[Cyclo-cross]
Marie Schreiber : «Je reprends beaucoup de plaisir»
CYCLO-CROSS INTERNATIONAL DE SCHOUWEILER Marie Schreiber a régalé le public, samedi, avec son premier succès de la saison dès sa première course.
Entretien avec notre correspondant
Alexandre Adam
Quel est votre sentiment après cette première victoire en ouverture de la saison de cross?
Marie Schreiber : Je suis vraiment heureuse de cette victoire, même si les conditions n’étaient pas vraiment les conditions d’un cyclo-cross. Le terrain était très sec, il faisait chaud, mais je suis vraiment contente, surtout sur le sol national et surtout sur un super parcours, très technique et difficile.
Vous évoquez la chaleur. Comment avez-vous géré cet élément météorologique?
J’ai atteint mes limites de course, mais je n’ai normalement pas de problème avec la chaleur et j’arrive assez bien à gérer, mais un cyclo-cross, ce n’est pas un effort sur route, quand on arrive aux limites, le corps surchauffe plus vite, c’est pour cela que les ravitaillements sont très importants.
Vous avez mis le vélo de route de côté pour vous concentrer plus sur le cyclo-cross?
Je n’ai pas encore complètement rangé mon vélo de route, étant donné que je participe le week-end prochain aux championnats d’Europe sur route avec l’équipe nationale. Mais oui, c’est vrai que je me suis concentrée davantage sur ma saison de cross, surtout après tous mes petits pépins ces douze derniers mois. Je n’ai pas roulé beaucoup de cyclo-cross la saison dernière, je n’ai pas fait beaucoup de courses sur route cette année, ce qui me déplaît énormément. Je n’avais pas le niveau actuellement pour aller aux championnats du monde sur route, et comme le cyclo-cross est plus important à mes yeux, je me suis concentrée sur le cross.
Les préparations et vos entraînements pour votre saison de cyclo-cross se passent bien?
C’est vrai que depuis début août, j’arrive à m’entraîner sans problème. Depuis, je me prépare au mieux pour la saison hivernale. Je parviens actuellement à faire les entraînements comme je le désire en mettant la force nécessaire dans les sorties plus spécifiques de force sans avoir de problèmes, donc oui la préparation et les entraînements se passent très bien. Je n’ai pas de gêne, les pépins ne me repoussent pas dans les entraînements, je prends les choses au jour le jour et je construis ma préparation comme cela en faisant le point jour après jour.
Avant de me mettre un réel objectif, j’aimerais retrouver mon niveau
Justement, quelles sont actuellement vos ambitions pour cette saison hivernale?
Avant de me fixer un réel objectif, j’aimerais retrouver mon niveau. L’année dernière, j’étais parvenue durant quelques courses à le faire. C’est toujours difficile en début de saison hivernale de réellement jauger son niveau, et de se fixer de réels objectifs, car on ne sait pas où on en est par rapport à la concurrence. Maintenant, on verra après les premières courses, et à ce moment-là, je pourrai avoir des objectifs bien spécifiques.
Vous avez été donc embêté par des pépins physiques jusqu’à début août?
Oui, cela fait des mois que je suis embêté par plein de petites choses et des pépins physiques. Ce n’est que depuis début août que je m’entraîne sans problème car avant, à chaque fois mon échéance était repoussée à la suite d’un problème ou d’un autre.
On a vu les dernières semaines sur les réseaux sociaux mais aussi ce samedi que vous repreniez beaucoup de plaisir sur le vélo de cyclo-cross?
Tout me paraît plus simple ces dernières semaines, c’est vrai que je reprends beaucoup de plaisir depuis que je sais que la saison de cross approche. Sur la route cette année, j’ai eu plus de difficultés que sur le vélo de cross.
C’est relax le matin de prendre son café au calme à la maison avant de se préparer pour la course
À quel point est-ce difficile de lancer sa saison de cross et de participer la semaine prochaine aux championnats d’Europe sur route, un effort complètement différent?
Je suis contente de participer aux championnats d’Europe avec l’équipe nationale, mais je reste focus sur le cross et cela me fera un effort de plus en vue de ma saison hivernale. Et puis je suis concentrée sur le contre-la-montre par équipes, un effort que j’apprécie énormément surtout en équipe. Je sais que j’ai une forme, mais ce n’est pas mon but principal. La forme est bonne pour le cross donc ça ne fera pas de mal de participer aux championnats d’Europe, et même si je suis très contente d’y participer, je n’y vais pas avec un objectif spécifique.
Quel est votre programme pour cet hiver?
Oui, la plupart des courses sont déjà planifiées, après il pourrait y avoir l’un ou l’autre changement, cela dépendra de mon ranking, surtout sur les courses de Coupe du monde et après aussi par rapport au stage de l’équipe au mois de décembre. Il faudra voir ce que l’équipe me permet de faire, mais la plupart des courses sont déjà fixées. Au Luxembourg, je serai également au départ à Contern le 25 octobre. C’est juste un peu triste qu’il n’y ait pas plus de monde sur cette course de Schouweiler, mais aussi non c’est toujours un plaisir pour moi de rouler sur des routes locales, qui m’ont permis de grandir au fur et à mesure des années et d’atteindre le niveau que j’ai aujourd’hui. Je pense que la dernière fois que j’ai participé à la course de Dippach c’était en 2020 ou 2021, donc c’était un plaisir pour moi d’y revenir. Je pense que les gens sont aussi contents de me revoir sur les parcours nationaux. Et puis, il faut être honnête, c’est relax le matin de prendre son café au calme à la maison avant de se préparer pour la course.