand même un peu d’excitation. Même s’il n’y avait pas de qualifications, on va quand même être les premiers au pays à jouer un Mondial. On part avec quatorze joueurs. Ça a peut-être été une déception pour l’un ou l’autre parce qu’après tout, chez les U16, on a quatre gardiens et vingt-six joueurs de champ. Mais on a vendu la sélection sous son aspect positif : il n’y a rien à reprocher aux non-convoqués. C’est parce qu’on a dû donner la liste déjà en septembre et parce qu’on a dû se fier à l’état de forme du moment.»

Le niveau de cette équipe luxembourgeoise, c’est… meilleur que le PSG?

«Toute la saison, on est ensemble du lundi au jeudi et on joue contre plein de grands centres de formation. En préparation, la semaine passée, on a affronté le Paris Saint-Germain. Normalement, on dit que le résultat, ça ne compte pas, mais là… on a gagné 5-3. J’imagine que sur une semaine comme ça, avec ce format particulier, la clé du succès, ce sera l’adaptation. Mais on a élaboré encore récemment les réformes de jeu pour les catégories jeunes avec le DTN (NDLR : Manou Cardoni). Et c’est un fait que nous, au Grand-Duché, on évolue en jeu réduit depuis longtemps. De 2 contre 2, 3 contre 3… jusqu’à 7 contre 7. Quand on est à 7 contre 7, nos surfaces de jeu sont plus étroites et moins profondes que ce qu’on va rencontrer à Bakou, à 8 contre 8. Mais nos joueurs seront préparés au niveau des courses. Dans notre groupe, il me semble que c’est quand même la Corée qui sera favorite: c’est un pays de plus de 50 millions d’habitants.»

Vont-ils ressusciter le rôle du libéro dans leur… 4-1-2?

«Dans ce tournoi, personne n’aura de vérité absolue. On a des idées pour le système qu’on va jouer, mais qu’est-ce qui sera le plus performant? Puisque c’est 8 contre 8, peut-être un 2-3-2 en possession de balle et 4-1-2 contre le ballon? En tout cas, le plus important, c’est comment on défend parce qu’il n’y aura pas de hors-jeu dans cette compétition avant qu’on n’atteigne la surface de réparation. Ça va étirer le jeu. Peut-être des équipes laisseront-elles toujours une pointe. Cela risque de se transformer en marquages individuels et peut-être même qu’on aura droit au retour des libéros.»

C’est planifié la saison prochaine pour que ce soient les dames! Ce sera au même endroit : ils ont construit 22 terrains de football pour l’occasion

Il y a… 32 groupes et neuf matches garantis en une semaine

«La logique de cette compétition, c’est qu’il y a 32 groupes et que le premier de chaque groupe jouera le tiers 1. Le deuxième jouera des places 33 à 64, le troisième de 65 à 96, etc. En tout cas, on a neuf matches garantis et pour leur développement, c’est génial. Pour nous aussi, le staff, ce sera unique. J’ai hâte de voir comment les autres coaches vont trouver des solutions à ce format. Et j’espère pouvoir en parler avec certains.»

Un village olympique et une cantine de 2 000 places

«C’est un truc de fou. C’est carrément un village olympique sur lequel ils regroupent tous les athlètes. Il y a cinq immenses bâtiments et nous disposerons d’un appartement pour les joueurs avec trois salles de bain et d’un autre pour le staff – on est six membres du staff plus un instituteur car les joueurs auront des cours quand ils seront libres. Il y a aussi un centre médical, un centre récréatif où nos joueurs vont pouvoir rencontrer les joueurs du monde entier. Il y a également une salle à manger de 2 000 places sur lesquelles on tournera par roulement de quarante équipes. Pour nos joueurs, ça va être une expérience exceptionnelle. Et la FIFA a tout payé, tout pris en charge.»

Vingt-deux terrains pour que l’année prochaine, ce soit au tour des filles!

«Comme je l’ai compris, c’est planifié la saison prochaine pour que ce soit exactement la même chose, mais chez les dames! Ce sera au même endroit : ils ont construit 22 terrains de football pour l’occasion. Et dans deux ans, ils veulent carrément que ce soit tout le monde ensemble. Cela fera plus de 350 équipes. Où vont-ils faire ça? J’imagine un endroit comme le Qatar ou l’Arabie saoudite…?»

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