[Tour de France]

L’œil de Jempy Drucker : «Merlier, le meilleur instinct»

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Vainqueur d’une étape du Tour d’Espagne en 2016, Jempy Drucker (39 ans), l’entraîneur national, décrypte les étapes pour Le Quotidien.

«On a vu encore un excellent travail d’Alex Kirsch et de ses coéquipiers chez Cofidis pour Milan Fretin. Mais je pense que cela a été réalisé un poil trop tôt. On a vu que les coureurs d’Alpecin n’ont pas reproduit l’erreur du premier sprint. Ils sont venus au bon moment pour lancer Jasper Philipsen. Mais la clé était entre les mains de Jasper Stuyven, le coéquipier de Tim Merlier. À environ 500 mètres de la ligne, Merlier est du côté droit de la route. Stuyven fait l’effort et fait un mouvement de l’épaule pour ouvrir la route à Merlier. Du coup, il libère le côté gauche, ainsi il évite que la porte ne se referme côté droit pour le leader des Soudal Quick-Step. Ils sont côte à côte. J’ai aimé leur cohésion. Søren Wærenskjold arrive, et Merlier a juste à se mettre dans le sillage et puis déborder tout le monde dans les derniers mètres.

Dans ce sprint, Alpecin a bien lancé Philipsen, mais à la fin, on remarque qu’avec le vent de face, la deuxième rangée arrive avec plus de vitesse que la première. Et Merlier l’emporte à la manière Merlier, c’est-à-dire, en se débrouillant tout seul dans les derniers 300 mètres. C’est lui qui a le meilleur instinct. Il gagne facilement.

Dans ce sprint, on n’a pas vu Olav Kooij. Les sprints se suivent et ne se ressemblent pas! On verra ce que nous réserve cette étape de samedi où un nouveau sprint massif est attendu…»

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