[Football]
Les U21 aux Féroé pour grandir
[ÉLIM. EURO U21] Pour faire un résultat aux Îles Féroé mercredi, le Luxembourg devra se montrer plus «adulte» que vendredi en Suisse, où il a été corrigé (5-0) et a perdu Rayan Berberi pour un moment.
La sélection A du Luxembourg a Danel Sinani, les U21 ont Rayan Berberi. Vendredi, 24 heures avant son aîné, le second s’est salement blessé au genou en Suisse, où les espoirs ont été corrigés (5-0) dans le cadre des éliminatoires de l’Euro-2027 de leur catégorie. «Le ménisque est touché, et les croisés peut-être aussi, on n’est pas encore totalement sûrs, déplore leur nouveau sélectionneur René Peters. C’est dommage, parce qu’il était bien rentré dans le match.»
Ils n’étaient pas nombreux dans ce cas et la blessure rapide (13e) de leur n° 19, qui «a bouleversé l’organisation et le moral de l’équipe», couplée au réalisme implacable des Suisses, qui ont marqué sur leurs trois premiers tirs cadrés, ont tué dans l’œuf les espoirs grand-ducaux de créer un nouvel exploit face aux Helvètes, après celui réalisé à l’aller à la Frontière en novembre dernier (2-1). Mais la gentillesse luxembourgeoise y a aussi été pour beaucoup.
«On a joué comme une équipe de jeunes, pas comme des adultes, pointe René Peters. Eux, dans les duels, c’étaient des hommes et nous, on était des gamins. Une fois qu’on est rentrés dans les duels, surtout en deuxième période, on a produit du football, on s’est procuré des occasions, et on les a mis en difficulté. Il faudra reproduire ça dès le début du match, contre une équipe des Féroé qui fait ça depuis des années.»
Une préparation gâchée, mais des ambitions
Voilà qui nous amène à Klaksvik, où les U21 luxembourgeois tenteront mercredi de rebondir après la claque de Lugano, et de prendre leur revanche contre des Féroïens insolents de réussite l’an passé à Esch (victoire 0-1), mais qui n’ont pas 12 points par hasard, rappelle René Peters. «Tous leurs matches sont comme ça, souligne le successeur de Mario Mutsch. C’est vrai que c’est frustrant pour l’adversaire : on domine, on a plus d’occasions, on se dit qu’ils n’ont fait que défendre mais ce n’est pas aussi simple.»
Car en face, il y a «une équipe disciplinée à 100 %, fière de ses valeurs, avec une mentalité de vainqueurs». Autant de vertus qui font dire au technicien que le Luxembourg, sans pour autant renier les principes joueurs inculqués à Mondercange, «peut apprendre des Féroé». Mais pas question, malgré les huit points séparant les deux nations dans ce groupe C, de nourrir le moindre complexe mercredi au stade Við-Djúpumýrar. «On veut gagner», prévient René Peters. Avec ou sans Berberi. Avec ou sans préparation digne de ce nom.
Alors qu’ils devaient atterrir aux Féroé en fin de matinée lundi, les Lionceaux n’y ont posé le pied que très tard dans la soirée, ce qui a entraîné l’annulation de leurs séances d’entraînement du lundi soir et du mardi matin. Avec le petit décalage horaire (une heure) et d’assez gros écarts de température (une dizaine de degrés de moins), cela fait quelques cailloux dans les chaussures luxembourgeoises. Ivan Englaro et ses équipiers ont 90 minutes pour les enlever un à un.