[Football]

Natami, heureux mais… «je dois rester calme»

[SÉLECTION NATIONALE] Il a 27 ans et est appelé pour la première fois. On a pris quelques minutes pour appeler Omar Natami, l’un des joueurs les plus talentueux parmi les «oubliés» des dernières années.

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Natami n'a plus le droit de broyer du noir : sa sélection le rend fou de joie.
Natami n'a plus le droit de broyer du noir : sa sélection le rend fou de joie.

Pour vous, le milieu de terrain d’origine italienne, aucun regret d’être appelé pour la première fois seulement trois mois après la visite de la Squadra?

Omar Natami : Chaque chose doit venir en son temps. C’est que c’était aujourd’hui, le bon moment. Avant, je n’étais peut-être pas prêt.

Donc on peut dire tout simplement : « enfin »?

Non plus, non. C’est juste que là, ça tombe grâce aux performances de mon club, grâce au coach. C’est à cause de tout ça que mon nom est passé par la tête de Jeff Strasser.

Vous parlez du club, du coach… Quelle est la part qui vous est extérieure, dans cette convocation?

Je crois que j’avais besoin d’un nouveau challenge pour sortir de ma zone de confort. À la fin, à Niederkorn, j’étais sûr de jouer. Là, comme le coach me l’a dit en me contactant, il faut que je sois bon à chaque séance pour prouver que je suis le meilleur et que c’est moi qui dois jouer. J’ai progressé mentalement.

Je ne veux pas être celui qui boude, celui qui gâche l’ambiance

Mais de là à changer à ce point de « body language » sur le terrain, par rapport à votre période niederkornoise…

Désormais, il y a une exigence, un statut… J’évolue dans une équipe où tout se passe bien. Je ne veux pas être celui qui boude, celui qui gâche l’ambiance.

Il y a énormément de petits gabarits techniques qui ont été convoqués par Jeff Strasser. Quelle peut être votre plus value dans cette constellation?

(Il sourit) Je ne sais pas! Ma bonne humeur déjà! Parce que je suis content, je vais retrouver des gens. Danel Sinani, avec qui j’ai joué la Coupe d’Europe quand nous étions à Dudelange; Timothé Rupil, qui est le meilleur ami de mon petit frère… Mais je ne suis pas là pour ça. Plus pour montrer mon envie et ma capacité à gratter des minutes. Je suis polyvalent, je peux jouer partout!

Vous êtes-vous posé la question de savoir si vous avez le niveau?

Bien sûr que tu te la poses! Dans cette équipe, il y a un Leandro Barreiro qui a le niveau Ligue des champions, un Danel Sinani… Même Dardari, comme d’autres, il sort d’un gros centre de formation! Il y a de l’appréhension parce que je ne sais pas à quoi m’attendre. Mais je dois rester calme.

Qui a été la première personne à vous appeler, vendredi matin, à la sortie de la liste?

J’ai reçu tellement de messages et d’appels que je ne m’en souviens plus. Mais mon coach et mes directeurs techniques ont appelé pour dire qu’ils sont fiers de moi et que ce n’est que le début.

Et Tim Hall, qui aurait pu postuler, lui aussi?

Lui et moi, vu notre début de saison, on savait que c’était possible. Ça me laisse un petit arrière-goût, qu’il ne soit pas là, mais sur ces deux semaines, je vais m’employer à montrer comme on travaille bien à Strassen, ce qu’on vaut, et ça fera peut-être de la pub!

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